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MALASSAGNE Paul

Ancien sénateur du Cantal

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1971
  • Réélu le 28 septembre 1980
  • Fin de mandat le 1er octobre 1989 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

MALASSAGNE (Paul)

Né le 24 mars 1918 à Anglards-de-Salers (Cantal) Décédé le 5 septembre 2007 à Massiac (Cantal)

Sénateur du Cantal de 1971 à 1989

Fils de boulanger, Paul Malassagne est, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, étudiant à l'École dentaire de Paris et de Lyon puis à la faculté de médecine de Strasbourg. En 1944, il s'installe comme chirurgien-dentiste dans son département natal à Massiac. Sous l'occupation, il participe à la résistance auvergnate en rejoignant le service de santé du maquis du Mont Mouchet. A la Libération, il appartient aux Amitiés de la Résistance, dont il est membre d'honneur, et reçoit la médaille de la France libre et des services militaires volontaires.

Très vite, au lendemain du conflit, il s'engage dans la politique locale. Il est élu conseiller municipal de Massiac en 1947 sous l'étiquette de l'Union Démocratique et Socialiste de la Résistance (UDSR). En 1953, les électeurs du canton de Massiac le choisissent comme conseiller général. Il est alors élu sous les couleurs du parti radical. De 1959 à 1971, il est adjoint au maire de Massiac, Elie Johannel puis Marcellin Moret. En mars 1971, il est élu maire de la ville et réélu à cette fonction en 1977. Il conserve également, sans discontinuer, son mandat de conseiller général de Massiac jusqu'en 1988, année où il ne se représente pas.

Paul Malassagne se présente aux élections sénatoriales de septembre 1971. Aucun des deux sénateurs sortants, Paul Piales et Lionel Thioleron, ne se représente. Jean-Baptiste Mézard, président du Conseil général du Cantal, et Paul Malassagne constituent une liste qu'ils qualifient de Candidats indépendants soutenant la majorité pompidolienne. Leur profession de foi traite exclusivement de questions locales et départementales. Opposés à la liste du Parti communiste français, à celle de la Gauche républicaine, à la liste Indépendante d'Action pour la défense des municipalités et l'avenir du Cantal, et à deux candidatures isolées, Jean-Baptiste Mézard et Paul Malassagne l'emportent largement. Le maire de Massiac est le mieux élu des deux puisqu'il rassemble 351 voix sur 564 suffrages exprimés.

Au Sénat, alors que le docteur Mézard rejoint le groupe des Républicains indépendants d'action sociale, Paul Malassagne s'apparente à celui de l'Union des démocrates pour la République (UDR) qui devient celui du Rassemblement pour la République (RPR) en 1976. Il rejoint la commission des affaires économiques et du Plan où il siège pendant tout son mandat. D'avril 1973 à octobre 1977, Paul Malassagne est secrétaire du Sénat.

En juin 1972, il vote la loi portant création et organisation des régions et, en décembre 1973, la loi d'orientation Royer sur l'organisation du commerce et de l'artisanat. Après l'élection à la présidence de la République de Valéry Giscard d'Estaing, il soutient les principales réformes du début du septennat. En 1974, il vote la loi fixant à 18 ans l'âge de la majorité ainsi que la loi relative à l'interruption volontaire de grossesse, en partie l'oeuvre de son collègue Jean Mézard. Il adopte également, en juin 1975, la loi réformant le divorce.

Pendant ce premier mandat, Paul Malassagne s'initie au travail sénatorial et n'hésite pas à intervenir sur des sujets divers, mais, peu à peu, on le voit se spécialiser sur quelques thèmes. Élu d'un département rural, les questions agricoles lui tiennent à coeur. Dès 1971, et ensuite régulièrement, il intervient dans la discussion du projet de loi de finances sur les crédits consacrés à l'agriculture. En 1973, il rapporte le projet de loi modifiant la loi n° 55-1533 du 28 novembre 1955 relative aux appellations d'origine des fromages. En février 1980, il participe activement au débat sur le projet de loi d'orientation agricole en insistant sur la nécessité de mener une

politique de développement dans ce domaine. Paul Malassagne s'intéresse également à tout ce qui permet le désenclavement et le maintien d'activités dans les régions rurales et de montagne. A ce titre, il prend part à la discussion du projet de loi de finances sur les crédits des Postes et Télécommunications. En décembre 1978, il se félicite des efforts du Gouvernement pour accroître les lignes téléphoniques dans les zones rurales mais s'inquiète du choix fait d'utiliser des poteaux métalliques, choix qui met en péril les entreprises de fabrication de poteaux en bois particulièrement nombreuses dans sa région. Enfin, Paul Malassagne intervient régulièrement sur les questions touristiques, dont il intègre le Conseil national supérieur en 1972. En 1974, il se félicite de la transformation du commissariat général au tourisme en un secrétariat d'État, tout en regrettant que le Gouvernement n'ait pas été jusqu'à créer un ministère autonome. A ses yeux, trois arguments plaidaient en ce sens : le poids économique de l'activité touristique ; l'attention nouvelle portée à la qualité de la vie ; la priorité politique et sociale de la civilisation des loisirs. A partir de cette année 1974, il rapporte pour avis le budget du tourisme dans le projet de loi de finances.

Aux élections sénatoriales de 1980, Paul Malassagne constitue une liste représentant la majorité présidentielle. Jean Mézard a décidé de ne pas se représenter, après avoir perdu la mairie d'Aurillac. C'est donc en compagnie de Robert Paul, conseiller général de Laroquebrou, que Paul Malassagne présente sa candidature. Il est réélu avec 317 voix sur 491 suffrages exprimés. Robert Paul l'emporte également.

Paul Malassagne s'apparente à nouveau au groupe du RPR et rejoint la commission des affaires économiques et du Plan. En 1981, il s'oppose à l'abolition de la peine de mort mais, en 1982, il adopte la loi Defferre de décentralisation. La même année, il vote la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage. En 1988, il adopte également la loi instituant le revenu minimum d'insertion.

Pendant ce second mandat, la question du tourisme s'affirme comme la grande spécialité de Paul Malassagne. Il en rapporte à nouveau le budget tous les ans. Convaincu qu'il s'agit là d'une activité décisive du point de vue économique, il constate que les habitudes Français changent, en ce domaine, en raison de la crise. Il appelle à un engagement croissant de l'État dans le tourisme et à une rationalisation de son action afin d'éviter la dispersion croissante des moyens entre administrations. Il se félicite, en 1982, de la réforme des comités régionaux du tourisme contenue dans la proposition de loi déposée par plusieurs sénateurs socialistes et apparentés. Il intervient fréquemment en faveur du développement de ce qu'il appelle le tourisme de santé, en particulier dans les stations thermales, nombreuses dans sa région d'origine.

Quand arrivent les échéances sénatoriales de 1989, Paul Malassagne, âgé de 71 ans, ne se représente pas. Il n'est plus maire de Massiac depuis 1983, ni conseiller général depuis 1988.

Il décède à 89 ans en 2007. Il était officier de la Légion d'honneur depuis avril 1992.

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Photo de M. Paul MALASSAGNE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 24 mars 1918
Décédé le 5 septembre 2007
Profession
Dentiste
Département
Cantal