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    François-Simon-Jules Suisse, dit Jules Simon

 

Jules Simon est né le 27 décembre 1814. Agrégé de philosophie, il enseigne tout en étant attiré par la politique. Il est élu représentant en 1848 et siège à la gauche modérée avant de brièvement rejoindre le Conseil d'Etat en 1849, puis de reprendre l'enseignement. Il est suspendu de ses fonctions à la Sorbonne le 10 décembre 1851 en raison de commentaires publics sur les événements du 2 décembre, puis radié de la liste des professeurs pour avoir refusé de prêter le nouveau serment.

Il entre au Conseil législatif en 1863 comme représentant de la Seine puis est élu député de la Gironde en 1869 et de la Marne en février 1871, peu de temps avant d'entrer dans le premier cabinet Thiers comme ministre de l'instruction publique. Il démissionne en avril 1873 et redevient alors député. A la Chambre , il défend l'Université, vote contre la démission de Thiers, contre le septennat et pour les lois constitutionnelles.


Le 16 décembre 1875, il est, le même jour, nommé membre de l'Académie française et élu sénateur inamovible.

Le 13 décembre 1876, Mac Mahon lui demande de former le cabinet. Sa démission le 16 mai 1877 provoquera la « crise ».

De retour au Sénat - candidat à sa présidence en 1880, il est battu par Léon Say -, il consacre de plus en plus son activité parlementaire aux questions de l'éducation et de l'Université. Il intervient contre l'article 7 du projet de loi relatif à la liberté de l'enseignement. Rapporteur du projet de loi sur la laïcité et l'obligation scolaire, il tente de substituer à « l'instruction civique » l'enseignement « des devoirs envers Dieu et envers la patrie ». En 1891, il fait des interventions remarquées lors de la discussion du projet de loi réglementant le travail des femmes et des enfants.

Jules Simon disparaît en 1896. Le président Emile Loubet lui rend hommage et souligne son action en faveur de la tolérance et des plus malheureux.