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Actes du colloque Afrique du Sud



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Actes du colloque Sénat-Ubifrance

« La nouvelle Afrique du Sud des Affaires »

Jeudi 3 juillet 2008

Palais du Luxembourg

Sous l'égide de Christian PONCELET, Président du Sénat

Sous l'égide du groupe interparlementaire d'amitié France-Afrique du Sud

Allocutions d'ouverture

M. André FERRAND,
Sénateur représentant les français établis hors de France, Président du groupe interparlementaire France-Afrique du Sud

Mme l'Ambassadeur devrait nous rejoindre dans quelques minutes. Mme le Conseiller, Monsieur le Représentant , Directeur Général d'Ubifrance, Messieurs les Chefs de missions économiques, Messieurs les Présidents des Conseillers du Commerce extérieur, Mme la directrice de la Chambre de commerce franco-sud africaine, Chers collègues sénateurs, Chers collègues conseillers du commerce extérieur, je m'adresse à vous en tant que Sénateur, Président du groupe d'amitié France Afrique du Sud et Vice-Président du Comité National des Conseillers du commerce extérieur de la France. Mesdames et Messieurs, permettez-moi de me réjouir, avec tout le pays, et avec toutes celles et ceux dans le monde, de la libération de notre compatriote franco-colombienne Ingrid Betancourt. C'est un événement extraordinaire et nous pouvons en être satisfaits. Le Sénat est heureux d'accueillir aujourd`hui ce nouveau colloque économique sur l'Afrique du Sud. Je précise que j'ai l'honneur de représenter et de parler au nom de M. Christian Poncelet, Président du Sénat. Il aurait été ravi de vous recevoir comme il l'a fait voici deux ans. Il va vous expliquer, par mon intermédiaire, qu'il regrette beaucoup de ne pas être là aujourd'hui :

« Le Sénat est très heureux d'accueillir aujourd'hui ce nouveau colloque économique sur l'Afrique du sud, deux ans après l'intéressante rencontre que nous avions organisée sur cette région, toujours avec nos amis d'Ubifrance.

Nous étendons un peu, cette fois-ci, notre cadre de réflexion, puisqu'une partie de la réunion va être consacrée à quelques pays limitrophes, ce qui justifie la présence parmi nous de nos deux Chefs de mission économiques à Johannesburg et à Luanda.

Permettez-moi, avant d'aborder les thèmes d'aujourd'hui, de vous exprimer mes regrets de ne pouvoir être parmi vous ce matin, en raison des contraintes du travail parlementaire. Nous sommes en session extraordinaire et le calendrier est très chargé. Nous travaillons en ce moment jour et nuit.

C'est pourquoi j'ai confié le soin de vous délivrer ce message à un des meilleurs connaisseurs de l'Afrique du sud, mon Collègue et ami, M. André Ferrand, qui préside le groupe sénatorial d'amitié avec ce pays.

Comme je l'ai souligné, voilà deux ans, le Sénat connaît bien l'Afrique du Sud. La seconde chambre -le « Conseil national des Provinces »- est un des membres fondateurs de l'Association des Sénats et Secondes chambres d'Afrique et du Monde arabe.

Son engagement contribue utilement à la promotion du bicamérisme et de la démocratie locale en Afrique australe : l'inlassable défenseur du bicamérisme que je suis ne peut que s'en féliciter.

Les grands opérateurs publics français et de grandes institutions consulaires -le Ministère de l'Economie et des Finances, le MEDEF international, la Chambre de commerce et d'industrie franco-sud-africaine ou les Conseillers du commerce extérieur de la France, pour n'en citer que quelques uns- organisent ou participent en effet périodiquement à des rencontres économiques France-Afrique du Sud. Le dernier Forum d'Affaires organisé à Johannesburg, en présence de Mme Lagarde, en est l'illustration.

Cela étant, les relations économiques et commerciales entre la France et l'Afrique du Sud, quoiqu'en progression depuis une dizaine d'années, ne se sont pas développées au même rythme que nos contacts politiques. Elles gagneraient à être renforcées, notamment dans quelques secteurs-phares où l'expertise française n'est plus à démontrer, y compris celle des PME : l'eau et l'assainissement, par exemple, le BTP, les activités connexes de la filière électronucléaire, la santé, etc.

L'Afrique du Sud -je le rappelle- a été choisie pour organiser en 2010 la Coupe du monde de football : c'est l'occasion d'un vaste chantier mobilisant d'énormes capitaux, nécessitant des investissements lourds et entraînant la création de nombreux emplois, où la France doit se positionner à un niveau suffisant.

Valorisons également notre savoir-faire en matière d'aménagement du territoire et d'équipements structurants, un secteur où les collectivités territoriales sud-africaines, moins expérimentées, sont particulièrement demandeuses.

Alors que l'information économique relative à l'Afrique du Sud et aux nombreuses opportunités qui y existent, est facilement accessible et largement diffusée, il importe donc de se mobiliser.

Ce pays est aujourd'hui la première puissance économique africaine, avec un volume d'importations de 60 milliards d'euros, un taux de croissance de près de 5% et d'immenses projets d'infrastructures sur les 5 ans à venir.

Je souhaite à tous, chers amis, d'excellents travaux, en espérant que vous garderez de votre passage au Sénat un très bon souvenir et que vous y reviendrez. 

Merci et bienvenue à tous au Sénat.

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