Appartenance politique :
Groupe Socialiste
État civil :
Né le 22 janvier 1895
Décédé le 28 février 1967
Profession :
Professeur
Département :
Saône-et-Loire
IVème République

Ancien sénateur de la IVe République

Elu le 8 décembre 1946
Fin de mandat le 7 novembre 1948 (Non réélu(e))

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

THOMAS (JEAN-MARIE), né le 22 janvier 1895 à Saint Genès du Retz (Puy de dôme).

Député de Saône-et-Loire de 1928 à 1942.

Fils de cultivateur, Jean-Marie Thomas appartient à cette génération d'hommes jetés dans la grande guerre à peine au sortir de l'enfance : sa conduite au champ d'honneur lui vaut la croix de guerre et la médaille militaire après avoir été blessé au poumon.

Rendu à la vie civile, Thomas, qui appartient à l'enseignement technique, est professeur à l'école Diderot à Paris. Il milite dans les rangs du parti socialiste, fait campagne contre le bloc national en 1924 sans être candidat et entre dans la vie politique active en 1925. Il est en effet élu au conseil municipal de Chalon-sur-Saône en 1925 et va devenir rapidement premier adjoint faisant fonctions de maire. Il entre la même année au Conseil général de Saône-et-Loire où il représente le canton de Chalon-Sud. Il conservera ces deux mandats jusqu'en 1940.

Au rétablissement du scrutin uninominal en 1928, le parti socialiste le charge d'enlever le siège de la 2e circonscription de Chalon. Il y réussit au second tour avec 8.315 voix sur 14.433 votants contre, 5.249 à Piot, après avoir été en tête au premier tour avec 5.248 voix sur 14.864 votants, contre 4.120 à Piot,4.034 à Borgeot et 1.283 à Munier. Au renouvellement de 1932, il passe dès le premier tour avec 7.541 voix sur 14.232 votants contre 5.313 à Combas ; en 1936, il l'emporte de nouveau dès le premier tour par 7.845 suffrages contre 2.980 à Piot, son adversaire de 1928, et 1.383 à Lacoeuilhe.

Thomas, qui siège dans les rangs du groupe socialiste, est un député très actif.

Membre de la commission de l'Algérie, des colonies et des protectorats en 1928 et en 1932, il appartient aussi à celles des travaux publics et des moyens de communications, à celle de l'hygiène, à celle de l'agriculture et sous la dernière législature de la IIIe République à la commission des finances.

Il visera au fil de ses trois mandats à l'amélioration du sort des victimes de la guerre, des instituteurs et des agriculteurs. C'est dans cet esprit qu'il tentera par ses propositions de loi d'étendre à de nouvelles catégories le bénéfice du droit à pensions civiles et militaires, qu'il veillera à améliorer le développement de la carrière des instituteurs, à faire bénéficier plus largement des assurances sociales diverses catégories d'agriculteurs ; cet intérêt pour les paysans le conduira à s'employer à l'assainissement du marché du vin.

Ses rapports sont dans le même esprit qu'ils concernent certains enseignants, les mises à la retraite par ancienneté ou les retraites des ouvriers des établissements industriels de l'Etat, etc..

A partir de 1937, Thomas sera le rapporteur attitré du budget des pensions (1937 et 1938) ; puis des Anciens combattants et des pensions (1939 et 1940), défendant pied à pied les intérêts de ceux-ci.

Il aborde la tribune surtout en tant que rapporteur, mais prend aussi une part active à la grande interpellation sur la politique agricole du gouvernement Herriot en octobre-novembre 1932.

Le 10 juillet 1940 Thomas ne prend pas part au vote sur les pouvoirs constituants à accorder au maréchal Pétain. Il est indiqué « comme s'étant excusé de ne pouvoir assister à la séance ». C'est qu'en effet il fait partie des vingt-six parlementaires qui vécurent l'odyssée du paquebot Massilia parti du Verdon et arrivé à Casablanca le 24 juin et dont les passagers connurent des sorts divers en Afrique du Nord.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

1940-1958

THOMAS (Jean-Marie)

Né le 22 janvier 1895 à Saint-Genès-du-Retz (Puy-de-Dôme)

Décédé le 28 février 1967 à Cuisery (Saône-et-Loire)

Député de Saône-et-Loire de 1928 à 1942

Conseiller de la République de Saône-et-Loire de 1946 à 1948

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VIII, p. 3083)

Jean-Marie Thomas fait partie du groupe des dix-huit parlementaires qui s'embarquent le 21 juin 1940 sur le paquebot Massilia pour continuer le combat en Afrique. A son arrivée à Casablanca, il est arrêté par le général Noguès le 24 juin et ne prend pas part au vote des pouvoirs constituants au maréchal Pétain le 10 juillet 1940.

A son retour en métropole, il reprend ses activités de professeur adjoint d'enseignement technique à Chalon-sur-Saône. Résistant passif durant l'occupation, il assiste aux combats de la Libération de Paris. En novembre 1944, au congrès de la fédération SFIO de Saône-et-Loire, Jean-Marie Thomas prend la défense de Paul Faure, qui témoigna contre Léon Blum au procès de Riom et est exclu, avec lui, du parti sans pour autant le suivre au parti social-démocrate.

En août 1946, la fédération de Saône-et-Loire le réintègre et il conduit aux élections au Conseil de la République du 8 décembre 1946 la liste du parti socialiste SFIO qui arrive en troisième position avec 231 voix sur 1172 suffrages exprimés. Jean-Marie Thomas est alors élu au titre de la répartition interdépartementale.

Inscrit au groupe SFIO de la Haute Assemblée, il siège aux commissions des pensions, des finances et de la comptabilité. Il est également membre de la commission centrale de classement des débits de tabac.

Il participe activement aux travaux des commissions des finances et des pensions puisqu'il ne dépose pas moins de onze rapports, propositions de loi ou de résolution concernant en particulier les aveugles de la résistance, les ascendants des déportés décédés et les invalides des deux guerres ainsi que l'attribution d'allocations aux personnels de l'Etat ou encore l'autorisation de l'Etat ou du ministère des travaux publics et des transports à subventionner certains travaux.

Ses interventions dans les débats sont centrées sur les mêmes thèmes mais il s'intéresse aussi à d'autres sujets relevant de la commission des finances notamment la modification de la législation économique, la majoration des rentes viagières ainsi que la réorganisation des transports de voyageurs dans la région parisienne. Il est rapporteur pour plusieurs textes budgétaires.

Candidat au renouvellement de son mandat aux élections de novembre 1948, la liste SFIO qu'il conduit est devancée très largement par celles du RPF et du RGR qui remportent les trois sièges à pourvoir et Jean-Marie Thomas n'est donc pas réélu. L'Assemblée nationale le désignera cependant en 1950 au siège de conseiller de l'Assemblée de l'Union française dans laquelle il siégera jusqu'en 1958.

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Ve République

THOMAS (Jean-Marie)

Né le 22 janvier 1895 à Saint-Genès-du-Retz (Puy-de-Dôme)

Décédé le 28 février 1967 à Cuisery (Saône-et-Loire)

Député de Saône-et-Loire de 1928 à 1942

Conseiller de la République de Saône-et-Loire de 1946 à 1948

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VIII, p. 3083 et deuxième partie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1940-1958)

Représentant la Saône-et-Loire au Conseil de la République depuis 1946, Jean-Marie Thomas perd son siège lors des élections sénatoriales du 7 novembre 1948. Candidat sur la liste de la SFIO, il ne remporte en effet que 458 voix sur 1 479 suffrages exprimés au second tour, après en avoir réuni 357 sur 1 480 au premier tour. Les trois sièges à pourvoir dans la Saône-et-Loire sont remportés au second tour par Henri Varlot (667 voix) et Henri Maupoil (799 voix), tous deux candidats sur la liste du Rassemblement des gauches républicaine, ainsi que par Joseph Renaud (711 voix), candidat sur la liste du Rassemblement du peuple français.

Quittant le Conseil de la République, J.-M. Thomas est désigné en mars 1950 par le groupe socialiste de l'Assemblée nationale pour siéger à l'Assemblée de l'Union française. Reconduit en juillet 1952, il est membre de l'Assemblée de l'Union française jusqu'à sa dissolution en 1958. Il en est même désigné secrétaire en octobre 1952.

Il s'éteint le 28 février 1967 à Cuisery, à l'âge de soixante-douze ans.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.

Bibliographie

Goujon (Pierre) et Morin (Gilles), « Jean-Marie Thomas », in Le Maitron. Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, notice en ligne : https://maitron.fr/spip.php?article132552

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaire
de Jean-Marie THOMAS

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