État civil :
Né le 27 septembre 1839
Décédé le 24 novembre 1912
Profession :
Entrepreneur de travaux publics
Département :
Seine
IIIème République

Ancien sénateur de la IIIe République

Elu le 28 mai 1899
Elu le 28 janvier 1900
Fin de mandat le 2 janvier 1909 ( Non réélu )

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

1889-1940

THUILLIER (JOSEPH, Alfred), né le 27 septembre 1839 à Vignacourt (Somme), mort le 24 novembre 1912 à Paris (16e).

Sénateur de la Seine de 1899 à 1909.

Venu tout jeune à Paris, Thuillier débuta modestement chez un entrepreneur de plomberie. En 1869, il s'établissait à son compte et, dix ans après, fondait avec son frère, dans le Xe arrondissement, une maison de couverture et de plomberie dont l'importance ne tarda pas à grandir.

En 1886, voulant associer tout son personnel à la prospérité de ses affaires il fonda une caisse de participation aux bénéfices, assurant à la fois à ses employés une quote-part dans les profits annuels et une pension de retraite.

De bonne heure Thuillier occupa des fonctions importantes. Dès 1879, il était vice-président de la Chambre syndicale des entrepreneurs. Il a fait partie de la caisse des écoles, de la délégation cantonale du bureau de bienfaisance de son arrondissement, du conseil de surveillance de l'assistance publique. Il fut vice-président de la société des ingénieurs et architectes de France et président de la société de secours mutuel dite du faubourg Saint-Denis.

Thuillier, qui avait toujours compté parmi les républicains avancés, entra au conseil municipal en 1890 où il représentait le quartier de la Porte Saint-Martin. Il s'intéressa tout spécialement aux travaux. Il présida la commission des chemins de fer métropolitains, la commission de révision des comptes de la Compagnie du gaz et de la Compagnie des omnibus et, pendant plusieurs années, le comité du budget.

Comme conseiller général, il s'attacha surtout à l'épuration des eaux de la Seine et à l'alimentation des communes en eau potable. Il a constamment fait partie de la 3e commission dont la mission est de s'occuper des vieillards indigents, des aliénés et des enfants assistés. Membre de la commission de surveillance de l'école Diderot, il s'appliqua à perfectionner l'enseignement technique et fit notamment créer une section de plomberie d'installations sanitaires afin de former des ouvriers aussi habiles que les spécialistes anglais.

En 1898, il fut porté à la présidence du Conseil général de la Seine. Sollicité d'accepter un siège au Sénat au décès de Krantz, inamovible, il était élu le 28 mai 1899, au premier tour, par 647 voix contre 135 à Longuet, sur 715 votants.

Il était inscrit à la gauche démocratique.

Il fut réélu le 28 janvier 1900 par 465 voix sur 745 votants au premier tour.

Il n'intervint que comme rapporteur de projets de loi, notamment pour autoriser la perception d'une surtaxe sur l'alcool à l'octroi de certaines villes et pour établir dans divers départements des lignes de chemin de fer d'intérêt local. Aux élections du 3 janvier 1909 il n'obtint que 299 voix sur 932 votants au deuxième tour.

Il décéda le 24 novembre 1912. Thuillier avait été fait Chevalier de la Légion d'honneur en 1898. Il avait publié, en 1869, en collaboration avec Chédeville, un Tarif raisonné des ouvrages de couverture et de plomberie, ouvrage qui fut un guide précieux pour les professionnels.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaire
de Alfred THUILLIER

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