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MARETTE Jacques

Ancien sénateur de la Seine

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Sénateur le 29 mai 1959 (en remplacement de M. Edmond MICHELET, ministre)
  • Fin de mandat le 15 mai 1962 (devenu membre du Gouvernement)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union pour la Nouvelle République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


MARETTE (Jacques, Henri)

Né le 21 septembre 1922 à Paris

Décédé le 25 avril 1984 à Paris

Sénateur de la Seine de 1959 à 1962

Ministre des postes et télécommunications du 15 avril 1962 au 1er avril 1967

Député de Paris de 1967 à 1984

Jacques Marette naît à Paris au début des années 1920 et grandit dans un milieu aisé. Il fréquente le cours Hattemer à Paris, avant que ses études supérieures le conduisent à la Faculté de droit et à l'Ecole libre des Sciences politiques. Il est encore étudiant quand il s'engage dans la Résistance au sein du réseau « Thermopyles », en 1942. Il assume des responsabilités importantes dans l'action clandestine et siège au comité directeur du Mouvement de libération nationale (MLN) en 1944. Il en est le secrétaire général adjoint dans la Région parisienne. Jacques Marette commence une carrière de journaliste à France Soir et à Combat en 1945, puis représente un temps la Radio-télédiffusion française (RTF) en Allemagne. De retour en France, il adhère au Rassemblement du peuple français (RPF) dès sa fondation par le général de Gaulle, au printemps 1947. Il en devient également un des permanents. Chef de cabinet de Jacques Baumel, ancien secrétaire général du MLN et responsable de l'» Action professionnelle et sociale » au sein du mouvement gaulliste, Jacques Marette dirige ensuite un journal du RPF destiné aux travailleurs, le Rassemblement ouvrier, jusqu'en 1949. Il prend à cette date la responsabilité de l'ensemble des éditions du RPF. En 1951-1952, il s'occupe plus spécifiquement de l'implantation du RPF dans la région de Toulouse et siège au Conseil national du mouvement. Endettée, la formation gaulliste se sépare de la plupart de ses salariés, dont Jacques Marette, en 1952. L'ancien « professionnel de la politique » travaille dès lors comme directeur commercial pour des firmes industrielles jusqu'en 1958.

Le retour au pouvoir du général de Gaulle lui permet de renouer avec la politique, comme conseiller technique au cabinet du ministre de l'Industrie et du Commerce Edouard Ramonet, de juin 1958 à janvier 1959 et surtout au sein de l'Union pour la Nouvelle République fondée à l'automne 1958. Son dynamisme, son efficacité et son expérience politique lui valent d'être secrétaire général-adjoint de l'UNR auprès de Roger Frey, d'Albin Chalandon puis de Jacques Richard, d'octobre 1958 à mars 1961. À l'UNR, il est successivement chargé des relations avec le Parlement, de la presse, puis des relations extérieures. Jacques Marette est en outre directeur politique du Courrier de la nouvelle République à partir de 1959. Il se confronte au suffrage universel lors des élections municipales de mars 1959 à Paris et est élu conseiller municipal dans le 9e secteur (XIXe et XXe arrondissements). C'est également en 1959 qu'il fait son entrée au Parlement. Suppléant du garde des sceaux Edmond Michelet aux sénatoriales d'avril 1959 dans la Seine, il est appelé à le remplacer au Palais du Luxembourg après que l'ancien résistant a fait le choix de demeurer au Gouvernement. Au Sénat, Jacques Marette appartient à la commission des affaires économiques et du plan et est inscrit au groupe de l'UNR. Il intervient régulièrement en séance publique, en particulier sur les sujets qui intéressent l'industrie ou l'aménagement du territoire. Il abandonne toutefois son mandat de sénateur de la Seine au printemps 1962.

Jacques Marette remplace en effet un autre ancien permanent du RPF, Michel Maurice-Bokanowski, au ministère des postes et télécommunications lors de la formation du gouvernement Pompidou. Il y conduit pendant cinq années consécutives une action résolue en faveur de l'équipement téléphonique de l'ensemble du territoire français. Parallèlement à ses activités ministérielles, Jacques Marette réussit à s'implanter solidement dans le XVe arrondissement de Paris. Il est candidat, dans ce qui correspond alors à la 17e circonscription de la Seine aux élections législatives de novembre 1962. Investi par l'UNR, il affronte le sortant Jean Baylot, ancien préfet de police. Ce dernier, membre du groupe des Indépendants et paysans d'action sociale (IPAS), a basculé dans l'opposition au cours de la première législature de la Ve République. En témoignent son rejet de la levée de l'immunité parlementaire de Georges Bidault (5 juillet 1962) et son vote en faveur de la motion de censure du 4 octobre 1962. Jacques Marette le devance très nettement dès le 23 novembre 1962 (49,7% contre 17,9% des suffrages exprimés). Lors de ce 1er tour, il ne lui manque que 102 voix pour être élu. Une semaine plus tard, il l'emporte sur le communiste Georges Demeure avec 65,1% des voix. Jacques Marette démissionne ensuite de ce mandat de député pour pouvoir rester au Gouvernement. Bernard Rocher le remplace au Palais-Bourbon jusqu'à la fin de la législature.

Jacques Marette est toujours ministre des postes et télécommunications au moment des législatives de mars 1967. Il est le représentant de l'UD-Ve République dans la 17e circonscription de Paris : les limites en sont identiques à celles de la 17e circonscription de la Seine, qui couvrait une partie du XVe arrondissement (quartier Saint-Lambert). Dans sa profession de foi électorale, Jacques Marette s'insurge contre la candidature de Michel Bailly-Maître, qui se réclame du « Centre national pour la Ve République ». Le ministre considère qu'il s'agit d'une « opération de fausse marque » dont « le seul but, la seule raison d'être [...] est de prendre [...] quelques voix d'électeurs qui, voulant voter pour la Ve République, pour la majorité et pour le général de Gaulle, se trompent de bulletin et perdent ainsi leur voix au 1er tour ». Ce type de confusion reste très marginal le jour du vote, puisque Michel Bailly-Maître n'obtient que 1% des voix, contre 45,6% pour Jacques Marette. L'avocate Gisèle Halimi, candidate de la FGDS, est soutenue pour sa part par 13,5% des électeurs. Le 12 mars 1967, 59,9% des suffrages exprimés se portent sur Jacques Marette, qui est donc réélu député.

Le nouveau gouvernement de Georges Pompidou, formé au lendemain de ces législatives, ne compte plus Jacques Marette parmi ses membres. Yves Guéna lui succède comme ministre des postes et télécommunications. Jacques Marette siège donc à l'Assemblée nationale sous la 3e législature de la Ve République. Il s'inscrit au groupe de l'UD- Ve République et siège à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Il ne vote pas la motion de censure déposée par l'opposition pour protester contre l'usage des ordonnances en matières économique et sociale (9 juin 1967). Après les événements de mai 1968, le général de Gaulle décide, sur le conseil de son Premier ministre Georges Pompidou, de dissoudre l'Assemblée nationale pour donner une issue politique à la crise. Les élections législatives ont lieu les 23 et 30 juin 1968. Jacques Marette sollicite à cette occasion le renouvellement de son mandat parlementaire dans la 17e circonscription de Paris. L'ancien ministre agite certes, dans ses documents électoraux, le spectre de « la dictature communiste » pour appeler les électeurs à le conjurer : la plupart des candidats de la majorité n'en usent pas autrement. Il se distingue toutefois en reconnaissant que « des erreurs ont été commises » et que « la Ve République doit changer de style ». Fustigeant « une certaine technocratie qui a eu trop de pouvoir depuis dix ans », il souhaite la voir « désormais s'incliner devant la volonté des élus de la Nation ». Il dessine également la voie que le régime lui semble devoir emprunter : « le dialogue devra devenir la loi de la République, la participation des hommes et des femmes de France à leur destin, la règle de l'Etat. La majorité devra être élargie à tous ceux qui sont prêts à lutter pour la défense de la liberté ». Largement en tête à l'issue du 1er tour (48,6% des voix), Jacques Marette est réélu avec 54,3% des suffrages exprimés le 30 juin 1968. Ce résultat, moins net qu'en mars 1967 malgré la « vague gaulliste », s'explique par le maintien au second tour du centriste Jean Mounet (19,8%). Un autre élément caractérise ce scrutin dans la 17e circonscription de Paris : la médiocrité des reports de la gauche modérée sur le candidat communiste au 2e tour. Le candidat du PCF Pierre Loiseau n'obtient en effet que 25,9% des voix, alors que le total des voix de gauche atteignait 31,7% une semaine plus tôt, avec une participation plus importante (76,1% contre 71% lors du scrutin décisif).

Membre du groupe de l'UDR, Jacques Marette siège d'abord à la commission de la production et des échanges sous la 4e législature. Il la quitte en octobre 1969 pour la prestigieuse commission des finances, de l'économie générale et du plan. Fidèle à la majorité mais respecté pour sa rigueur, il appartient à la commission d'enquête sur « le fonctionnement des sociétés civiles de placement immobilier et sur leurs rapports avec le pouvoir politique », constituée le 14 décembre 1971. Il s'agit d'un sujet « sensible » politiquement, au moment où le député André Rives-Henrÿs, par ailleurs proche de Jacques Chaban-Delmas, est mis en cause dans une affaire immobilière. Jacques Marette est en outre membre de la commission de contrôle de la gestion de l'Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF) à partir du 20 décembre 1971. Or, en ce début des années 1970, les problèmes de l'information nourrissent les tensions entre le Premier ministre Jacques Chaban-Delmas, considéré comme « libéral », et le président Georges Pompidou. Jacques Marette est, pour sa part, favorable à un éclatement de l'ORTF en plusieurs offices et sociétés nationales. A l'occasion de la discussion du projet de loi portant statut de la radiodiffusion-télévision française, il affirme avec réalisme que « l'objectivité en matière d'information [...] n'a rigoureusement aucun sens » et souhaite que « la pluralité » prévale sur les ondes et les écrans français (15 juin 1972).

Jacques Marette se montre donc très actif au Palais-Bourbon entre 1968 et 1973. Il se préoccupe notamment de la condition des travailleurs immigrés. Ceux-ci sont souvent isolés - le principe du regroupement familial n'est retenu que plus tard, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing - et mal logés à la fin des années 1960. Le 9 juin 1971, Jacques Marette dépose deux propositions de lois : l'une tend « à garantir la dignité et à améliorer la qualité de la vie des travailleurs immigrés en France », quand l'autre envisage qu'ils soient représentés au Conseil économique et social. Rapporteur pour avis du budget des Transports terrestres pour 1969, le député de Paris invite le Gouvernement à faire preuve de « courage » pour réformer la SNCF. Celle-ci affiche en effet un « déficit exceptionnel de 5 381 millions de francs » en 1968, soit l'équivalent du coût de « 1 300 kilomètres d'autoroutes, [...] ou d'un an de force nucléaire de dissuasion ». Une des pistes suivies par l'exécutif pour réduire ces pertes consiste à fermer des lignes de transports déficitaires. Prenant soin de préciser qu'il « exprime le sentiment de la commission toute entière et non s propres opinions », Jacques Marette approuve cette démarche, qui promet pourtant au Gouvernement de nombreux affrontements avec les élus locaux (séance du 7 novembre 1968).

L'ancien ministre manifeste dès cette époque son intérêt pour les questions de politique étrangère. Il participe au débat sur le budget du Quai d'Orsay et du ministère de la Coopération pour 1970 et dénonce la « relative indifférence » avec laquelle l'opinion publique envisage « les atrocités d'une guerre oubliée », celle du Biafra. Après avoir effectué « deux voyages au bout de l'horreur », il fait part de son émotion et de son indignation à ses collègues et relève que le conflit biafrais a fait « plus de victimes en trente mois [...] qu'en vingt-quatre ans de guerre au Vietnam ». Le bilan humain en est de « deux millions de morts », « plus que durant toute la guerre civile d'Espagne ». Jacques Marette appelle en conséquence à une mobilisation de l'opinion publique internationale et demande au Gouvernement français de tout faire pour qu'elle se produise (4 novembre 1969). Après avoir été rapporteur des comptes spéciaux du Trésor pour 1971, Jacques Marette assume la même responsabilité pour l'ensemble du budget des affaires étrangères à l'automne 1972. Il s'y montre un défenseur résolu du personnel diplomatique ; il insiste ainsi sur l'importance de sa mission, la qualité de son travail et les difficultés matérielles auxquelles il fait face par suite d'une insuffisante prise en considération de la spécificité du métier de diplomate dans son intervention du 15 novembre 1972.

L'attitude de Jacques Marette lors des votes importants à l'Assemblée nationale témoigne de sa fidélité à la majorité entre 1968 et 1973, mais aussi de sa liberté à l'égard des logiques de groupes ou d'appareils. Il s'abstient volontairement lors du scrutin sur la loi d'orientation de l'enseignement supérieur : comme Alexandre Sanguinetti, il juge sans doute ce texte trop « libéral ». Il soutient en revanche la loi « anticasseurs » (4 juin 1970), la réforme du service national (10 juin 1970) et la création des régions (27 avril 1972). Il approuve les déclarations de politique générale du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas les 15 octobre 1970 et 24 mai 1972.

Sept candidats disputent les suffrages des électeurs du XVe arrondissement de Paris (quartier Saint-Lambert) à Jacques Marette, lors des législatives de mars 1973. Le sortant s'impose néanmoins au second tour grâce au soutien de 59,3% des électeurs, face à la communiste Jacqueline Furdygiel. Il devait être réélu 5 ans plus tard avec un résultat sensiblement identique (59,7%), malgré la concurrence au 1er tour de l'UDF Jean-Charles de Vincenti.

Sous les 5e et 6e législatures, Jacques Marette approuve les déclarations de politique générale de Pierre Messmer (12 avril 1973), Jacques Chirac (6 juin 1974) et Raymond Barre (20 avril 1978). Il se montre favorable à la réduction du mandat présidentiel à 5 ans (16 octobre 1973), à l'extension de la saisine du Conseil constitutionnel (16 octobre 1974), à la loi sur l'interruption volontaire de grossesse (28 novembre 1974) et à la réforme du divorce (4 juin 1975). Il se prononce en faveur de la loi « sécurité et liberté » (18 décembre 1980).

Sa parfaite connaissance du règlement et du fonctionnement parlementaires ainsi que ses capacités de travail exceptionnelles valent à Jacques Marette de figurer parmi les élus les plus respectés du Palais-Bourbon dans les années 1970. Ses observations sont du reste redoutées par les membres des gouvernements successifs depuis qu'il a mis en difficulté Valéry Giscard d'Estaing lui-même, alors ministre des finances, en déposant en octobre 1971 un amendement visant à « moraliser » le régime fiscal de l'emprunt Pinay de 1952, qui permettait d'échapper en partie aux droits de succession. Jacques Marette prend la parole à plus de 50 reprises en séances publiques entre 1973 et 1978, contre 26 interventions entre 1978 et 1981. Son activité législative porte en particulier sur les questions sociales, la fiscalité, ainsi que sur les problèmes de la presse et de l'information. Il dépose notamment une proposition de loi visant à mutualiser le paiement des pensions de retraite le 6 juin 1974, peu après l'élection à la présidence de la République de Valéry Giscard d'Estaing.

Mais c'est plus surtout comme rapporteur du budget des affaires étrangères que Jacques Marette marque les esprits. Il assume cette responsabilité sans discontinuer, au nom de la commission des finances de l'Assemblée nationale, de 1972 à 1981. L'élu parisien affiche une conception très exigeante du contrôle parlementaire sur les budgets et comptes publics, face à cinq différents ministres des affaires étrangères successifs : Maurice Schumann, Michel Jobert, Jean Sauvagnargues, Louis de Guiringaud et Jean François-Poncet. Il identifie des possibilités d'économie d'échelle ou préconise à l'occasion une organisation plus rationnelle du ministère ; la constitution d'un Office du patrimoine immobilier français lui semblerait aller par exemple dans ce sens (séance publique du 29 octobre 1975). Mais il déplore plus fréquemment encore la difficulté qu'éprouve le ministère des affaires étrangères « à faire reconnaître l'importance et le caractère spécifique de sa mission », notamment auprès de l'administration des finances (séance du 12 novembre 1973). Inquiet des conséquences de la diminution en pourcentage du budget des affaires étrangères, il ne craint pas d'asséner que « la France n'a pas les moyens de sa politique » sur la scène internationale (9 novembre 1976). Deux ans plus tard, il refuse de présenter son rapport à la tribune au nom de la Commission des finances (2 novembre 1978) : il souhaite marquer sa désapprobation face aux déclarations de Louis de Guiringaud sur la guerre du Liban. Lors d'un déjeuner donné en l'honneur de la presse anglo-saxonne, le 16 octobre 1978, le ministre français des affaires étrangères a en effet fait porter la responsabilité de l'aggravation du conflit libanais aux milices chrétiennes.

Au sein du Rassemblement pour la République, qui a succédé à l'UDR en décembre 1976, Jacques Marette se situe plutôt parmi les soutiens de Jacques Chirac, contre ceux des gaullistes qui mettent d'abord en avant leur loyauté à l'égard du Gouvernement et du chef de l'Etat. Il est membre du comité central puis conseil politique du mouvement néogaulliste. Ses critiques à l'encontre de l'exécutif se font particulièrement vives lors de la discussion du projet de loi de finances pour 1980 : elles portent surtout sur l'absence de dialogue et de concertation avec la majorité, en particulier avec le RPR (19 et 20 octobre 1979).

Jacques Marette sollicite le renouvellement de son mandat de député au lendemain de la victoire de François Mitterrand aux élections présidentielles du printemps 1981 et de la dissolution de l'Assemblée nationale. Élu conseiller de Paris en 1977 sur la liste de Jacques Chirac, l'ancien ministre du général de Gaulle appelle les électeurs à choisir un homme « qui s'opposera à tout collectivisation de la société ». Sans concurrent centriste, il emporte une victoire aisée sur le socialiste Alain Hubert, dès le 1er tour de scrutin, avec 53,1% des suffrages exprimés.

Fidèle au groupe du RPR, l'élu du XVe arrondissement de Paris est un opposant déterminé à la politique conduite par le gouvernement de Pierre Mauroy. En 1983, il est réélu conseiller de Paris et devient adjoint au maire de la capitale. Il est chargé, auprès de Jacques Chirac, des questions industrielles et commerciales. Ce parlementaire chevronné, membre du bureau du groupe RPR à l'Assemblée nationale, reste très marqué, au début des années 1980, par la mort accidentelle de son fils unique Nicolas. Jacques Marette est emporté en quelques semaines à peine par la maladie, alors qu'il n'est âgé que de 62 ans. Jacques Chirac salue alors en lui un responsable politique qui « contribua puissamment à la modernisation de la France » en tant que ministre des PTT. Le président du RPR rend également hommage à « un compagnon attentif, fidèle et clairvoyant », qui était aussi, pour lui « un ami de longue date ». Dans un éloge funèbre prononcé le 9 mai 1984, le président de l'Assemblée nationale Louis Mermaz voit en Jacques Marette un « homme de dialogue », dont tout la « démarche était fondée sur l'attachement au général de Gaulle ». Bernard Rocher, désormais président de la Société d'exploitation de la Tour Eiffel, succède à nouveau à Jacques Marette comme député du XVe arrondissement de Paris en 1984 - dans des circonstances certes plus pénibles qu'après les législatives de novembre 1962.

Jacques Marette avait été décoré de la Croix de guerre 1939-1945, de la médaille de la Résistance et de la médaille des combattants volontaires de la Résistance. Il était le frère de la psychanalyste Françoise Dolto.

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Photo de M. Jacques MARETTE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union pour la Nouvelle République
Etat-civil
Né le 21 septembre 1922
Décédé le 25 avril 1984
Profession
Cadre de l'industrie
Département
Seine