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Actes du colloque Afrique du Sud



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Intervention

M. André FERRAND,
Sénateur, Président du Groupe interparlementaire France - Afrique du Sud,
Vice-Président du CNCCEF

Je me suis réjoui tout à l'heure de votre prochaine arrivée Mme l'Ambassadeur. Maintenant, j'ai le plaisir de vous avoir en face de moi et de vous saluer. Je suis heureux de la présence de notre Ambassadeur de France en Angola. Lors de ma récente visite en Angola, je me suis rendu compte de l'enjeu important de ce pays. J'ai regretté, avec beaucoup d'autres, que hors secteur pétrolier, la présence des entreprises françaises soit relativement modeste.

Je pense que les exercices comme celui d'aujourd'hui vont contribuer à modifier ce panorama.

Je regrette pour nos hôtes venus de l'étranger de ne pas pouvoir les recevoir dans un cadre plus vaste. Nous sommes dans la période des lois de règlement du budget 2007 et la commission des finances travaille en continu dans la salle que nous convoitions. Les séances doivent être publiques et médiatisées. Lorsque la date de notre colloque a été arrêtée, l'opération menée actuellement par la commission n'était pas connue. J'en suis désolé mais je suis rassuré de constater que chacun peut disposer d'une place pour s`asseoir.

Ayant passé vingt années sur le continent africain, et dans l'océan indien, je suis particulièrement sensible à la coopération entre la France et les pays africains. Je suis conscient, je viens de le dire à propos de l'Angola, de l'enjeu extraordinaire que représente cette partie australe. Voici quelques semaines, j'étais à Kinshasa, en RDC. Mon discours au sujet de l'Angola s'applique encore plus à la RDC, même s'il ne s'agit pas de pétrole. Les potentialités sont gigantesques. Je le souligne pour les représentants des entreprises françaises ici présents. Bien que la RDC ne soit pas l'objet du colloque de ce jour, vous pouvez être sensibles à l'aspect francophone de sa population qui totalise 60 millions d'habitants. Je crois qu'il est bon de signaler ici l'importance de l'enjeu que représente la RDC.

Je considère la formation comme un aspect essentiel. Tout d'abord la formation scolaire. Je m'envolerai la semaine prochaine en direction de Johannesburg, en tant que Président du groupe d'amitié France Afrique du Sud du Sénat. J'accompagnerai Mme Rama Yade pour célébrer le résultat d'une belle aventure : la coopération entre le lycée Jules Verne, le lycée français de Johannesburg, et le Nelson Mandela Children Fund . Ces établissements effectuent des activités ensemble. Des classes bilingues ont été mises en place. Nous avons donné des bourses à des enfants sud africains issus des catégories les moins favorisées pour qu'ils soient accueillis dans ces classes bilingues. Nous avons également créé, à l'occasion de la coupe du monde de rugby, l'opération Jeune Planète Rugby. Nelson Mandela sera au lycée français de Johannesburg mercredi prochain. Si cette forme de coopération n'est pas liée à notre coopération économique, elle peut néanmoins être un support important. J'appelle toutes les entreprises présentes en Afrique du Sud à s'intéresser à ce sujet.

Je souhaite vous parler de formation professionnelle et technique. Voici deux ans, lors de leur présentation, certains des représentants d'entreprise, dont ceux de Ratp Développement et de Bouygues, ont exprimé leurs difficultés. Ils ont mis en avant le problème de la formation professionnelle et technique, qu'il s'agisse de celle des ouvriers spécialisés, du middle management, des chefs de chantier etc, jusqu'à celle des ingénieurs. M. October, le représentant de la DTI était présent. Nous avons réfléchi aux possibilités, pour les entreprises françaises présentes en Afrique du Sud, de mutualiser et de pérenniser les opérations de formation. Après un voyage avec Mme Lagarde, des échanges ont été établis. Nous avions même imaginé que les OFFSET puissent financer ces opérations de formation. Cela signifiait la création de lycées techniques, d'IUT. Depuis, beaucoup a été fait. Je sais qu'Areva a une grande action dans ce domaine. Mais je regrette que les opérations de mutualisation n'aient pas eu lieu. Le maître d'oeuvre d'un tel projet n'a pas été trouvé. Il s'agissait pour les différents services de l'Etat comme l'Education Nationale, les Affaires Etrangères et les Finances, de se mettre ensemble afin de nouer un partenariat avec les entreprises. L'objectif aurait été de monter une grande opération française de coopération intégrée, complète et pérenne. J'ai constaté que l'offre de formation faisant le plus défaut concernait le middle management. Le produit IUT est tout à fait adapté à ce type de fonction.

J'espère ne pas vous avoir déçu en centrant mon propos sur la formation professionnelle et technique. J'insiste sur ce point car si nous étions capables de monter de telles opérations avec l'Afrique du Sud et l'Angola, les résultats seraient remarquables pour nos entreprises. Je vous remercie de votre attention.

I - La nouvelle Afrique du Sud et l'Afrique Australe : quelle intégration économique ?

Yves de RICAUD,
Chef des Services économiques en Afrique Australe, Chef de la Mission économique à Johannesburg
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