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La Grande guerre vue des commissions du Sénat : les troupes françaises à Salonique


"La campagne d'Orient" 
Cartes T.8-S195275

En 1915, la coalition franco-britannique doit se replier à Salonique (aujourd'hui Thessalonique) après sa défaite dans le détroit des Dardanelles.

La décision du Cabinet Briand d'ouvrir un second front, de Salonique aux Balkans, est constamment dénoncée par les membres des commissions sénatoriales. Ainsi, CLEMENCEAU et BERENGER ne manquent jamais de souligner que l'effort ainsi consenti - outre qu'il implique pour la Triple Entente une intense activité diplomatique en liaison avec la Serbie et la Roumanie - intervient au détriment du front ouvert dans le nord et l'est de la France.

A l'automne 1915, plusieurs contingents, issus notamment des colonies sont envoyés à Salonique, où l'installation d'une base se révèle assez difficile car les infrastructures civiles et militaires sont peu nombreuses et mal adaptées au débarquement de 400 000 militaires (dont 150 000 soldats de l'armée française). Le manque d'hommes et de moyens est tel que les sénateurs DECKER-DAVID et LE HERISSE puis DEBIERRE se rendent sur place en 1915 et 1916 et alertent le Sénat et le Gouvernement sur l'état matériel des troupes et leurs conditions sanitaires.

Les sénateurs s'inquiètent d'autant plus des risques sanitaires que, Salonique devenant un camp retranché, le front des Balkans s'enlise dans une guerre de tranchées jusqu'en 1918. L'armistice mettant fin au conflit sur le front d'Orient est signé à Salonique le 29 septembre 1918. Une partie de l'armée d'Orient est alors repliée en Crimée. La démobilisation des soldats n'intervient qu'en 1919.