1914-1918 : LA GRANDE GUERRE VUE DES COMMISSIONS DU SENAT | |
Le ravitaillement de l'armée en vin | |
| Avant-guerre, la France consomme 60 millions d'hectolitres de vin par an. Avec le premier conflit mondial et la stabilisation du front dans les régions vinicoles du nord-est du pays, la production atteint péniblement 35 à 40 millions d'hectolitres. Or, il est impensable de priver les soldats de leur ration quotidienne de vin, qui participe au maintien du moral des troupes. Les sénateurs veillent à ce que ce ravitaillement ait lieu, tant en quantité qu'en qualité. |
Mais en 1915, ces vins achetés par l'intendance se révèlent « abominablement mouillés », si bien qu'il faut les couper avec des vins du Roussillon, et demander aux stations œnologiques du Midi de veiller à la qualité des prochaines importations. Le budget que l'armée consacre à cette dépense est relativement important, d'autant que le prix du vin est en hausse, à cause de la spéculation et des problèmes de transport. Chaque année, il faut procéder à des réquisitions et à des achats à l'étranger. Outre l'Espagne, la Grèce fournit également du vin, notamment aux soldats opérant à Salonique. Les sénateurs s'interrogent sur l'opportunité de se ravitailler auprès de l'Italie, qui dispose de très grandes quantités de vin, à très bas prix. | |
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