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EHLERS Gérard

Ancien sénateur du Nord

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 22 septembre 1974
  • Réélu le 25 septembre 1983
  • Fin de mandat le 2 avril 1985 (démissionnaire)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe Communiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

EHLERS (Gérard)

Né le 29 mars 1930 à Saint-Pol-sur-Mer (Nord)

Décédé le 23 novembre 2006 à Ghyvelde (Nord)

Sénateur du Nord de 1974 à 1985

Débutant sa carrière professionnelle à l'âge de treize ans sur le port de Dunkerque, Gérard Ehlers devient ouvrier et militant syndicaliste dès 1946, lorsqu'il est nommé secrétaire de la jeunesse républicaine de France de Saint-Pol-sur-Mer. Appelé, l'année suivante, à remplir les fonctions de secrétaire du syndicat des pétroles, il est désigné conseiller des prud'hommes puis administrateur de la caisse de Sécurité sociale de Dunkerque.

Son engagement politique commence avec les élections municipales de 1955 au cours desquelles il est candidat du Parti communiste français à la mairie de Coudekerque. Si cette première expérience n'est pas concluante, elle n'entame en rien l'activité militante du jeune Gérard Ehlers. Un an plus tard, il est désigné secrétaire général de l'Union des syndicats CGT de Dunkerque et de sa région.

Administrateur des Assédic, au début des années soixante, il fait son entrée, en 1967, au bureau du Parti communiste dans la fédération du Nord. Investi candidat officiel par l'appareil de son parti, il prévoit de se présenter aux échéances électorales majeures des années à venir. Cet enthousiasme est vite mis à mal par la réalité des urnes, qu'il s'agisse des élections législatives de 1968 et 1973, dans la 11ème circonscription du Nord, ou des élections municipales de 1971 à Dunkerque.

Malgré ces défaites, il décide de se présenter aux élections sénatoriales. Au cours de la campagne, il développe le programme du Parti communiste et s'engage à faire progresser la qualité de vie, la démocratisaton des grands secteurs économiques du pays, et à développer les libertés individuelles, collectives et communales. En ce qui concerne les intérêts du Nord, il souhaite obtenir du Gouvernement les moyens financiers nécessaires pour que le département puisse rattraper ses retards en préservant la vie économique du bassin minier par le maintien de sa production charbonnière et son industrialisation. La liste communiste menée par Hector Viron, sur laquelle il est inscrit en second, obtient 1007 voix (20,9%) sur les 4809 suffrages exprimés, le 22 septembre 1974. Gérard Ehlers remporte ainsi pour la première fois une élection nationale et devient l'un des neuf nouveaux sénateurs du Nord. Après sa prise de fonctions, il est nommé membre de la commission des affaires économiques, fonction qu'il occupe jusqu'en 1979. Lors de sa première intervention en séance publique, il demande au ministre du Travail la mise en place de mesures concrètes et urgentes pour améliorer les conditions de travail et de sécurité dans une importante entreprise sidérurgique de la région dunkerquoise. Il se prononce également en faveur de la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse, et vote pour la loi portant réforme du divorce.

Désigné vice-président du groupe sénatorial de la Mer, et vice-président de la commission d'aménagement du territoire et du cadre de vie du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais dont il est membre de droit depuis 1974, il présente sa candidature aux élections municipales de Dunkerque les 13 et 20 mars 1977. Mais au soir du premier tour, il est battu par Claude Prouvoyeur, élu avec 52,3% des suffrages.

Associé aux autres membres du groupe communiste et du groupe socialiste, il dépose plusieurs propositions de loi, durant l'année 1977, portant notamment sur la nationalisation des mines de fer et des principales entreprises sidérurgiques françaises, et sur l'extension dans les PTT des dispositions en vigueur en matière d'hygiène et de sécurité, de mèdecine du travail, d'amélioration des conditions du travail et de prévention des accidents du travail. Il vote ensuite contre le projet de loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes.

Après la victoire du candidat socialiste à l'élection présidentielle et l'entrée des communistes dans le nouveau Gourvernement, il vote pour la loi portant abolition de la peine de mort, le 30 septembre 1981. Le soutien de Gérard Ehlers à la politique gouvernementale n'est pas total puisqu'il refuse d'accorder son vote, comme l'ensemble du groupe communiste, à la loi Defferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions. En décembre 1981, il est nommé membre de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi d'orientation autorisant le Gouvernement, par application de l'article 38 de la Constitution, à prendre des mesures d'ordre social.

Au début de l'année 1982, Gérard Ehlers adresse une lettre au ministre de la santé, Jack Ralite, pour lui demander qu'une véritable politique de prévention soit mise en oeuvre sur le littoral dunkerquois. De même, il appelle de ses voeux la création d'un SAMU au coeur de la zone industrielle de Dunkerque, ainsi que la construction d'un service des grands brûlés, avec chambre de stérilisation, au centre hospitalier. Il apporte également son soutien, le 12 mai 1982, au projet de loi relatif aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage.

Il est élu conseiller municipal de Dunkerque, au premier tour, à l'occasion des élections des 6 et 13 mars 1983. Second sur la liste du Parti communiste à nouveau menée par Hector Viron, sénateur sortant et adjoint à la mairie de Lille, il se représente aux élections sénatoriales du 25 septembre 1983. La liste recueille 1165 voix (21,4%) sur les 5445 suffrages exprimés : Gérard Ehlers est réélu et l'opposition sort gagnante du scrutin en emportant six des onzes sièges en jeu.

De retour au Palais du Luxembourg, il est nommé membre de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la démocratisation du secteur public. Ce faisant, ces nouvelles activités parlementaires le conduisent à devenir membre de commissions mixtes paritaires telles que celles relative à la sécurité des consommateurs, ou visant à assurer le développement et la protection des montagnes.

En dépit de sa réélection au Sénat, Gérard Ehlers présente sa démission le 2 avril 1985. Il est appelé à remplir d'autres responsabilités politiques, en particulier à la présidence de la commission des transports du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, dont il vient d'être élu vice-président. C'est Ivan Renar, son suivant de liste, qui le remplace pour la fin de son mandat. Le même mois, ses collègues du groupe communiste du Sénat tiennent à lui rendre hommage pour son engagement politique au niveau national. Réunis au coeur du port de Dunkerque pour une journée de l'amitié, le premier secrétaire de la fédération du Nord du Parti communiste, Alain Bocquet, déclare dans un discours d'accueil : « depuis dix ans qu'il siège au Sénat, Gérard Ehlers fut l'interprète de tous les grands problèmes de la façade Nord, notamment ceux de la répartition navale et du Port. Il ne sera plus sénateur mais il est heureux d'avoir accepté d'autres tâches, en particulier de militant au sein de la fédération du Nord, et de responsabilités au conseil régional ».

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Photo de M. Gérard EHLERS, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Communiste
Etat-civil
Né le 29 mars 1930
Décédé le 23 novembre 2006
Profession
Ouvrier
Département
Nord