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Colloque Moyen-Orient



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2. La finance islamique constitue un moyen de diversifier les sources de financement
a. Sa croissance est soutenue et s'intègre dans le système financier international.

Dans le Golfe, la finance islamique représente environ 20 % des actifs bancaires et bénéficie d'un fort soutien de la part des gouvernements, qui souhaitent avoir accès à ces fonds pour les investir dans de grands projets.

Evoluant dans des marchés très liquides, les banques islamiques sont en recherche d'actifs. Or, aujourd'hui, le financement de projet est par nature tout à fait adapté à cette recherche.

La banque islamique couvre progressivement l'ensemble des besoins financiers des entreprises et des particuliers, dans le cadre :

· de la banque de détail et de la gestion de trésorerie ;

· des marchés de capitaux, avec des produits tels que les Sukuks, c'est-à-dire des obligations islamiques ;

· des financements spécialisés ;

· des investissements et de la gestion d'actifs.

Par ailleurs, ces produits s'intègrent mieux dans plusieurs tranches de financements.

La banque islamique présente également des techniques financières adaptées aux structures de projets, comme :

· l'Istisna'a et le crédit-bail sur actifs à construire ;

· l'achat et le crédit bail ;

· le Murabaha et le Tawarruk, prêts ou dépôt ne donnant pas lieu à des intérêts mais à des profits sur des achats et des reventes.

Grâce à une plus grande maîtrise de ces techniques, les banques islamiques disposent aujourd'hui d'une meilleure réputation et d'une compétence reconnue. En outre, le cadre juridique est désormais sécurisé.

b. Quelques exemples de succès

Alors que les premières opérations mettaient en jeu des montants peu élevés ainsi que des banques islamiques très spécialisées, d'importantes transactions ont désormais été réalisées par des banques conventionnelles. Aujourd'hui, la taille de ces banques est de plus en plus importante et elles regroupent des acteurs très diversifiés, sur des périodes plus vastes.

Etant donné l'importance de ces transactions, le mode de financement islamique est devenu incontournable au sein de tous les grands projets, d'autant plus que les problèmes de liquidités et de parité des prêteurs sont désormais résolus.

En outre, les financements de projets islamiques font intervenir un large panel d'investisseurs (banques islamiques et conventionnelles, fonds, etc.)

Par conséquent, nous estimons que le poids des financements islamiques dans les projets est susceptible d'augmenter fortement. La place des projets financés par les Etats assure en effet une part conséquente aux tranches islamiques. Par ailleurs, la nécessité de trouver un écho favorable auprès du public pour diversifier les sources de financement favorise le développement de structures islamiques sophistiquées. Enfin, la volonté de répondre aux attentes d'un public demandeur de produits islamiques incite les entreprises à développer des financements « Sharia'a compliant »

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