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BAILLARDEL DE LAREINTY Henri

Ancien sénateur de la Loire-Inférieure

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 30 janvier 1876
  • Réélu le 5 janvier 1879
  • Réélu le 5 janvier 1888
  • Réélu le 3 janvier 1897
  • Fin de mandat le 9 mars 1901 ( Décédé )

Extraits de la table nominative :

1876 , 1877 , 1878 , 1879 , 1880 , 1881 , 1882 , 1883 , 1884 , 1885 , 1886 , 1887 , 1888 , 1889 , 1890 , 1891 , 1892 , 1893 , 1894 , 1895 , 1896 , 1897 , 1898 , 1899 , 1901

Biographie

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)
1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

avant 1889

LAREINTY (CLÉMENT-GUSTAVE-HENRI BAILLARDEL, BARON DE), membre du Sénat, né à Toulon (Var) le 19 janvier 1824, fils d'un intendant général de la marine, appartint quelque temps à la diplomatie, puis fut officier d'ordonnance du général Changarnier et capitaine d'état-major de la garde nationale. Zélé conservateur, il aspirait, avant le coup d'Etat de 1851, au l'établissement de la monarchie. Il vécut dans la retraite pendant les premières années de l'Empire, s'occupant de l'exploitation de ses propriétés à la Martinique et dans la Loire-Inférieure ; puis, en 1861, il se fit élire membre du conseil général de ce département pour un des cantons de la ville de Nantes, et combattit le régime impérial dans les rangs de l'opposition légitimiste. Ayant pris part à la défense de Paris, pendant la guerre franco-allemande, à la tête d'un bataillon de mobiles de la Loire-Inférieure, il fut fait prisonnier à Montretout et emmené en Allemagne. De retour à Paris la veille de l'insurrection du 18 mars, il se signala parmi les adversaires du mouvement communaliste, chercha vainement à dégager les généraux Clément Thomas et Lecomte, se fit arrêter lui-même, fut relâché le lendemain, et obtint un commandement dans l'armée de Versailles. Nommé conseiller général de son département, le 8 octobre 1871, pour le canton de Blain, il échoua dans ce canton au renouvellement de 1874, mais fut élu par celui de Saint-Pére-en-Retz et choisi pour président du conseil général. Ce fut sur une profession de foi royaliste et catholique que M. de Lareinty fut élu, le 30 janvier 1876, sénateur de la Loire-Inférieure, le 1er sur 3, par 162 voix (321 votants). Il siégea à droite, et se prononça pour la dissolution de la Chambre des députés et pour le gouvernement du Seize-Mai. Il combattit ensuite les divers ministères de gauche qui se succédèrent au pouvoir ; toutefois il se sépara de ses amis pour donner son approbation aux projets de lois sur les chemins de fer, présentés par M. de Freycinet. Au premier renouvellement triennal du Sénat, il fut réélu (5 janvier 1879) par 186 voix sur 320 votants. M. de Lareinty fut plusieurs fois, contre le gouvernement, l'interprète des voeux ou des récriminations de la droite monarchiste. Après s'être déclaré nettement l'adversaire des lois Ferry et de l'article 7, il transforma (décembre 1880) en interpellation une question de M. Buffet relative à l'enlèvement des emblèmes religieux dans les écoles de la ville de Paris. On remarqua encore, dans d'autres discussions, l'ardeur de ses sentiments et la vigueur de son langage. M. de Lareinty se prononça contre la modification du serment judiciaire, contre la réforme du personnel de la magistrature, contre le rétablissement du divorce, contre la politique coloniale. Au moment du vote de la loi d'expulsion des princes (juin 1886), le général Boulanger, ministre de la Guerre, ayant insisté à la tribune sur la lettre « impertinente » du duc d'Aumale au président de la République, M. de Lareinty qualifia à son tour de « lâcheté » le fait d'attaquer un absent. Une rencontre fut décidée et eut lieu, le surlendemain, dans les bois de Chalais. Après un échange de balles sans résultat, l'honneur fut déclaré satisfait. Réélu sénateur de la Loire-Inférieure le 5 janvier 1888, par 670 voix (995 votants), M. de Lareinty a continué de combattre de sa parole et de ses votes la politique des ministères républicains ; en dernier lieu, il s'est prononcé contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, contre la procédure à suivre devant le Sénat contre le général Boulanger. Officier de la Légion d'honneur, M. de Lareinty a été nommé, lors de l'organisation de l'armée territoriale, lieutenant-colonel du 81e régiment.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

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1889-1940

LAREINTY (CLÉMENT, GUSTAVE, Henri BAILLARDEL baron de), né le 19 janvier 1824 à Toulon (Var), mort le 8 mars 1901 à Frossay (Loire-Inférieure).

Sénateur de la Loire-Inférieure de 1876 à 1901.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 593.)

Réélu sénateur de la Loire-Inférieure le 3 janvier 1897 par 623 voix sur 998 votants, M. de Lareinty fut toujours au Luxembourg un adversaire redoutable des divers cabinets républicains. Monarchiste et catholique, il siégea à droite.

Il se prononça contre la procédure de la Haute Cour, à deux reprises différentes, en 1890 et en 1899.

Un crédit de 500.000 francs ayant été demandé au parlement pour permettre de couvrir les frais de voyage et de séjour du Président de la République française en Russie, qui rendait au Tsar la visite que celui-ci avait faite à Paris, M. de Lareinty proposa de porter ce crédit à 1 million car, disait-il, « il ne faut pas oublier que c'est la France qui va aller rendre la visite qu'elle a reçue de la Russie et sceller ainsi, s'il est possible, l'alliance de deux pays faits pour s'aimer et se défendre mutuellement ». Son amendement fut repoussé.

Son passé, son courage, l'affirmation de ses sentiments politiques et de sa foi religieuse le firent respecter même par ses adversaires et lui avaient gagné l'estime et la considération de tous.

Le baron de Lareinty était membre du Conseil supérieur des colonies, chambellan de la jeune reine des Pays-Bas, officier de la Légion d'honneur, grand officier du Chêne des Pays-Bas.

Il mourut à Frossay, sur ses terres, le 8 mars 1901, dans sa 78e année.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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Photo de M. Henri BAILLARDEL DE LAREINTY, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 19 janvier 1824
Décédé le 9 mars 1901
Profession
Militaire
Département
Loire-Inférieure
  • Mis à jour le 27 novembre 2014