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PESCHAUD Hector

Ancien sénateur du Cantal

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 23 septembre 1962
  • Fin de mandat le 19 septembre 1968 (décédé)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe du Centre National des Indépendants et Paysans

Travaux parlementaires

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PESCHAUD (Pierre, Antoine, Hector)

Né le 7 décembre 1895 à Murat (Cantal)

Décédé le 21 septembre 1968 à Barcelone (Espagne)

Sénateur du Cantal de 1946 à 1968

Hector Peschaud, qui préside le Conseil général du Cantal depuis avril 1951, conduit une liste se réclamant du « Centre républicain d'Action rurale et sociale » à l'occasion des élections sénatoriales du 26 avril 1959. Alors que son colistier, le sortant Paul Piales, maire d'Aurillac, est confirmé dès le premier tour par 340 voix sur 575, Hector Peschaud doit attendre un second vote pour retrouver son siège, avec le soutien de 288 grands électeurs sur 568. Germain Guibert, conseiller général socialiste de Montsalvy et ancien député, lui a en effet opposé une concurrence efficace, et obtenu 153 suffrages au second tour. La défaite de Camille Laurens aux élections législatives de novembre 1958 et cette victoire étroite d'Hector Peschaud aux sénatoriales traduisent le déclin d'une génération d'élus et l'obsolescence relative de leurs réseaux notabiliaires.

Fidèle aux groupes qui se réclament des Indépendants jusqu'en 1968, Hector Peschaud siège à la commission des finances jusqu'au 5 octobre 1962. Rapporteur de la loi de programme relative à l'équipement sanitaire et social en juillet 1959, ce médecin continue de s'affirmer comme un spécialiste des problèmes de santé publique à la Haute assemblée. C'est à ce titre qu'il est choisi comme rapporteur spécial du budget de la Santé publique en décembre 1959, puis en novembre 1960 et 1961. Ses interventions en séance publique se caractérisent par le refus de toute polémique inutile, un souci de technicité et la recherche d'une forme de consensus. Le 4 décembre 1959, il insiste sur les aspects humains des dossiers de santé publique et regrette en particulier que la réglementation en vigueur exerce un effet désincitatif sur les aveugles et grands infirmes qui veulent travailler. Il souhaite en outre que « des progrès soient réalisés dans la prophylaxie des maladies mentales », dont il explique en partie la prévalence par l'alcoolisme et « l'agitation de la vie moderne ». A l'instar de beaucoup de ses collègues, Hector Peschaud entend son rôle de sénateur comme celui d'un représentant des collectivités locales, et dénonce les excès d'une centralisation pluriséculaire. Lors de la même séance, il s'oppose ainsi, au nom de la commission des finances, au projet de regroupement des services du laboratoire national d'hygiène dans la région parisienne. Il juge en effet qu'« il est temps que la déconcentration dont on parle se traduise autrement que par des intentions ».

Son attention au sort des plus vulnérables trouve une nouvelle occasion de s'exprimer le 17 novembre 1960. Présentant le budget du ministère de la Santé publique, il met l'accent sur le problème de la prise en charge du vieillissement. La construction de nouvelles maisons de retraite doit en effet être combinée, selon lui, avec la remise en état des établissements existants, notamment en milieu rural. Un an plus tard, il renouvelle son souhait « que soit revu et dans la mesure du possible unifié le plafond des ressources imposé aux bénéficiaires des différentes formes d'aide sociale et que soit examinée avec compréhension la situation des aveugles et des grands infirmes » en particulier. Il plaide enfin pour une intensification des campagnes de vaccination contre la poliomyélite (16 novembre 1961). Ce modéré accorde les pouvoirs spéciaux au gouvernement de Michel Debré pour rétablir l'ordre en Algérie après la semaine des barricades (3 février 1960).

Confirmé à la tête de l'Assemblée départementale après les cantonales des 4 et 11 juin 1961, Hector Peschaud sollicite le renouvellement de son mandat à l'occasion des élections sénatoriales du 23 septembre 1962. Quatre voix lui manquent pour être élu dès le premier tour, puisqu'il en obtient 283, alors que la majorité absolue est fixée à 287, pour 572 suffrages exprimés. Son colistier Paul Piales connaît un succès plus confortable, dès le premier tour de scrutin, comme au printemps 1959. Lors du vote décisif, Hector Peschaud, qui est resté fidèle au Centre national des indépendants (CNI) de Camille Laurens, l'emporte cependant avec le soutien de 318 grands électeurs sur 564.

L'élu de Murat ne retrouve pas sa place au sein de la prestigieuse commission des finances du Sénat, mais rejoint la commission des affaires culturelles à l'automne 1962. Il se fait plus discret au Palais du Luxembourg dans les années 1960, alors que le pouvoir gaulliste et la majorité de la seconde Chambre s'affrontent autour de l'interprétation de la Constitution de la Ve République. S'il approuve la réforme des régimes matrimoniaux (11 mai 1965), le médecin auvergnat rejette la loi Neuwirth, qui légalise la contraception médicamenteuse (5 décembre 1967). Les 34 sénateurs qui votent contre cette mesure libérale se réclament presque tous des Indépendants et des modérés, hors cinq gaullistes (dont Marcel Prélot), deux démocrates chrétiens et un non-inscrit.

Une crise cardiaque emporte subitement Hector Peschaud alors qu'il se trouvait en voyage en Espagne, en septembre 1968. Le 1er octobre 1968, le président du Sénat Gaston Monnerville - à qui Alain Poher devait succéder quelques jours plus tard - prononce l'éloge funèbre de l'élu cantalien. Il le peint en homme doté d'« une distinction naturelle », d'« une affabilité et d'une gentillesse natives ». « Modéré, mais tenace », Hector Peschaud contribuait selon lui, « par sa finesse et son humour », « à assurer aux travaux nécessairement austères de la commission des finances un déroulement aisé et naturel ». Le Journal des Indépendants, publication du CNI, salue quant à lui un « homme de bien », d'« une magnifique droiture de caractère ».

Louis Thioleron, suppléant de Marcel Peschaud, lui succède et conduit ensuite son mandat parlementaire jusqu'à son terme, en 1971.

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Photo de M. Hector PESCHAUD, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Centre National des Indépendants et Paysans
Etat-civil
Né le 7 décembre 1895
Décédé le 21 septembre 1968
Profession
Médecin
Département
Cantal