C. LES FINANCES PUBLIQUES

L'évolution des finances publiques est détaillée dans la quatrième partie de la note.

Les hypothèses retenues correspondent à un ralentissement des dépenses de l'ensemble des administrations publiques : celles-ci ne progressent en volume que de 2 % par an en moyenne de 1998 à 2003, contre 2,7 % de 1991 à 1997. Cette orientation restrictive est toutefois appliquée en projection avec moins de rigueur que depuis 1995. Ainsi les auteurs de la projection ont-ils supposé une poursuite de l'augmentation des effectifs de l'ensemble des administrations publiques au même rythme qu'au cours des dix dernières années et une évolution plus dynamique du pouvoir d'achat de l' indice brut du traitement des fonctionnaires.

Pour l' Etat , les hypothèses relatives aux dépenses en 1999 correspondent aux dispositions du projet de loi de finances, soit une augmentation de 1 % en francs constants , maintenue jusqu'en 2003. Les hypothèses en matière de recettes tiennent compte des mesures contenues dans le projet de loi de finances pour 1999.

Sur l'ensemble de la période 1998-2003, les auteurs de la projection ont retenu l'hypothèse d'une progression en volume des prestations-maladie de 2,8 % par an en moyenne, contre 1,9 % par an au cours de la période 1991-1997.

Ce choix s'explique notamment par l'accélération de la croissance et du revenu des ménages observée en projection, laquelle se traduirait par une consommation médicale plus dynamique qu'au cours de la période 1991-1997 (cf. page 100).

L' ensemble des prestations versées par les organismes de Sécurité sociale progresseraient en volume de 2,3 % par an en moyenne.

D. LA PRODUCTIVITÉ DU TRAVAIL

Le choix d'une hypothèse d'évolution de la productivité par tête (mesurée par le rapport de la valeur ajoutée aux effectifs) détermine dans une projection l' évolution de l'emploi résultant du taux de croissance de l'économie. Elle a ainsi une incidence sur des variables fondamentales, telles que l'évolution du chômage, des salaires ou de l'épargne des ménages.

L'augmentation de la productivité par tête retenue dans la projection s'élève à 1,8 % par an en moyenne. Cette hypothèse se situe ainsi à mi-chemin entre les évolutions observées au cours des dix dernières années (soit + 2 % par an en moyenne), qui traduisent un ralentissement de l'évolution tendancielle de la productivité par tête, et le nouveau ralentissement observé de 1995 à 1997 (+ 1,5 % par an en moyenne), imputable vraisemblablement à la fois au développement du temps partiel et aux divers dispositifs d'allégement des charges sur les bas salaires.

Par ailleurs, comme cela a déjà été indiqué, la projection ne cherche pas à simuler l'impact de la réduction de la durée légale du travail de 39 heures à 35 heures hebdomadaires.

Il faut observer, au total, que si les hypothèses retenues en matière de productivité prolongent le mouvement de ralentissement tendanciel observé depuis une dizaine d'années, elles auraient pu néanmoins être plus " volontaristes " si les experts de l'OFCE avaient considéré que le fort enrichissement du contenu en emplois de la croissance, observé au cours des trois dernières années, pouvait être extrapolé . Ce choix aurait eu des effets plus favorables à l'évolution de l'emploi en projection.

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