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GEOFFROY André

Ancien sénateur du Var

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Sénateur le 18 juillet 2002 (en remplacement de M. Hubert Falco, nommé membre du Gouvernement)
  • Fin de mandat le 30 septembre 2004 (non réélu)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

GEOFFROY (Jean)

Né le 7 janvier 1905 à Malaucène (Vaucluse)

Décédé le 3 février 1991 à Saint-Saturnin-les-Apt (Vaucluse) Sénateur du Vaucluse de 1959 à 1986

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome IV, pp. 172-173)

En 1959, Jean Geoffroy abandonne sa profession d'avocat pour retourner au notariat en reprenant une étude à Chateauneuf-du-Pape à laquelle il se consacre lors des intercessions parlementaires jusqu'en 1982.

Jean Geoffroy réussit également à conserver sa charge de maire jusqu'en 1983. Durant ces 30 années, son action se concentre sur la modernisation de la commune par la construction d'une piscine municipale, de gîtes ruraux, d'une station d'épuration, d'une maison de retraite et d'une nouvelle gendarmerie. L'essor démographique de Saint-Saturnin-les-Apt est ainsi encadré et maitrisé.

Elu le 26 avril 1959 lors du renouvellement total de la Chambre haute, Jean Geoffroy est réélu en 1968 et en 1977. Au Sénat, il rejoint le groupe socialiste et siège à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale au sein de laquelle il reste durant ses

27 années de mandat et dont il assure la vice-présidence de 1980 à 1983. Il est secrétaire du Sénat de 1968 à

1977 et juge à la Haute cour de justice, d'abord comme suppléant de 1968 à 1971, puis comme titulaire jusqu'en

1986.

Son travail parlementaire est en lien avec son activité notariale. Jean Geoffroy intervient en séance publique sur les problèmes viagers (1959), la sous-location (1960) et les successions (testament, indivision, donation testamentaire, filiation). En 1971, il rapporte une proposition de loi tendant à instaurer le divorce et la séparation de corps par consentement mutuel et, en 1975, le projet de loi portant réforme du divorce.

Il intervient également sur des questions de sécurité routière (1966, 1967), notamment lors de l'examen de la loi fixant le seuil du taux d'alcool dans le sang des conducteurs (1970). Lors de son intervention orale, il dénonce l'impréparation de ce texte : « Nous sommes des législateurs et nous ne pouvons pas légiférer selon les circonstances ». Pour lui, si le principe est louable, il ne doit pas s'agir de piéger les automobilistes. Jean Geoffroy prend également la parole lors des révisions successives du code de la nationalité et des codes civil et pénal. Il suit de près l'évolution de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française, en insistant sur la nécessité de créer des structures juridiques et administratives comparables à celles de la métropole.

Le 3 février 1960, dans le contexte difficile de la guerre d'Algérie, il s'abstient lors du vote de la loi autorisant le Gouvernement à prendre, en vertu de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie. Lors de l'été

1965, il vote la loi réformant les régimes matrimoniaux, et la loi Neuwirth sur la régulation des naissances en

1967. En 1972, il vote contre la loi portant création et organisation des régions. Il s'abstient lors du vote sur la loi Royer visant à préserver l'artisanat et le petit commerce en 1973. En 1974, il est favorable à l'abaissement de l'âge de la majorité à 18 ans. L'année suivante, il soutient la loi Veil légalisant l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et la loi portant réforme du divorce qu'il a rapporté. En 1981, il vote contre la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et la liberté des personnes. La même année, il soutient, comme tout son groupe politique,

l'abolition de la peine de mort. En 1982, il s'abstient lors du vote de la loi Defferre sur la décentralisation, mais vote la réforme des pensions de vieillesse, veuvage et invalidité. En septembre 1986, âgé de 81 ans, Jean Geoffroy décide de ne pas se présenter aux élections sénatoriales.

En 1986, il réédite un livre témoignage, Au temps des crématoires, sur son expérience dans les camps de concentration. Deux ans plus tard, François Mitterrand le promeut au grade d'officier de la Légion d'honneur. Jean Geoffroy s'éteint à son domicile à l'âge de 86 ans.

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Photo de M. André GEOFFROY, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Etat-civil
Né le 27 août 1941
Profession
Chirurgien gynécologue obstétricien
Département
Var