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THOMAS Jean-Marie

Ancien sénateur de la Saône-et-Loire

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 8 décembre 1946
  • Fin de mandat le 7 novembre 1948 (Non réélu(e))

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

THOMAS (Jean-Marie)

Né le 22 janvier 1895 à Saint-Genès-du-Retz (Puy-de-Dôme)

Décédé le 28 février 1967 à Cuisery (Saône-et-Loire)

Député de Saône-et-Loire de 1928 à 1942

Conseiller de la République de Saône-et-Loire de 1946 à 1948

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VIII, p. 3083)

Jean-Marie Thomas fait partie du groupe des dix-huit parlementaires qui s'embarquent le 21 juin 1940 sur le paquebot Massilia pour continuer le combat en Afrique. A son arrivée à Casablanca, il est arrêté par le général Noguès le 24 juin et ne prend pas part au vote des pouvoirs constituants au maréchal Pétain le 10 juillet 1940.

A son retour en métropole, il reprend ses activités de professeur adjoint d'enseignement technique à Chalon-sur-Saône. Résistant passif durant l'occupation, il assiste aux combats de la Libération de Paris. En novembre 1944, au congrès de la fédération SFIO de Saône-et-Loire, Jean-Marie Thomas prend la défense de Paul Faure, qui témoigna contre Léon Blum au procès de Riom et est exclu, avec lui, du parti sans pour autant le suivre au parti social-démocrate.

En août 1946, la fédération de Saône-et-Loire le réintègre et il conduit aux élections au Conseil de la République du 8 décembre 1946 la liste du parti socialiste SFIO qui arrive en troisième position avec 231 voix sur 1172 suffrages exprimés. Jean-Marie Thomas est alors élu au titre de la répartition interdépartementale.

Inscrit au groupe SFIO de la Haute Assemblée, il siège aux commissions des pensions, des finances et de la comptabilité. Il est également membre de la commission centrale de classement des débits de tabac.

Il participe activement aux travaux des commissions des finances et des pensions puisqu'il ne dépose pas moins de onze rapports, propositions de loi ou de résolution concernant en particulier les aveugles de la résistance, les ascendants des déportés décédés et les invalides des deux guerres ainsi que l'attribution d'allocations aux personnels de l'Etat ou encore l'autorisation de l'Etat ou du ministère des travaux publics et des transports à subventionner certains travaux.

Ses interventions dans les débats sont centrées sur les mêmes thèmes mais il s'intéresse aussi à d'autres sujets relevant de la commission des finances notamment la modification de la législation économique, la majoration des rentes viagières ainsi que la réorganisation des transports de voyageurs dans la région parisienne. Il est rapporteur pour plusieurs textes budgétaires.

Candidat au renouvellement de son mandat aux élections de novembre 1948, la liste SFIO qu'il conduit est devancée très largement par celles du RPF et du RGR qui remportent les trois sièges à pourvoir et Jean-Marie Thomas n'est donc pas réélu. L'Assemblée nationale le désignera cependant en 1950 au siège de conseiller de l'Assemblée de l'Union française dans laquelle il siégera jusqu'en 1958.

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Photo de M. Jean-Marie THOMAS,
Appartenance politique
Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 22 janvier 1895
Décédé le 28 février 1967
Profession
Professeur
Département
Saône-et-Loire