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ULRICI Marcel

Ancien sénateur du Nord

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Devenu Sénateur du 10 septembre 1951 au 18 mai 1952
  • Devenu Sénateur le 18 mai 1956
  • Réélu le 8 juin 1958
  • Fin de mandat le 26 avril 1959 (Non réélu(e))

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

ULRICI (Marcel)

Né le 23 mars 1901 à Fourmies (Nord)

Décédé le 28 janvier 1964 à Fourmies (Nord)

Sénateur du Nord de 1951 à 1952 et de 1956 à 1959

Né le 23 mars 1901 à Fourmies dans le Nord, Marcel Ulrici exerce la profession d'ajusteur-mécanicien aux Villeries. D'emblée hostile au gouvernement de Vichy, il entre dans la Résistance dès les premières heures de l'occupation ce qui lui vaut d'être arrêté puis incarcéré à la prison de Saint-Gilles.

C'est dans la dynamique de la Libération qu'il se lance dans la vie politique : en avril 1945, Marcel Ulrici est élu maire de Fourmies puis il conquiert, en septembre de la même année, le canton de Trélon. Il trouve ensuite appui auprès de Henri Martel qui le présente en neuvième position sur la liste communiste qu'il conduit dans la troisième circonscription du Nord aux élections du 10 novembre 1946 pour la première législature de la IVe République. Arrivée en tête du scrutin avec 36,7% des suffrages exprimés, cette liste réalise quatre sièges, les six autres se répartissant équitablement entre la SFIO (25,5%), l'Union républicaine radicale et gaulliste (20,2%) et le MRP (17,51%). Aux élections du 7 novembre 1948, pour le renouvellement total du Conseil de la République, Marcel Ulrici occupe la quatrième place sur la liste du même Henri Martel présentée sous le nom d'Union républicaine et résistante qui ne compte cependant que deux élus. Le 17 juin 1951, aux élections à la deuxième Assemblée nationale de la IVe République, Marcel Ulrici figure en huitième position sur la liste d'Union républicaine résistante et antifasciste pour l'indépendance nationale, le pain, la liberté et la paix, conduite par Henri Martel dans la troisième circonscription du Nord. Arrivée en tête du scrutin avec 37,2% des suffrages exprimées, cette liste ne remporte que quatre des dix sièges à pourvoir.

Entre les deux consultations, le troisième candidat d'Union républicaine et résistante du 7 novembre 1948, Adolphe Dutoit, est élu au Conseil de la République en remplacement de son ancien second de liste, Isabelle Claeys, élue député de la seconde circonscription du département, le 17 mai 1949, en remplacement d'Eugène Doyen, démissionnaire. C'est donc à Marcel Ulrici qu'il revient d'occuper le siège d'Henri Martel qui abandonne, le 31 juillet 1951, le Luxembourg pour le Palais Bourbon.

A son arrivée à la Haute Assemblée, le nouveau sénateur du Nord est nommé membre des commissions de la production industrielle et du travail.

En décembre 1951, au nom du groupe communiste, il s'élève contre la demande de renvoi de la proposition de loi relative à l'échelle mobile des salaires auquel il oppose par la suite son contre-projet tendant à lier ce système au salaire minimum interprofessionnel. Au début de l'année suivante, il intervient dans la discussion du projet de loi portant institution d'un code du travail dans les territoires d'outre-mer.

Le 18 mai 1952, aux élections au Conseil de la République, Marcel Ulrici figure en cinquième position sur la liste d'Union républicaine résistante et antifasciste pour l'indépendance nationale, le pain, la liberté et la paix. Cette liste dirigée par Arthur Ramette ne remporte que deux des neuf sièges à pourvoir et Marcel Ulrici perd donc son mandat de sénateur du Nord. Battu ensuite aux élections municipales de 1953, il est alors contraint d'abandonner son siège de maire de Fournies. C'est sans plus de succès qu'il se présente ensuite aux élections législatives du 2 janvier 1956 en neuvième position sur la liste d'Henri Martel qui remporte, dans la troisième circonscription du département, quatre des dix sièges à pourvoir. Mais Marcel Ulrici est proclamé élu au Conseil de la République en remplacement d'Isabelle Claeys qui, par sa démission du 3 mai 1956, renonce à remplacer Henri Lespagnol, lui-même démissionnaire de son mandat sénatorial le 23 mars.

Durant ce second mandat à la Haute Assemblée (1956-1958), Marcel Ulrici participe aux travaux de nombreuses commissions : celles des affaires économiques, de la justice, des pensions, de la marine, de la reconstruction et du travail.

En séance publique, il s'exprime à diverses reprises sur plusieurs textes budgétaires et financiers. En 1957 enfin, il fait part de ses observations sur la situation du personnel de la reconstruction dans la discussion du projet de loi tendant à favoriser la construction de logements et les équipements collectifs puis intervient sur la proposition de résolution tendant à instituer une commission d'enquête sur la vente du paquebot Pasteur.

Le 27 avril 1958, au deuxième tour des élections pour le conseil général du Nord, il n'est pas réélu dans le canton de Trélon. En juin 1958, après avoir voté contre la reconduction des pouvoirs spéciaux en Algérie, les pleins pouvoirs au gouvernement et la révision constitutionnelle, il est reconduit dans son mandat au dernier Conseil de la République en deuxième position derrière Adolphe Dutoit puis nommé membre de la commission des affaires culturelles en janvier 1959 mais il n'est pas réélu au premier Sénat de la Ve République.

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Photo de M. Marcel ULRICI,
Appartenance politique
Groupe Communiste
Etat-civil
Né le 23 mars 1901
Décédé le 28 janvier 1964
Profession
Ajusteur
Département
Nord