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LE BELLEGOU Edouard

Ancien sénateur du Var

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 22 septembre 1968
  • Fin de mandat le 5 décembre 1972 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

LE BELLEGOU (Edouard)

Né le 20 décembre 1903 à Toulon (Var)

Décédé le 5 décembre 1972 à Toulon (Var)

Sénateur du Var de 1959 à 1972

D'ascendance bretonne, Edouard Le Bellegou est né à Toulon le 20 décembre 1903. Son père, officier dans la Marine, a été adjoint au maire socialiste de Toulon, Emile Claude, de 1919 à 1929. Après des études secondaires au lycée de Toulon, Edouard Le Bellegou obtient sa licence de droit avant de devenir avocat. Commence alors une carrière professionnelle très brillante. Il est élu membre du Conseil de l'Ordre le 7 janvier 1945, et devient bâtonnier du barreau de Toulon en 1950 et en 1951.

Socialiste depuis sa jeunesse, ses modèles se nomment Jaurès ou encore Blum. Localement, le député du Var, Pierre Renaudel, le guide dans ses débuts en politique. En 1940, il se rapproche des syndicalistes vichyssois proches de René Belin, ministre du Travail de Pétain de juillet 1940 à avril 1942. Toutefois, il s'éloigne très rapidement de cette mouvance et effectue des actes de résistance.

C'est à la Libération que sa carrière politique débute véritablement. Il est élu conseiller municipal de Toulon en 1947, puis conseiller général du canton d'Aups en 1951. Au sein du Conseil général du Var, il occupe de 1954 à 1964 la fonction de vice-président. L'ascension politique du futur sénateur se poursuit en avril 1953, date à laquelle il devient maire de sa ville natale, Toulon. Elu avec l'appui de l'Action républicaine et sociale (ARS), il s'allie ensuite aux communistes, ce qui lui vaut de nombreux reproches notamment de la part des parlementaires socialistes. A la suite des événements survenus à Budapest en 1956, il retire aux communistes leur mandat d'adjoint. A partir de 1958, il se rapproche de l'Union pour la nouvelle République (UNR) et de Maurice Arreckx, qui lui succède à la mairie de Toulon. En dépit de ses alliances contradictoires, Edouard Le Bellegou s'affirme de plus en plus dans les années 1950 comme le leader de la fédération SFIO du Var au détriment de Franck Arnal, député du Var de 1945 à 1958 et secrétaire d'état à la Marine du Gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury (juin à septembre 1957). Fort de cette assise locale, il se porte candidat aux élections législatives de 1956. Battu à deux reprises, il se présente aux élections sénatoriales d'avril 1959, et est élu sénateur du Var.

Inscrit au groupe socialiste, Edouard Le Bellegou est rapidement reconnu comme un sénateur d'une grande qualité. Il siège de 1959 à 1962 à la commission des affaires étrangères, puis à partir de 1962 à la commission des lois. Au sein de cette dernière commission, il rapporte de nombreux projets ou propositions de loi. Parmi les plus importants, se trouvent le projet de loi portant institution d'un code de justice militaire, celui sur les sociétés commerciales ou encore celui concernant l'amnistie politique. Il est également l'auteur en juillet 1963 d'une proposition de loi organique tendant à préciser et à compléter les dispositions de l'article 34 de la Constitution.

Sénateur d'une grande activité, il intervient de nombreuses fois en séance sur des thèmes très divers. Représentant du Var, il s'implique tout particulièrement dans les conséquences de la guerre d'Algérie et notamment dans le sort des rapatriés. En juin 1965 puis en avril 1966, il demande au ministre de l'Intérieur de lui préciser les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour assurer d'une manière équitable l'indemnisation des rapatriés et spoliés, victimes des événements politiques de ces dernières années. Il participe également aux différents débats concernant l'amnistie, et dépose le 13 octobre 1966 une proposition de loi en ce sens pour les infractions contre la sûreté de l'Etat ou commises en relation avec les événements d'Algérie.

Orateur d'une grande éloquence, il demande au Premier ministre en avril 1956 s'il est conforme à la lettre et à l'esprit de la Constitution qu'une décision aussi grave que celle du retrait de la France de l'OTAN puisse être prise sans un accord préalable du Parlement.

Edouard Le Bellegou sait également mettre son talent au service du territoire qu'il représente. Ainsi en décembre 1959, il dépose deux amendements lors de la discussion du projet de loi relatif à l'aide immédiate de l'Etat aux victimes de la rupture du barrage de Malpasset. Il intervient aussi pour défendre les chantiers de la Méditerranée, les oléiculteurs ou encore pour dénoncer le projet d'immersion des déchets atomiques en Méditerranée.

Enfin, lors des grands scrutins de la période, il en faveur de la loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie (1960), de celle portant réforme des régimes matrimoniaux (1965), et de celle relative à la régulation des naissances (1967).

En parallèle de son activité politique nationale, Edouard Le Bellegou continue à s'investir pleinement dans la vie politique locale. Toujours conseiller général, il devient le maire de la petite commune d'Aups à partir de 1966. Très actif, il est également administrateur de l'agence financière du bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Enfin, avocat de coeur, il reste une personnalité importante du barreau de Toulon. Réélu bâtonnier pour la troisième fois en 1971, il demeure jusqu'à sa mort membre du Conseil de l'Ordre.

Edouard Le Bellegou décède à l'âge de 68 ans, à la suite d'un accident de la route. Son suppléant, Auguste Amic, le remplace au Sénat. Son éloge funèbre est prononcé le 14 décembre 1972 par le président du Sénat, Alain Poher.

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Photo de M. Edouard LE BELLEGOU, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 20 décembre 1903
Décédé le 5 décembre 1972
Profession
Avocat
Département
Var