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L'Égypte, la Libye et la Tunisie un an après les « printemps arabes »

Rapport d'information de MM. Philippe MARINI, Yvon COLLIN, Aymeri de MONTESQUIOU, Roland du LUART, Michel BERSON et Jean-Vincent PLACÉ, fait au nom de la commission des finances n° 636 (2011-2012) - 4 juillet 2012

Une délégation de la commission des finances du Sénat a effectué une mission d'information en Egypte, Libye et Tunisie du 18 au 24 mars 2012, trois pays du Sud de la Méditerranée ayant connu des changements politiques majeurs au printemps 2011. Elle a voulu apprécier, un an après les « printemps arabes », la situation économique et politique de ces pays, tout en exprimant sa confiance dans les processus démocratiques en cours.

En Egypte, si les élections législatives et présidentielle se sont tenues aux dates prévues, l'armée conserve un rôle politique majeur, en l'absence de définition du nouveau cadre constitutionnel. Début juillet 2012, les incertitudes politiques renvoient à une date ultérieure les réformes économiques structurelles, ainsi que la conclusion des négociations avec les bailleurs multilatéraux.

En Libye, les élections du 7 juillet 2012 ont été les premières organisées dans un cadre pluraliste depuis quarante ans. A l'heure de la reconstruction, la France doit mieux tirer profit au plan économique de son soutien de la première heure à la résistance libyenne, au moment où la production d'hydrocarbures a pratiquement retrouvé son niveau d'avant-guerre.

La France et la Tunisie entretiennent des relations privilégiées, dont rend compte notre place de premier investisseur étranger et premier partenaire commercial de ce pays. Dans l'attente de l'achèvement du processus de transition politique, les acteurs de la « troïka » au pouvoir ont manifesté leur attachement aux droits de l'homme et aux valeurs démocratiques.

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