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Débat

Claude FOULON, Chef de projet, Agri Agro Environnement

J'ai un projet de fibres végétales tropicales. Je recherche un partenariat dans ce pays. Si des personnes dans cette salle s'intéressent à mon projet qui s'inscrit dans le cadre du développement durable, je les prie de me contacter.

Philippe BELIARD, Directeur commercial, Europ Assistance IHS

Que conseillez-vous le plus : un partenariat avec une société locale ou une implantation en propre ? En cas d'implantation en propre, existe-t-il des limites au capital qui peut être détenu par une entreprise étrangère ?

Eric LE DREAU, Avocat, Indochina Legal

L'investissement étranger est traditionnellement réservé au domaine industriel pour production ou pour exportation, dans le cadre de joint ventures ou de détentions à 100 %. Depuis l'adhésion du Vietnam à l'OMC, la feuille de route est claire avec la possibilité d'investir dans le secteur des services qui permet d'investir à 100 % en capitaux étrangers. Certains investissements sont conditionnés. Il convient donc de consulter les autorités très en amont.

Jean-Louis POLI

Les impossibilités sont très limitées. Elles concernent notamment les services financiers.

De la salle, responsable d'un Master Droit des affaires internationales

Il convient de citer parmi les atouts du Vietnam la législation récente : loi sur les entreprises, loi sur l'investissement étranger, décret sur le partenariat public-privé. Nous sommes régulièrement interrogés par des investisseurs et des entreprises qui recherchent des personnes qualifiées. Pour répondre à cette demande, ne serait-il pas souhaitable de créer un consortium de compétences ? Je pense qu'un tel projet serait de nature à rassurer les entreprises ou à les inciter à se lancer.

Philippe CITROEN, Directeur général, Systra

La France finance partiellement le projet de métro de Hanoï. Pendant la Semaine Française, nous assisterons à la pose de la première pierre de ce métro. Avec de la patience et de la ténacité, nous pouvons avancer avec les autorités locales. Le Vietnam aura d'autres projets d'envergure à mener et il conviendra de les suivre de près.

Yves PERRAUDEAU, Université de Nantes

Nous sommes présents au Vietnam depuis une vingtaine d'années via nos formations. Des représentants de Total participent à nos enseignements dans le domaine bancaire et dans le domaine de la logistique. Cette formation permet ensuite de s'appuyer sur nos étudiants, ce qui facilite le travail de nos entreprises.

Bruno AUDOU, Conseiller municipal, Mairie de Bourg-la-Reine

Est-il prévu que le document cadre de partenariat (DCP) entre la France et le Vietnam soit reconduit ?

Jean-François GIRAULT

Le DCP sera renouvelé en 2010 suivant les mêmes priorités à quelques évolutions près (changement climatique, développement durable, formation). Je viens de transmettre à Paris le projet de document. Je rappelle qu'il doit recevoir au préalable l'accord de nos partenaires vietnamiens. Il sera limité à une durée de trois ans, c'est-à-dire pour la période 2011-2013, pour nous recaler sur le document stratégique européen qui sera renouvelé en 2014.

Lionel ARBET, Sales & Marketing Manager, Consolis

Concernant les infrastructures ferroviaires, j'ai entendu dire que les financements japonais étaient très importants au Vietnam notamment dans le domaine de la grande vitesse. Reste-t-il néanmoins de la place pour les entreprises françaises, notamment pour le métro de Hô-Chi-Minh-Ville ?

Jean-Michel CALDAGUES

Le projet est encore ouvert d'autant que l'Assemblée vietnamienne a émis des réserves sur le projet japonais de grande vitesse.

Christian PONCELET

La France fait-elle des propositions sur le métro et sur le TGV ?

Jean-Michel CALDAGUES

Concernant la grande vitesse, je n'en suis pas certain. En revanche, la France est présente sur les projets de rénovation de lignes ferroviaires.

Yves MOUILLET, Area Manager Asia, Alstom

Pour l'instant, le groupe Alstom ne s'intéresse pas de près au projet de grande vitesse d'autant que le projet a été reporté par l'Assemblée vietnamienne. En ce qui nous concerne, nous cherchons à intervenir de manière raisonnable sur le projet de métro de Hô-Chi-Minh-Ville. Nous répondons notamment dans le domaine de la signalisation ferroviaire. Les Japonais ont essayé d'imposer leur standard, pour l'instant sans succès. Pour l'heure, nous remettons des offres de sous-traitance à des firmes japonaises.

Christian PONCELET

Avons-nous fait une contre-proposition, sachant que le débat qui a eu lieu au sein de l'Assemblée nationale vietnamienne ?

Yves MOUILLET, Area Manager Asia, Alstom

C'est un très grand projet qui se chiffre à 56 milliards de dollars. Le groupe Alstom est intéressé par tous les projets de développement de la grande vitesse mais le problème réside dans le financement du projet.

Christian PONCELET

Compte tenu de l'ampleur du projet, nous pourrions faire une proposition par tranches.

Jean-François GIRAULT

Les Vietnamiens n'ont pas encore pris la décision de la grande vitesse en raison de l'ampleur financière du projet. C'est aussi pour des raisons pratiques que le projet n'a pas encore émergé compte tenu de la topographie du pays.

Jean-Claude ETIENNE

Je souhaite apporter mon témoignage sur les liens qui unissent la France et le Vietnam. Mes anciens élèves m'ont envoyé un dictionnaire des termes techniques utilisés dans le domaine médical. De telles initiatives sont l'occasion de créer un pont culturel qui doit trouver un prolongement dans le domaine économique et commercial.

Lors de la Semaine Française de novembre, je me demande si le domaine médical sera abordé. A ce sujet, je tiens à signaler l'appétence de nos amis vietnamiens pour la technologie, en particulier dans la prise en charge des malades et pour tout ce que l'industrie française peut proposer dans le domaine des nanotechnologies.

Madame WARTEL, Chef de projet-Services Événements Spéciaux UbiFrance

Les hautes technologies font partie des secteurs qui seront approchés pour l'organisation de la Semaine Française.

Jean-François GIRAULT

Nous ouvrirons en octobre 2010 l'université des sciences et technologies de Hanoï visant à former des ingénieurs et des docteurs qui seront demain les moteurs de la croissance industrielle. Parmi les six facultés de cette université, les deux premiers masters que nous ouvrirons en octobre prochain porteront justement sur les nanotechnologies et les biotechnologies. Par ailleurs, il convient de souligner que le secteur pharmaceutique est le deuxième poste d'exportation français au Vietnam après l'aéronautique. Ces entreprises ne se contentent pas de vendre au Vietnam mais fabriquent au Vietnam pour réexporter ensuite dans les pays de la région.

Nicolas POIROT, Directeur général Vietnam, Air Liquide

Nous avons démarré deux usines de production au cours des deux dernières années. D'autres grands groupes arrivent dans le pays, comme le leader mondial des semiconducteurs auquel nous fournissons de l'azote. Les Coréens installent des usines de téléphonie mobile au nord du Vietnam. Nous voyons arriver de nombreux projets que nous soutenons avec nos gaz industriels. Les Français sont pour l'heure peu nombreux et nous souhaitons qu'ils soient plus présents. Par ailleurs, les entreprises étrangères se focalisent souvent sur le Sud du Vietnam mais le Nord est tout aussi intéressant pour l'industrie.

Jean-Michel CALDAGUES

Le centre du pays est aussi très attractif.

Christian PONCELET

Le Vietnam est confronté à des difficultés importantes pour exploiter ses forêts car celles-ci ont été martyrisées par les conflits. Or l'ONF a mis au point une technique pour repérer les éclats dans les tronçons. C'est donc une coopération à développer. J'espère par ailleurs que la grande distribution française ne commercialisera pas que des produits d'origine chinoise.

Madame WARTEL

Je remercie Monsieur le président du Sénat, Messieurs les ambassadeurs ainsi que les conférenciers pour leur présence. Je vous encourage à nous rejoindre au mois de novembre pour la Semaine Française de Hanoï.