Séance du 27 mai 1998
M. le président.
L'article 55
bis a été supprimé par l'Assemblée nationale.
Mais, par amendement n° 56, M. Lambert, au nom de la commission des finances,
propose de le rétablir dans la rédaction suivante :
« Le cinquième alinéa de l'article 208-1 de la loi n° 66-537 du 24 juillet
1966 sur les sociétés commerciales est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés
:
« Dans une société dont les titres sont admis aux négociations sur un marché
réglementé, les options ne peuvent être consenties :
« - dans le délai d'un mois précédant et suivant la date à laquelle les
comptes consolidés, ou à défaut les comptes annuels, sont rendus publics ;
« - dans le délai compris entre la date à laquelle les organes sociaux de la
société ont connaissance d'un événement qui, s'il était rendu public, pourrait
avoir une incidence significative sur le cours des titres de la société, et la
date postérieure d'un mois à celle où cet événement est rendu public. »
La parole est à M. Lambert, rapporteur.
M. Alain Lambert,
rapporteur. Il s'agit de rétablir un article relatif à la définition de
périodes d'interdiction d'attribution d'options de souscription ou d'achat
d'actions pour les sociétés cotées que nous avions voté en première lecture. La
commission des finances a la volonté de parvenir à toujours plus de
transparence en la matière.
M. le président.
Quel est l'avis du Gouvernement ?
M. Christian Sautter,
secrétaire d'Etat. Le Gouvernement est défavorable à cet amendement, car
il compte réviser en profondeur le régime des plans d'option. Afin que cette
réforme ne soit pas abordée de façon partielle, il souhaite que M. le
rapporteur retire son amendement. La Haute Assemblée pourra examiner
ultérieurement un dispositif complet qui lui sera présenté.
M. le président.
Monsieur le rapporteur, l'amendement n° 56 est-il maintenu ?
M. Alain Lambert,
rapporteur. Le Gouvernement, qui était favorable à notre amendement en
première lecture, y est maintenant défavorable. J'ai le souci d'être agréable
au Gouvernement, mais je pense que la bonne législation est celle qui est
élaborée par le Parlement. Je suis donc au regret de vous dire, monsieur le
secrétaire d'Etat, que le Sénat fera bien et vous aidera beaucoup en votant
cette disposition.
M. le président.
Personne ne demande la parole ?...
Je mets aux voix l'amendement n° 56, repoussé par le Gouvernement.
(L'amendement est adopté.)
M. le président.
En conséquence, l'article 55
bis est rétabli dans cette rédaction.
Article 57 bis