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PINTON Louis

Ancien sénateur de l'Indre

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 22 novembre 2007 (en remplacement de Daniel Bernardet, décédé)
  • Elu le 21 septembre 2008
  • Réélu le 28 septembre 2014
  • Fin de mandat le 17 novembre 2016 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe Les Républicains
  • Membre de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PINTON (Louis)

Né le 24 octobre 1948 à Bonnat (Creuse)

Décédé le 17 novembre 2016 à Paris

Sénateur de l'Indre de 2007 à 2016

Louis Pinton voit le jour le 24 octobre 1948 à Bonnat, dans la Creuse voisine de l'Indre. Fils de Jean Pinton, notaire et conseiller général de la Creuse de 1949 à 1979 et d'une institutrice, il effectue ses études secondaires aux lycées de Guéret et de Périgueux et au collège Sainte-Barbe à Paris avant de se former à l'École nationale vétérinaire de Toulouse. Il exerce ensuite comme vétérinaire en milieu rural, d'abord de 1974 à 1980 à Argenton-sur-Creuse, puis à compter de 1980 à Orsennes, au sud du département de l'Indre, dans lequel il s'établit définitivement.

Parallèlement à sa carrière de vétérinaire, il s'engage en politique dans l'Indre. Maire d'Orsennes de 1983 à 2001, il est également conseiller général du canton d'Aigurande (1992-2015) puis du canton de Neuvy-Saint-Sépulchre à compter de 2015. Vice-président de l'assemblée départementale à compter de 1992, il succède à Daniel Bernardet en 1998 et présidera durant dix-huit ans aux destinées du Conseil général de l'Indre. Son département sera le moins endetté de France, tout en développant les infrastructures de transports et le numérique et luttant contre la désertification médicale.

Il siège aussi au Sénat à compter de 2007 après avoir été proclamé sénateur de l'Indre le 22 novembre 2007 en remplacement de Daniel Bernardet, décédé la veille. Il conserve aussi bien aux élections sénatoriales du 21 septembre 2008 où, candidat de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), il est réélu dès le premier tour avec 313 des 674 suffrages exprimés, puis lors du renouvellement du 28 septembre 2014 lors duquel il est encore plus aisément réélu, réunissant 427 des 679 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe de l'UMP devenu celui des Républicains en 2015. Membre de la commission des affaires sociales tout au long de son mandat, il ne cesse de d'oeuvrer en faveur de la ruralité. C'est dans ce but qu'il plaide régulièrement pour l'adoption de mesures favorables à l'agriculture, qu'il juge intimement liée au développement des territoires ruraux. Le sénateur de l'Indre appelle en 2009 à « sauver » l'agriculture, à ses yeux « en grand danger » alors qu'elle « façonne et entretient depuis toujours les territoires ruraux1. » Membre du groupe sénatorial d'études sur l'Élevage, il demande en 2010 la mise en place d'un plan national d'engraissement pour la filière des jeunes bovins.

Son combat en faveur des territoires ruraux passe aussi par la lutte contre la fracture territoriale, notamment par le développement des infrastructures et le maintien des services. Il cosigne ainsi en 2014 une proposition de loi donnant la possibilité à l'État de décentraliser auprès de collectivités territoriales la réalisation de grandes infrastructures de communications. Le président du Conseil général de l'Indre s'exprime également en séance publique sur la réforme territoriale (2009), le rôle du pharmacien dans les zones à faible densité rurale (2010) et le redécoupage de la délimitation des régions (2014). Il s'abstient lors du scrutin sur la loi de réforme des collectivités territoriales en 2010 et vote la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République en 2015.

Son action au Sénat ne le limitant pas à la ruralité, il cosigne ainsi plusieurs propositions de loi sur des questions très diverses : la défiscalisation à 50 % maximum des revenus (2011), les relations des assurés avec les assureurs (2013), la neutralité vis-à-vis des opinions ou croyances dans les règlements intérieurs des entreprises (2013) ou la création d'emplois d'appoint-jeune (2016).

Prenant part à d'importants scrutins publics, il vote, en 2008, pour la loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne, le traité instituant la Communauté européenne et certains actes connexes, la loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République, la loi généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d'insertion et la loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet, en 2009, ainsi que pour la loi autorisant la ratification de la décision du Conseil européen modifiant l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qui concerne un mécanisme de stabilité pour les États membres dont la monnaie est l'euro et la loi relative à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme (2012) et la loi interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur (2014). L. Pinton s'abstient sur la loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes (2014) et se prononce contre la loi relative à la création de la Banque publique d'investissement (2012) et la loi constitutionnelle de protection de la Nation (engagement de l'état d'urgence, déchéance de la nationalité française) (2016).

Réélu une troisième fois à la tête du conseil départemental de l'Indre en 2015, il quitte cette présidence en 2016 afin de se conformer à la loi sur le non-cumul des mandats. Il s'éteint soudainement, âgé de soixante-huit ans, le 17 novembre 2016. Cette figure majeure de la vie politique de l'Indre était chevalier de la Légion d'honneur.

1 Journal Officiel, Comptes rendus des débats du Sénat, séance du 2 décembre 2009, p. 11931.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur ; tableau des élections.

Journal Officiel, Comptes rendus des débats du Sénat, séance du 20 décembre 2016, éloge funèbre de Louis Pinton par le président du Sénat, Gérard Larcher.

Who's who in France (plusieurs éditions).

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Photo de M. Louis PINTON, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Les Républicains
Etat-civil
Né le 24 octobre 1948
Décédé le 17 novembre 2016
Profession
Docteur vétérinaire
Département
Indre
  • Permanence : 2 rue Lemoine-Lenoir, 36000 Châteauroux, Tél. : 02.54.27.93.44, Courriel : louis.pinton@orange.fr