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BOYER-ANDRIVET Jacques

Ancien sénateur de la Gironde

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1971 jusqu'au 1er octobre 1980 (non réélu)
  • Redevenu Sénateur le 21 février 1987 (en remplacement de M. Jacques VALADE, nommé ministre)
  • Fin de mandat le 1er octobre 1989 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-président du Sénat

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

BOYER-ANDRIVET (Jacques, Michel)

Né le 21 février 1918 à Saint-Pey-de-Castets (Gironde)

Décédé le 8 juin 1990 à Saint-Pey-de-Castets (Gironde)

Député de la Gironde de 1966 à 1968

Sénateur de la Gironde de 1971 à 1980 et de 1987 à 1989

Jacques Boyer-Andrivet est né le 21 février 1918 à Saint-Pey-de-Castets, dans la région viticole de l'Entre-deux-Mers. Il effectue au collège de Libourne une courte scolarité sanctionnée par l'obtention du certificat d'études secondaires. Dès 1938, il travaille sur l'exploitation viticole familiale située à Saint-Pey. Mobilisé dans la DCA au début de la Seconde guerre mondiale, il est rappelé en 1945 pour participer à la campagne d'Allemagne. Homme robuste, il démontre à cette époque de véritables qualités d'athlète en remportant en 1942 avec l'équipe d'aviron du racing club de Castillon le titre de champion de France du quatre barré.

Après-guerre, il milite dans diverses organisations agricoles et viticoles. Il fonde en 1948 la cave coopérative de Saint-Pey-de-Castets dont il occupe la présidence durant quarante ans ; il exerce aussi des responsabilités au syndicat viticole de l'Entre-deux-Mers et des Côtes de Castillon, à la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles de la Gironde, à l'Union des coopératives vinicoles d'Aquitaine ainsi qu'à la Confédération nationale des coopératives vinicoles.

Élu conseiller municipal en 1947, il devient maire de Saint-Pey deux ans plus tard. C'est à son instigation qu'a lieu dans cette commune le premier remembrement de Gironde. Il est également à l'origine, entre autres réalisations, du premier syndicat local d'irrigation et de plusieurs travaux d'assainissement. La carrière de cet élu de proximité prend une nouvelle dimension lorsqu'il assure à l'Assemblée nationale la suppléance de Robert Boulin, député-maire de Libourne, nommé au gouvernement de Georges Pompidou. D'abord membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, il est ensuite désigné à celle de la production et des échanges après un passage éclair à la commission de la défense nationale et des forces armées. Au cours de son bref séjour au Palais-Bourbon, entre 1966 et 1968, son activité parlementaire est essentiellement consacrée aux domaines de la viticulture et de l'aménagement rural. À titre d'exemple, le 22 juin 1966, il n'hésite pas à dénoncer la dérive d'une émission télévisée contre l'alcoolisme transformée, selon lui, en « campagne anti-vin ». Cette intervention lui vaut à l'époque le surnom de « parlementaire du vin ».

En 1970, il intègre la section de l'aménagement du territoire et de l'équipement au Conseil économique et social. La même année, dès le premier tour de scrutin des élections cantonales, il emporte avec 58,7 % des suffrages le siège de conseiller général de Castillon-la-Bataille. Il est confortablement réélu en 1976, 1982 et 1988, ce dernier mandat étant interrompu à son décès en 1990. Il a été rapporteur du budget du département pendant six ans. Par ailleurs, en 1971, il a renoncé à la mairie de Saint-Pey pour conquérir celle de Castillon qu'il ne conserve cependant que jusqu'en 1977, avant d'entrer dans l'opposition municipale.

Libéral et proeuropéen, il a rejoint en 1966 la Fédération nationale des républicains et indépendants présidée par Valéry Giscard d'Estaing. Ce nouveau parti, rallié à la majorité gaulliste, est né d'une scission avec le Centre national des indépendants et paysans (CNIP). Au comité directeur national, Jacques Boyer-Andrivet représente la région Aquitaine. C'est sous l'étiquette de républicain indépendant qu'il est élu sénateur en 1971. Vice-président du Sénat de 1977 à 1980, il apporte un soutien sans faille à la politique gouvernementale durant le septennat de Valéry Giscard d'Estaing. Il se prononce ainsi en faveur de plusieurs textes législatifs destinés à réformer la société française : loi du 5 juillet 1974 fixant à 18 ans l'âge de la majorité, loi du 17 janvier 1975 légalisant l'interruption volontaire de grossesse, ou encore loi du 11 juillet 1975 simplifiant la procédure de divorce et dépénalisant l'adultère.

Au cours de son mandat, ses secteurs d'intervention privilégiés restent la politique d'aménagement de l'espace rural et la viticulture. Pour contribuer à la réflexion engagée et avancer quelques propositions concrètes, il crée au sein du Sénat un groupe d'étude sur l'aménagement rural. Sur les questions viticoles, des considérations locales guident parfois ses actions. Le 22 octobre 1974, il signe ainsi une proposition de loi visant à préciser les pouvoirs du conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux. Ce texte, élaboré avec Max Monichon, Raymond Brun et Jean-François Pintat, trois autres sénateurs de la Gironde, est adopté. Mais, comme en témoignent ses multiples interpellations au sujet de la commercialisation des vins, il se préoccupe également des répercussions nationales et internationales de ce négoce.

Défait aux élections sénatoriales du 28 septembre 1980, il met à profit le temps disponible après cet échec pour étendre le champ de ses activités sociales : en 1981, il accepte de présider la Société pour l'expansion des produits alimentaires (SOPEXA) et prend la tête de l'association pour l'aménagement et le développement de la vallée de la Dordogne. Suppléant de Jacques Valade, sénateur RPR et président du conseil général de Gironde, il retrouve le Sénat entre 1987 et 1989 lorsque celui-ci est nommé ministre délégué chargé de l'enseignement supérieur dans le gouvernement Chirac, en remplacement d'Alain Devaquet, démissionnaire. Jacques Boyer-Andrivet refuse d'abord de s'inscrire dans un groupe politique puis rejoint finalement l'Union centriste. Il siège à la commission des affaires économiques où il montre une nouvelle fois son intérêt pour l'aménagement du territoire. À plusieurs reprises, il appelle l'attention du Premier ministre sur la complexité croissante des fonds et procédures en matière d'aménagement rural puis suggère, en décembre 1988, la création d'un véritable ministère afin d'éviter la dispersion des moyens dans ce domaine. Six mois plus tard, il interpelle le ministre de la Culture sur la sauvegarde et la protection du patrimoine rural.

Dignitaire de la franc-maçonnerie, il a été décoré de la Légion d'honneur et de l'ordre du Mérite agricole. Il a publié deux ouvrages : Regards sur la Gironde (1971), et Réflexions et propositions au service des collectivités (1974).

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Photo de M. Jacques BOYER-ANDRIVET, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 21 février 1918
Décédé le 8 juin 1990
Profession
Viticulteur
Département
Gironde