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SOLDANI Edouard

Ancien sénateur du Var

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 22 septembre 1968
  • Réélu le 25 septembre 1977
  • Fin de mandat le 1er octobre 1986 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

SOLDANI (Edouard)

Né le 19 septembre 1911 aux Arcs (Var)

Décédé le 18 avril 1996 à Draguignan (Var)

Conseiller de la République puis sénateur du Var de 1946 à 1986

Sous la Ve République, Edouard Soldani est réélu à trois reprises au Palais du Luxembourg. Aux élections sénatoriales du 26 avril 1959, il mène la liste d'Union des Républicains et des socialistes et de défense des intérêts départementaux et communaux. Il obtient un succès électoral dès le premier tour face à la liste communiste : il remporte les trois sièges à pourvoir avec ses colistiers Edouard Le Bellegou et Clément Balestra. Aux élections du 22 septembre 1968, les trois hommes sont réélus dès le premier tour sur la liste d'Union des élus républicains démocrates et socialistes pour la défense et la promotion du Var et la sauvegarde des libertés et des intérêts des communes. Aux élections du 25 septembre 1977, sa liste obtient 3 élus au deuxième tour contre la liste communiste et des candidats isolés. Ses colistiers sont alors Pierre Gaudin et Jean-Jacques Perron.

De 1959 à 1961, il est membre de la commission des affaires économiques et du Plan puis siège entre 1962 et 1983 à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. A partir de 1983, il intègre la commission des affaires sociales dont il démissionne en 1986. Il devient alors membre de la commission des affaires culturelles.

Parlementaire pendant 40 ans, il s'inscrit au groupe socialiste du Sénat. Ses interventions au cours des débats sont rares. Il s'intéresse surtout à des sujets ayant une incidence locale. Il défend l'intérêt des communes varoises, notamment dans le domaine touristique : il dépose ainsi en 1961 une proposition de loi tendant à permettre aux communes d'obtenir des concessions trentenaires pour l'exploitation des bains de mer et des plages. En 1967, il intervient dans le débat sur la situation critique de la viticulture. Président de la société du canal de Provence et d'aménagement de la région provençale, il s'intéresse également à l'aménagement du territoire : au cours de la discussion du projet de loi de finances pour 1968, il fait des observations portant sur l'équipement hydraulique varois et sur le problème du canal de Provence. Il évoque également les questions environnementales. En 1966, il intervient dans les débats sur le projet de loi relatif à la protection et à la reconstitution des massifs forestiers : il dépose un amendement permettant aux départements d'utiliser, dans une limite maximale de 50%, le produit de la redevance départementale d'espaces verts pour le financement des opérations de protection et de reconstitution des forêts.

Edouard Soldani vote la loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie. Il approuve la loi portant réforme des régimes matrimoniaux et la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances. Il s'oppose en revanche à la loi portant création et organisation des régions en 1972 et s'abstient lors du vote de la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973. Il est favorable, en 1974, à la loi fixant à 18 ans l'âge de la majorité, et à la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse puis, en 1975, à la loi portant réforme du divorce. Il vote contre la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980. Il est favorable à la loi portant abolition de la peine de mort en 1981 et s'abstient lors du vote de loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982. Il vote la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982.

Tout au long de sa carrière politique, Edouard Soldani demeure attaché à la défense du pouvoir des assemblées locales. En 1971, il célèbre le centenaire de la loi du 10 août 1871 qui donne aux départements le statut de collectivité territoriale en publiant un ouvrage intitulé Lumière d'un centenaire paru aux Publications du Conseil général du Var. En 1974, il mène un combat acharné pour que Draguignan demeure la préfecture du Var. Il intervient d'ailleurs dans la discussion du projet de loi de finances pour 1975 pour évoquer la décision de Gouvernement de transférer la préfecture du Var de Draguignan à Toulon et les incidents qui en ont découlé. Il publie également plusieurs articles contre le transfert de la préfecture du Var.

Edouard Soldani est alors une des figures dominantes de la vie politique locale : il reste maire de Draguignan pendant 25 ans (de 1959 à 1984) et pendant 46 ans il représente le canton de Lorgues au conseil général du Var dont il occupe la présidence de 1956 à 1985. En octobre 1973, il devient vice-président du conseil régional de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. En 1974, n'ayant pu empêcher le transfert de la préfecture du Var de Draguignan à Toulon, il démissionne de son mandat de maire mais il est réélu à la tête de la municipalité jusqu'en 1984.

La fin de sa carrière politique est toutefois marquée par des échecs électoraux : après l'invalidation de des élections municipales de 1983 par le Conseil d'Etat, il est battu aux élections municipales de 1984 face à son adversaire politique du Rassemblement pour la République, Jean-Paul Claustres. Il est par ailleurs victime entre les deux tours de ces élections municipales partielles d'un attentat au fusil de chasse dont les auteurs et les motivations n'ont jamais été clairement identifiés. En mars 1985, Edouard Soldani, qui n'a exceptionnellement été réélu conseiller général qu'à l'issue du deuxième tour des élections cantonales, perd la présidence au profit de Maurice Arreckx (UDF) car, pour la première fois depuis 1871, l'assemblée varoise a une majorité de droite. Contesté à l'intérieur des instances locales de son parti, il n'obtient pas l'investiture du Parti socialiste pour les élections municipales de 1986.

Edouard Soldani, surnommé le « vieux lion », ne se représente pas aux élections sénatoriales du 28 septembre 1986. Promu au grade d'officier de la Légion d'Honneur le 3 juillet 1990, il s'éteint le 18 avril 1996 à l'âge de 84 ans.

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Photo de M. Edouard SOLDANI, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe socialiste
Etat-civil
Né le 19 septembre 1911
Décédé le 18 avril 1996
Profession
Enseignement secondaire
Département
Var