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VESTRI René

Ancien sénateur des Alpes-Maritimes

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 21 septembre 2008
  • Fin de mandat le 6 février 2013 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission du développement durable, des infrastructures, de l'équipement et de l'aménagement du territoire
  • Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
  • Membre de la délégation sénatoriale à la prospective

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


VESTRI (René)

Né le 25 octobre 1938 à Nice (Alpes-Maritimes)

Décédé le 6 février 2013 à Paris

Sénateur des Alpes-Maritimes de 2008 à 2013

René Vestri voit le jour à Nice le 25 octobre 1938. Il est issu d'une famille modeste : son père est maçon et sa mère ramasse des olives. Très jeune, il travaille comme terrassier. Il développe ensuite une entreprise de travaux publics.

Fervent gaulliste, il s'engage également en politique. En 1977, il devient ainsi conseiller municipal de Saint-Jean-Cap-Ferrat, petite commune de la Côte d'Azur. Puis en 1983 il en est élu maire. Reconduit à quatre reprises, il préside pendant trois décennies aux destinées de ce lieu de villégiature privilégié établi sur la presqu'île du cap Ferrat et occupé par des propriétés de luxe.

René Vestri devient dès lors une figure importante de la vie politique des Alpes-Maritimes. Ainsi, deux ans après son accession au fauteuil majoral de Saint-Jean-Cap-Ferrat, il conquiert le siège de conseiller général du canton de Villefranche-sur-Mer. Il le conserve ensuite sans interruption jusqu'en 2011 et vice-préside le conseil général des Alpes-Maritimes de 2004 à 2008. Il est en outre président du syndicat intercommunal à vocations multiples de Villefranche-sur-Mer à partir de 1989 et vice-président de la communauté d'agglomération de Nice-Côte d'Azur à partir de 2008.

Fort de cet ancrage politique, le premier édile de Saint-Jean-Cap-Ferrat brigue un siège à la Haute Assemblée lors des élections sénatoriales du 21 septembre 2008. Non investi par l'Union pour un mouvement populaire, il conduit la liste divers droite Mer et montagne 06. La dénomination de cette liste atteste de « son intérêt pour les questions environnementales et d'aménagement du territoire », comme le souligne le président du Sénat Jean-Pierre Bel dans l'éloge funèbre qu'il prononce le 12 mars 2013. Sa liste recueillant 328 des 1 787 suffrages exprimés, René Vestri remporte l'un des cinq fauteuils de sénateur des Alpes-Maritimes à pourvoir. Trois autres sièges sont enlevés par la liste officielle UMP dirigée par le maire de Grasse Jean-Pierre Leleux et un dernier par la liste du Parti socialiste menée par le maire de Valbonne Marc Daunis.

Bien que n'ayant pas été investi par l'UMP, René Vestri rejoint le groupe de ce parti au Palais du Luxembourg. Membre de la commission des affaires sociales de 2008 à 2010, il siège ensuite à celle de l'économie en 2010 et 2011 puis à celle du développement durable dès sa création en février 2012. Il est membre de la commission spéciale constituée pour l'examen du projet de loi sur l'orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie en 2009 et de la délégation sénatoriale à la prospective à partir de 2011. Il est par ailleurs membre des groupes d'amitié France-Italie et France-Monaco.

Au Sénat, il milite pour la cause qu'il n'a de cesse de défendre tout au long de sa carrière d'élu : la préservation de l'environnement marin et la défense des espèces menacées. Membre suppléant du Conseil national de la mer et des littoraux à partir de 2011, il se bat plus particulièrement pour la protection de la mer Méditerranée qui, selon ses mots lors de la séance publique du 27 janvier 2009, « ne représente que 0,7 % de la surface des océans » mais constitue « un réservoir majeur de la biodiversité ». Il avait fondé dès 1989 l'association SOS Grand Bleu afin de défendre les mammifères marins en Méditerranée. Cette association avait été à l'origine de l'aboutissement du projet Pelagos avec la signature en 1999 d'une convention de protection des mammifères marins entre la France, l'Italie et Monaco : un espace maritime sanctuarisé de plus de 87 500 km2 avait alors vu le jour au large de la Corse.

À la Haute Assemblée, René Vestri dénonce le massacre des baleines en 2010 et préconise l'inscription du thon rouge à la convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction. Lors de la discussion sur la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement en 2009, il recommande aussi l'adoption de mesures de lutte contre les pollutions marines, telles que le développement de zones de mouillages propres pour les plaisanciers. Fondateur d'une école départementale de la mer à Saint-Jean-Cap-Ferrat, il plaide par ailleurs constamment pour une éducation des jeunes générations à la préservation de la Méditerranée. Il propose également, à l'occasion du débat sur la politique de l'État de gestion des ressources halieutiques en 2009, l'élaboration d'un « plan d'avenir pour la pêche ».

Membre de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation de 2009 à 2011, le maire de Saint-Jean-Cap-Ferrat se préoccupe en outre des collectivités territoriales. Il s'exprime notamment au sujet de leur réforme en 2009 et 2010 : il défend leur liberté d'association pour mutualiser leurs moyens.

Il s'intéresse aussi à des sujets variés à la Haute Assemblée. Il prend ainsi la parole en séance publique sur le service civil volontaire (2009), les droits des personnes placées en garde à vue (2010), la retraite des anciens combattants (2010) ou l'indépendance des rédactions des organes de presse (2011). Il vote par ailleurs la loi généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d'insertion en 2008, la loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet en 2009, la loi de réforme des collectivités territoriales en 2010 et la loi constitutionnelle sur l'équilibre des finances publiques en 2011.

Il est cependant inquiété par la justice dans le cadre d'une affaire de corruption présumée liée à la construction d'une tour à Monaco. Ainsi, en janvier 2010, le bureau du Sénat autorise la levée de son immunité parlementaire. Puis, en avril de la même année, il est mis en examen pour blanchiment en bande organisée, trafic d'influence et association de malfaiteurs.

Sa mise en examen conduit à son exclusion du groupe UMP du conseil général des Alpes-Maritimes. Sa dissidence de l'UMP s'était déjà affirmée en décembre 2008 : il avait échoué à se faire élire à la présidence de l'assemblée départementale contre le candidat officiel du parti, le député Éric Ciotti, premier adjoint au maire de Nice Christian Estrosi. René Vestri se voit également retirer l'investiture de l'UMP pour les élections cantonales de mars 2011. Il se présente malgré tout mais il perd son siège de conseiller général : il est battu par le candidat investi par l'UMP, Xavier Beck, maire de Cap-d'Ail. À la suite de cette défaite, René Vestri décide de quitter l'UMP en février 2012.

Il disparaît brutalement le 6 février 2013 à Paris. Âgé de soixante-quatorze ans, il succombe à un malaise cardiaque, alors qu'il avait encore pris part la veille aux travaux de la commission sénatoriale du développement durable. Il est remplacé au Sénat par Hélène Masson-Maret, adjointe UMP au maire de Grasse et deuxième sur la liste que conduisait René Vestri aux élections de 2008.

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Photo de M. René VESTRI, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Etat-civil
Né le 25 octobre 1938
Décédé le 6 février 2013
Profession
Entrepreneur de travaux publics
Département
Alpes-Maritimes