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REUX Victor

Ancien sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 24 septembre 1995
  • Fin de mandat le 30 septembre 2004 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

REUX (Victor)

Né le 3 décembre 1929 à Saint-Pierre (Saint-Pierre-et-Miquelon)

Décédé le 1er juin 2016 à Saint-Pierre

Sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon de 1995 à 2004

Victor Reux voit le jour le 3 décembre 1929 à Saint-Pierre-et-Miquelon. Il reste fidèle tout au long de son existence à cet archipel composé de trois îles, situé dans l'océan Atlantique du Nord-Ouest, au sud de Terre-Neuve. Enseignant à Saint-Pierre à partir de 1951, il crée la première classe de seconde de l'archipel en 1963. Membre de la commission française à l'UNESCO de 1979 à 1985, il est secrétaire du conseil économique et social de Saint-Pierre-et-Miquelon de 1980 à 1995. Puis de 1987 à 1995 il siège au sein du Conseil économique et social à Paris où il représente les départements et territoires d'outre-mer et en devient secrétaire du bureau en 1994.

C'est dans sa commune de Saint-Pierre qu'il exerce son premier mandat électif : il est conseiller municipal du chef-lieu de l'archipel de 1983 à 1989. Par la suite, de 1994 à 2000, il est conseiller général de Saint-Pierre-et-Miquelon en tant que représentant du canton de Saint-Pierre.

Le 24 septembre 1995, il obtient de manière très inattendue un mandat parlementaire. Il remporte en effet le siège de sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon au second tour sans s'être présenté au premier. Lors de celui-ci, le sortant Albert Pen, maire divers gauche de Saint-Pierre, et le candidat divers droite Bernard Le Soavec avaient tous deux recueilli 19 des 38 suffrages exprimés. La droite de l'archipel avait alors décidé de présenter au second tour un nouveau candidat en la personne de Victor Reux. Celui-ci est ainsi élu sénateur avec 20 des 38 suffrages exprimés contre 18 pour Albert Pen.

Entré par surprise au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe du Rassemblement pour la République puis à celui de l'Union pour un mouvement populaire à partir de 2002. Il est en effet membre du comité politique du RPR de 1998 à 2002 puis président du comité de départemental de la fédération UMP de Saint-Pierre-et-Miquelon à partir de 2003. Il siège au sein de la commission sénatoriale des affaires culturelles. Il est également membre du bureau de la section française de l'Assemblée parlementaire de la francophonie.

À la Haute Assemblée, il se fait l'avocat inlassable de Saint-Pierre-et-Miquelon. Il intervient souvent en séance publique, principalement lors de l'examen du budget de l'outre-mer, pour mettre en avant les difficultés économiques de son territoire. Il se soucie principalement de la situation de la pêche, activité longtemps principale de l'archipel. Il s'alarme constamment de l'effondrement de la pêche industrielle provoqué par un jugement du tribunal arbitral de New York en juin 1992 qui a réduit considérablement les limites de la zone économique exclusive de Saint-Pierre-et-Miquelon. Si Victor Reux insiste sur la diversification de la pêche artisanale qui a suivi le jugement, il déplore néanmoins les quotas imposés par le puissant voisin canadien. Membre du groupe sénatorial d'amitié France-Canada, il exhorte ainsi sans relâche le gouvernement français à mieux défendre les intérêts de la pêche à Saint-Pierre-et-Miquelon dans ses discussions avec Ottawa. Il plaide également pour un soutien accru au secteur de la pêche.

Plus généralement, il appelle l'État à renforcer son action en faveur de la plus petite collectivité ultramarine française. Il loue ainsi les « mérites » de la loi Pons de 1986 qui permet une défiscalisation à Saint-Pierre-et-Miquelon comme dans tous les territoires d'outre-mer. Il exhorte aussi l'État à favoriser le secteur pétrolier dans lequel il voit une promesse de richesses et d'emplois. Il interpelle notamment le ministre de l'Industrie en 1998 à propos de la recherche et de l'exploitation des gisements d'hydrocarbures sous-marins situés près de Saint-Pierre-et-Miquelon. Il souhaite également une meilleure prise en compte de la situation sociale des habitants de son territoire insulaire. Il préconise par exemple en 2000 de revaloriser les retraites du secteur privé et la situation des fonctionnaires en poste dans l'archipel.

La desserte de Saint-Pierre-et-Miquelon constitue aussi l'une de ses préoccupations récurrentes au Sénat. Ce territoire n'est en effet pas directement relié à la métropole, distante de quelque 4 500 kilomètres, et n'est relié qu'au Canada voisin par voies maritime et aérienne. Le sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon plaide ainsi régulièrement pour l'amélioration de ces dessertes subventionnées par l'État. Il se félicite également de la construction d'un nouvel aéroport à Saint-Pierre, inauguré en 1999. Il s'alarme par ailleurs cette même année d'une éventuelle remise en cause par Air France de l'accord de tarification en vigueur sur la ligne Paris-Montréal pour les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Au Palais du Luxembourg, il ne s'intéresse cependant pas uniquement à son territoire mais plus largement à l'ensemble des départements et territoires d'outre-mer. La commission des affaires culturelles lui confie la charge de rapporter le projet de loi d'orientation pour l'outre-mer en 2000 puis le projet de loi de programme pour l'outre-mer en 2003. Il représente aussi le Sénat au comité directeur du Fonds pour l'emploi dans les départements d'outre-mer et la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon de 2001 à 2004.

Hormis l'outre-mer, il prend la parole en séance publique sur des sujets variés : l'adoption (1996), la lutte contre le dopage (1997) ou celle contre les discriminations (2001). Il participe également aux scrutins publics. Il vote ainsi la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, la loi relative au pacte civil de solidarité et la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999, la loi constitutionnelle relative à l'organisation décentralisée de la République en 2002.

Au terme de son mandat sénatorial, il choisit de ne pas se représenter lors des élections du 26 septembre 2004. À son départ du Palais du Luxembourg, où lui succède le maire de Miquelon Denis Detcheverry, il se retire de la vie politique. Il s'éteint le 1er juin 2016 à l'âge de quatre-vingt-six ans à Saint-Pierre. Il était chevalier de la Légion d'honneur et officier des Palmes académiques.

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Photo de M. Victor REUX, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Etat-civil
Né le 3 décembre 1929
Décédé le 1er juin 2016
Profession
Enseignant retraité
Département
Saint-Pierre-et-Miquelon