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1 C'est notamment le cas avec la technique dite du "fond bleu" : le présentateur est filmé sur fond bleu. Le bleu -la courbe représentant le signal électrique qui correspond au bleu- est remplacé par une autre image (une carte météo par exemple).

2 La discrétisation consiste à traduire un phénomène continu (deux intensités de courant ou de lumière par exemple), par des éléments discontinus, par exemple des nombres

3 La numérisation binaire consiste à n'utiliser que deux chiffres : 0 et 1. Le chiffre 2 s'écrit par exemple 10 (un et zéro), le chiffre 3 s'écrit par exemple 11 (un et un), le chiffre 4 s'écrit 100 (un, zéro, zéro), le chiffre 5 s'écrit 101 (un, zéro, un) et ainsi de suite...

4 Pierre Laffitte, rapport sur La France et la société de l'information : un cri d'alarme et une croisade nécessaire, n° 3335 Assemblée nationale (10e législature) et n° 213 Sénat (1996-1997)

5 Le mot est d'ailleurs ambigu. Il s'agit plutôt d'un modèle géométrique, c'est-à-dire plus un modèle au sens de modélisme, qu'un modèle au sens physique ou mathématique qui décrit, par des équations, la réalité d'un phénomène. La "modélisation" est sans doute, au départ, une mauvaise traduction de l'anglais alors qu'il s'agit de "modeler" un objet à l'aide d'un "modeleur".

6 Un algorithme est un ensemble de règles et d'opérations qui permettent de fournir la solution à certains problèmes mathématiques et de décrire des enchaînements.

7 Cette technique est utilisée notamment au Futuroscope.

8 M. Jean-Paul Papin, médecin chef des services à la direction générale de l'armement, définit la réalité virtuelle par " la règle des cinq I :  Immersion d'un sujet dans un monde Imaginé et créé Informatiquement qui, grâce à des Interfaces, donne l'Illusion de percevoir et d'agir comme dans le monde réel "

9 Philippe Coiffet, Mondes imaginaires, Thermes, 1995, p. 14

10 Le premier casque réalisé en 1989 pesait 2,4 kg. Ce poids a été ramené à environ 900 g.

11 Afin de supprimer la rémanence, il est nécessaire d'avoir un rythme de défilement d'images très rapide : la norme courante, à la télévision par exemple, est de 25 images par seconde (les dessins animés japonais ont 14/16 images par seconde, ce qui donne des mouvements saccadés), mais il faudrait doubler la vitesse, soit 50 images par seconde sur chaque œil, soit 100 images par seconde. Or, ce rythme est difficile à réaliser sur les écrans de taille réduite qui font appel à des techniques d'illumination de pixels, souvent par cristaux liquides, très différentes et, pour l'instant, beaucoup moins performantes que les techniques classiques des tubes cathodiques

12 Les capteurs utilisent en général un champ magnétique (mais il existe aussi des "traqueurs" de tête à ultrasons). Un émetteur est disposé à différents points de la tête. Le signal est reçu par le récepteur qui détermine la position du récepteur par rapport à l'émetteur. Ces données sont transmises au calculateur qui évalue une nouvelle direction de la tête et peut afficher sur l'écran une nouvelle scène correspondant à la nouvelle direction (il est fait l'hypothèse que le regard est fixe et perpendiculaire à l'axe de l'image et que tout mouvement de la tête induit par conséquent une modification du regard, donc de l'image). Des techniques plus sophistiquées encore sont expérimentées pour suivre, par un système optique, le regard lui-même.

13 Philippe Coiffet, Mondes imaginaires, Hermès. Cette affirmation n'est d'ailleurs valable que pour un certain type d'applications parce qu'il peut être très utile de disposer d'images non interactives pour étudier un dispositif (réacteur nucléaire par exemple).

14 Le principe en est simple : lorsque la fibre est droite, il n'y a pas d'atténuation de la lumière transmise, quand la fibre se plie (au niveau des articulations), la lumière envoyée dans la fibre concernée est absorbée de manière proportionnelle à l'angle de pliure, ce qui permet de connaître cet angle, par mesure du courant délivré par un phototransistor qui traduit la lumière en courant. L'information est ainsi transmise au programme informatique qui fera plier l'articulation correspondante de la main virtuelle de la même valeur.

15 On se souvient de l'échec de la Renault 14 dû à la fois à une erreur de communication (la "poire") et une mauvaise accessibilité du moteur : les garagistes firent rapidement une contre-publicité sur cette voiture...

16 Salon Imagina, Monte Carlo, février 1996

17 cf. L'envol de vaches et de tracteurs ou l'éclatement d'une grange, aspirés par la tornade. La grange, entièrement en images de synthèse, est "construite" par superposition de 1000 rectangles représentant les lattes de bois. Un modèle de tourbillon d'air est réalisé et appliqué à la maquette numérique : les lattes explosent sous le choc. Tout est réalisé en images de synthèse. Le plan réellement filmé est celui où les acteurs s'abritent derrière leur voiture, sur un chemin dans un champ. Le ciel est noirci en matte painting et la grange en images de synthèse est incorporée à l'image finale.

cf. Démonstration au Salon Imagina, Monte Carlo, février 1997.

18 Richard Edlund, créateur des effets spéciaux de La guerre des étoiles, Batman, Ghost...

19 Notamment les sociétés Ex-Machina, Mac Guff Line ou Buf Compagnie qui réalisent plus de la moitié de leur chiffre d'affaires à l'étranger.

20 L'incrustation se fait par l'intermédiaire du procédé du fond bleu : l'acteur est filmé sur fond bleu, son image est ensuite détourée automatiquement : l'image n'est plus découpée, mais seuls les pixels non bleus sont conservés en mémoire. L'image ainsi obtenue peut être réutilisée dans une autre image (exemple : le vol des insectes dans les herbes dans Microcosmos : l'insecte est filmé sur fond bleu ou noir et son image est utilisée dans une prise de vue d'un pré, le mixage des deux donne l'image du vol d'un insecte comme s'il était suivi par une micro-caméra dans un pré).

21 Salon Imagina, Monte Carlo, février 1996, p. 294

22 Jan Kounen, Salon Imagina, Monte Carlo, février 1997, p. 325

23 Mickey a été créé en 1928. Les deux dessins animés phare Blanche Neige et Bambi, ont été dessinés en 1937 et 1942...

24 Le premier long métrage presque entièrement composé en images informatiques est Tron, en 1992, mais il n'avait pas bénéficié des conditions de lancement "Walt Disney".

25 Chiffres fin 1996, source Film français

26
Le court métrage Krakken, avec un animal sous-marin imaginaire entièrement réalisé en images de synthèse, est basé sur un logiciel équivalent développé cette fois par la société Ex-Machina, Écran total n° 34, 12 février 1997. Voir photo dans le "4 pages couleurs".

27 En 1996, Sega a lancé au Japon et aux Etats unis une extension de console permettant un accès Internet

28 La société CRYO a notamment développé pour son jeu Versailles 1685 un procédé mixte dit OMNI 3 D qui est un très bon compromis entre qualité d'images et fluidité du mouvement. En règle générale, le joueur se déplace dans un décor à images fixes, entre cases prédéfinies, dont la vue est précalculée et stockée. La technologie OMNI 3 D remplace cette case par un décor en forme de sphère creuse au centre de laquelle se tient le personnage qui peut voir dans toutes les directions. L'image sphérique est précalculée, mais la projection suivant l'angle de vision se déroule en temps réel, en réponse à la commande du joueur.

29 Pong est l'un des premiers jeux vidéo, mais le succès mondial des jeux d'adresse est venu avec "Archanoïdes", jeux où un point lumineux mobile devait frapper (détruire) des rectangles, et "Tétrix" jeu où des formes géométriques mobiles devaient s'emboiter entre elles dans des cases.

30 Type Goldfinger...

31 voir chap III section A, p. ...

32 Jean-François Colona, Expériences virtuelles et virtualités expérimentales, Réseaux n° 61, CNET, 1993

33 La géométrie fractale permet de représenter des formes dont les caractéristiques sont d'avoir la même structure à toutes les échelles. Ainsi, une montagne, un rocher, présentent-ils la même structure géométrique, la même fragmentation. L'irrégularité de la surface d'une montagne est le résultat de l'irrégularité de la surface de chaque élément qui la compose.

34 Jean-François Colona, op. cit.

35 Pendant la guerre du Golfe, les Américains qui sont les plus gros consommateurs d'images de synthèse, ont commandé des images du terrain au satellite d'observation Spot.

36 Les Echos, 12 mars 1997.

37 Voir également ci-dessous la formation médicale.

38 En 1995, une étude du CEA recensait 46 projets d'utilisation d'outils de réalité virtuelle dans le milieu médical.

39 Voir notamment les travaux du professeur Debry, du CHU de Strasbourg.

40 Voir notamment les travaux du professeur Marescaux, du CHU de Strasbourg.

41 Courrier international, n° 2902, 1996.

42 Cf. l'expérience de phobia project de l'Institut de technologie de Géorgie à Atlanta qui connaîtrait 90 % de réussite.

43 voir sur ce point la partie II-B : l'utilisation des images de synthèse dans le sport et l'encadré n° 8 sur le golf virtuel.

44
Le corps d'un condamné à mort américain, Joseph Paul Jernigan, exécuté au Texas, a été découpé par microsectionnements d'un millimètre, puis modélisé.

45 Voir notamment sur ce point une étude de Karine Chartel, réalisée par la direction des technologies avancées du Commissariat à l'Energie atomique : Utilisation des outils de réalité virtuelle dans le milieu médical. CEA Grenoble, septembre 1995.

46 Voir A du présent chapitre

47 Cité lacustre de Tenochtitlan, centre de l'empire aztèque, détruite par Hernan Cortes au XVIe siècle.

48 Les images ont été présentées au salon Imagina 1997. Voir photo dans le Quatre pages couleurs à la fin du chapitre II.

49 Voir chapitre II. B

50 En vertu de la loi n° 93-1282 du 6 décembre 1993 relative à la sécurité des manifestations sportives, les clubs et les municipalités sont invités à réaliser des films vidéo pour préconstitution de preuves. Cette loi est inspirée de textes existant au Royaume-Uni et aux États-Unis.

51 Les collectivités locales ont la charge de leur réseau propre (voirie départementale) et participent de plus en plus au réseau national d'infrastructures. Depuis la loi d'orientation des transports intérieurs (LOTI) du 30 décembre 1992, les régions ont la faculté de devenir les autorités organisatrices en matière de transport en commun. Dans les deux cas, routes et fer, la participation des collectivités locales est souvent contractualisée dans le cadre de contrats de plan État-Région. Les grandes opérations d'infrastructures bénéficient de financements mixtes (État, Région, ville) mais la part des collectivités locales est croissante ; elle dépasse souvent 50 %, voire 60 % (nouvelles lignes Météor et Éole à Paris et en région parisienne) ou même 80 % (pour les rocades de déviations de routes desservant le réseau national).

52 EDF est d'ailleurs à l'origine d'un "Club 3 D lumière" regroupant les fabricants, architectes, développeurs d'outils informatiques, syndicats professionnels et maîtres d'ouvrages, destiné à garantir des règles de conduite professionnelles.

53 C'est à Saint-Germain-en-Laye, sur la Place Royale, que fut tourné le film publicitaire de Renault Les citadines qui, pour la première fois, mêlait un décor réel et des véhicules virtuels : la place, filmée vide, fut animée par la circulation de voitures actuelles (numérisées) et futures (en images de synthèse).

54 Philippe Quéau, Introduction aux actes du Salon Imagina, 1995 et 1997

55 Voir notamment :

Rapport de M. Pierre Laffitte sur La France et la société de l'information : un cri d'alarme et une croisade nécessaire, Assemblée nationale n° 3335 (10e législature), Sénat n° 213 (1996-1997).

Rapport de M. Franck Sérusclat sur Les nouvelles techniques d'information et de communication : de l'élève au citoyen, Assemblée nationale n° 45 (11e législature), Sénat n° 383 (1996-1997).

Rapport de MM. Alain Joyandet, Alex Turk et Pierre Hérisson sur L'entrée de la France dans la société de l'information.

Rapport de M. René Trégouët sur Les nouvelles technologies de l'information et de la communication et l'évolution de la société française dans les prochaines années.

56 Salon Imagina, Actes, Monte Carlo 1995, p. 186

57 Comme on l'a vu (encadré n° 8, p. 61.), la société Visiotics compte aborder et prendre une part significative du marché mondial du practice de golf indoor évalué à 10 milliards de francs, avec un produit conçu et fabriqué par une équipe d'une vingtaine de personnes. Les embauches prévisibles concerneraient quatre ou cinq commerciaux.

58Dans l'esprit du public, il continue à y avoir une association entre la réalité virtuelle et le jeu. Les dangers de cette "paranoïa du jeu" (entertainment paranoïa) est que le monde industriel ne prend pas la réalité virtuelle au sérieux, et qu'il y a beaucoup de résistances, notamment au niveau des dirigeants. ", Virtual Reality, OVUM, 1996

59 Voir ci-dessus chapitres II.D "Coupe de bois virtuelle", et IV.A manœuvres militaires virtuelles

60 Françoise Charbit, CEA, op. cit.

61 Christian Caujolle, Encyclopedia Universalis

62 Salon Imagina 1995, Actes, p. 304

63 Françoise Charbit, CEA, op. cit.

64 L'équipe de la société "Pixar", à l'origine de Toy Story, est présentée comme "une tribu de surdoués de l'informatique et d'"ados prolongés", " un mélange de crânes d'œufs de l'informatique et de jeunes créatifs post adolescents ", Nouvel Observateur, 28 mars 1996.

65 Cette technique, dite de "motion capture", a été appliquée aux sauts de personnages dans La cité des enfants perdus et à la danse de Michael Jackson dans un vidéo clip. Le chanteur était muni de capteurs. Le mouvement était reproduit sur un squelette en images de synthèse qui, par conséquent, dansait comme la vedette.

66 Jean Rochefort et Richard Bohringer ont ainsi été scannérisés. Un film, Vingt mille lieues sous les mers, a été réalisé avec un capitaine Nemo, clone de Richard Bohringer.

67 Le succès est relatif. Après un an d'expérience, les ventes ont été très inférieures aux prévisions.

68 Salon Imagina 1995, Monte Carlo, p. 304.

69 Richard Edlund est l'une des figures des effets spéciaux. Il a été nominé en 1985 à l'Academy Award pour les effets spéciaux de la trilogie de La guerre des étoiles (La guerre des étoiles, L'empire contre attaque, Le retour du Jedi). Depuis dix ans, toutes les Majors américaines ont leur bureau d'effets spéciaux et sous-traitent en Europe notamment en France chez Médialab, Mac Guff Line, Dubois, Ex-Machina...

70 Jean-Pascal Marron, La réalité virtuelle à la lumière du droit, Technologies internationales n° 11, février 1995.

71 ibid.

72 Dans le cadre d'une campagne publicitaire presse et télévision pour les produits d'entretien "spray meuble O'cédar", la société Publicis avait utilisé une sculpture d'Henri Bouchard représentant une tête de nègre en marbre. Les juges ont considéré que " en procédant à la reproduction de la sculpture de l'artiste (...) dans le but commercial de mettre en valeur non pas la qualité de l'œuvre en elle-même, mais les effets d'un produit de nettoyage appliqué sur la sculpture au moyen d'un chiffon à poussière passé autour du cou du buste représenté, la société a porté atteinte au droit moral des ayants droit. " Ainsi, en l'espèce, la Cour a sanctionné et réparé à la fois l'atteinte portée aux droits patrimoniaux du fait de la représentation d'une œuvre sans référence au nom de l'auteur, ni autorisation des ayants droit, et l'atteinte au droit moral du fait de " la reproduction d'une sculpture selon des modalités indissociables avec le respect dû à un artiste et à son œuvre ".

73 La Cour de justice des Communautés européennes a également reconnu que " la protection des droits moraux permet aux auteurs et aux artistes de s'opposer à toute déformation, mutilation ou autre modification de l'œuvre qui serait préjudiciable à leur honneur ou à leur réputation. ", arrêt Phil Collins, aff c.92/92 et c 326/92, CJCE 20.10.1993.

74 voir chapitre II.D

75 Rapport de l'association Jurimatic de Montpellier sur les travaux de J-P Marron, Problématique de la responsabilité née des mondes virtuels, février 1994.

76 Un éditeur d'un ouvrage -papier- de botanique a vu sa responsabilité engagée car l'une des planches décrivant la flore avait pu induire le lecteur en erreur en menant l'un d'eux à confondre les carottes sauvages et la ciguë, provoquant ainsi son décès. Le Monde, 31 mai 1986.

77 La responsabilité liée aux atteintes au droit de la personnalité sera étudiée dans le 3. de la présente partie.

78 Association Jurimatic/J-P Marron, op cit.

79 voir notamment les rapports de Mme Frédérique Bredin, député, AN n° 228 (11e législature) et de M. Charles Jolibois, sénateur, Sénat n° 49 (1997-1998).

80 Toute personne qui contreviendra aux interdictions prononcées par l'autorité administrative est passible d'une peine d'emprisonnement d'un an et d'une amende de 100.000 francs

81 Loi n° 78.17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, et Directive 95/46/CE du 24 octobre 1995 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des donées à caractère personnel et à la libre circulation de ces données

82 " Toute obligation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'homme ou à la considération d'une personne est une diffamation " (ordonnance du 6 mai 1944).

83 L'acteur Gérard Depardieu s'était plaint de l'utilisation publicitaire d'une personne présentant avec lui une ressemblance frappante (Tribunal de grande instance de Paris, 17 octobre 1984).

84 Même si l'excès est la loi du genre, la caricature qui révèle une intention délibérée de nuire ou de nature diffamatoire est illicite.

85 Jean-Pascal Marron, Multimédia, réalité virtuelle et droit, Agence pour la diffusion de l'information technologique, 1995.

86 Philippe Quéau, Le virtuel, vertus et vertiges, 1993

87 Jean-Pascal Marron, op. cit.

88 Chantal Lebrun, Futuribles, novembre 1996.

89 Exemples et italiques tirés d'un article de la revue SVM, juillet/août 1991.

90 Si le processus est propre à la photo, l'idée, elle, est permanente. Le tableau Le sacre de Napoléon I par David comporte des personnages qui n'étaient pas présents au cours de la cérémonie.

91 A l'exception de la guerre du Viêt-Nam où les journalistes et photographes étaient relativement libres de leurs mouvements et de leurs reportages, au point d'être parfois intégrés dans des équipes de combattants, les images de guerre ont toujours été étroitement contrôlées. Cette liberté a d'ailleurs été fatale à la conduite de la guerre pour l'Amérique. Les images d'une fillette, courant nue sur une route après un bombardement au napalm, et celle de l'exécution d'un viêt-min menotté par le chef de la police sud-viêtnamienne, ont été déterminantes dans le retournement de l'opinion américaine pendant le conflit.

92 CNN disposerait d'un réseau de 2000 journalistes d'investigation, 29 stations locales, 11 satellites...

93 En décembre 1989, la presse et les télévisions du monde entier diffusèrent l'image de corps enterrés en fosse commune. Ce charnier était présenté comme une preuve des massacres perpétrés par les autorités roumaines à l'encontre des opposants au régime.

94 Philippe Ulrich, Actes du Salon Imagina, Monte Carlo 1997.

95 Les mots cybermondes, cyberespace auraient été inventés par un auteur américain de science fiction, William Gibson. Le monde et l'espace virtuels sont les équivalents du cyberspace américain.

96 Voir notamment Chantal Lebrun, Réel - Virtuel : la confusion des sens, Futuribles, novembre 1996 et Serge Tisseron, Psychanalyse de l'image, Dunod, 1995.

97 Selon Chantal Lebrun, Lacan distingue notamment les trois niveaux de représentation : le réel, l'imaginaire, le symbolique. Le réel est ce qui nous résiste, ce que nous appelons la réalité. L'imaginaire recouvre les images que nous projetons sur le réel (images, fantasmes) et correspond à la phase où l'enfant vit dans une relation duelle avec sa mère ou son substitut maternel. Le symbolique correspond à la phase suivante où le père s'immisce dans la relation enfant/mère. Ce passage à la relation triangulaire est fondamental dans la structuration de la personnalité. L'agressivité est médiatisée par le symbolique. Quand cet élément manque, l'individu s'enferme dans le narcissisme, l'isolement, l'incommunicabilité.

98 Philippe Quéau, Vertus et vertiges du virtuel, p. 51

99 Pierre Legendre, directeur du Laboratoire européen pour l'étude de la filiation, Le Monde, 22 avril 1997.

100 ibid. Pour donner un exemple, si l'on peut parfaitement commander un objet vu et manipulé sur l'écran, l'opération pratique suppose des délais de livraison, aller à la poste pour chercher le paquet recommandé, des surprises sur la taille ou la couleur de l'objet, la facture...

101 OPECST, "la société de l'information. Quel avenir?", Actes de la journée d'étude du 9 octobre 1997

102 Chantal Lebrun, op. cit.

103 Signe de cette évolution, il n'est pas rare que les joueurs "absorbés" par le jeu vidéo jouent des heures entières sans interruption. Le caractère hypnotique de l'image et la force des émotions prennent le pas sur la faim ou le sommeil.

104 Deux films sont, à cet égard, intéressants, et méritent qu'on s'y attarde. Dans le film Denise au téléphone, de l'Américain Hal Salven, plusieurs célibataires pianotent sur le clavier d'ordinateur et ne vivent que pour et par le téléphone. Une rencontre réelle est finalement programmée. Au fur et à mesure que l'échéance approche, la peur, l'angoisse montent à tel point que la rencontre n'aura pas lieu. Cet univers, fait de claviers et de câbles, les a rendus incapables d'affronter la relation dans le réel.

Dans le film Assassins de Mathieu Kassovitz, le jeune pré-adolescent formé par un ancien tueur professionnel (Michel Serrault) exécute une femme à son domicile, puis s'installe chez elle et joue à un jeu vidéo de combat. Il tire sur la femme -réelle- et tire sur le personnage de synthèse avec la même placidité. Tuer une femme et tirer sur un écran sont apparemment identiques, subsituables. Il y a confusion du réel et du virtuel.

105 voir décret du 23 avril 1996 et commentaires, chap. IV, A

106 Le secteur biomédical absorbe 6 % de l'effort militaire de recherche/développement aux États-Unis et les recherches dans les facteurs humains de l'ordre de 5 %. Alors que l'effort de recherche dans ce domaine se réduit pour laisser place à la phase de développement et d'industrialisation, les investissements de recherche/développement dans les programmes de réalité virtuelle appliqués à la télémédecine représenteront 60 millions de dollars (360 millions de francs) au cours des six prochaines années.

107 Jean-Paul Papin, Médecin chef des armées, Conférence au Symposium international de télémédecine, 8 octobre 1997.

108 L'immersion peut aussi être obtenue par des écrans de très grande taille, comme c'est le cas au Futuroscope qui exploite les meilleures technologies du moment.

109 Cette limite n'est toutefois pas spécifique au virtuel et les formations classiques se heurtent aux mêmes difficultés.

110 Jean-Paul Papin, ibid.

111 Diminution de la quantité d'oxygène contenue dans le sang.

112 Un des premiers démonstrateur de son virtuel a toutefois été présenté au salon Imagina en février 1997.

113 voir chapitre II.D

114 Par exemple, on pourrait détecter le montage d'une rencontre Clinton/Marylin Monroe, on ne pourrait pas détecter un montage Arafat/Netanyahou.

115 Il faut distinguer les procédures d'incrustation et de marquage de procédés de cryptographie. Ces derniers, naguère réservés aux militaires et aux relations internationales, permettent de coder et de décoder des messages. Le message -ou l'image- numérique est illisible sans ledit code.

116 Arrêté du 2 novembre 1994 puis décret n° 96-360 du 23 avril 1996 relatif aux mises en garde concernant les jeux vidéo.

117 Les jeux vidéo ne se déroulent pas comme un film, avec un début et une fin, mais sont construits sur le principe des niveaux de jeux qui correspondent à des difficultés croissantes. Quand le premier niveau est atteint, le joueur passe au deuxième niveau, plus difficile et ainsi de suite jusqu'au dernier niveau.

118 Le premier constructeur ou éditeur qui imposerait des durées limitées au jeu serait rapidement éliminé du marché. De surcroît, les joueurs peuvent aujourd'hui télécharger des jeux proposés sur réseaux. Les jeux bridés sur disquettes seraient à leur tout éliminés...

119 Comme on l'a vu, plusieurs ont même éprouvé quelques craintes à l'idée qu'un parlementaire puisse s'intéresser à ces questions. Craintes à peine voilées qui se résumaient en une idée simple : " pourvu qu'"ils" ne nous réglementent rien... ".

120 On rappellera que l'Office a pour vocation de permettre de réfléchir et s'intéresser aux problèmes technologiques,et non de se substituer aux commissions parlementaires permanentes dans l'élaboration de propositions de loi.

121 chap. III, section C

122 Voir ci-après 3.a

123 Voir ci-dessus 1.a

124 Il s'agit du Syndicat des éditeurs de loisirs (SEL). 90 % des jeux vendus en France sont édités ou commercialisés par des membres de ce syndicat.

125 La plupart des jeux sont désormais soumis à deux classifications complémentaires et alternatives : une classification anglo-saxonne, sous forme de pastilles de couleurs qui donnent des indications sur le type de jeu (violence...), une classification française, plutôt par âge ("tous publics", "à partir de 16 ans"...). Le SEL a même un classement "interdit de classification" pour les programmes de nature à porter atteinte à la dignité humaine. La classification française s'applique aux jeux qui n'ont pas été marqués par la classification britannique. Cette règle de conduite ne s'applique qu'aux membres du syndicat.

126 L'interdit exerçe souvent un effet d'attractivité, notamment sur la jeunesse. La classification est d'ailleurs moins destinée aux enfants qu'aux parents qui achètent les jeux pour leurs enfants.

127 CSA, Sport et télévision, la période 1991/1996.

128 Pour l'ITC, le système ne devrait être utilisé (may only be used) que pour remplacer une publicité existante et non pour ajouter des publicités à un événement. Cette règle n'a cependant pas été reprise par l'UER.

129 Voir ci après C.3

130 Par exemple, les dispositions concernant la diffusion de messages contraires à la décence, le racolage, la provocation à la haine raciale ne font que reprendre les dispositions du code pénal (art. 624-2, 625-2, 625-8...).

131 Services pornographiques, services d'annonces d'emplois utilisant des annonces périmées, jeux du père Noël.... A noter toutefois que France Télécom ne peut, d'elle-même, résilier un contrat sans avoir obtenu l'avis du comité de télématique anonyme placé auprès du ministre de tutelle.

132 Audition de M. Paray, de SCETAUTOROUTE et de M. Robillard, de la société ASF.

133 Rapport de M. Pierre Laffitte, sénateur, op. cit.

Rapport de M. Franck Sérusclat, sénateur, op. cit

134 Votre rapporteur doit constater à regret que, malgré les affirmations des responsables de l'Éducation nationale, ni les jeunes, ni les parents d'élèves interrogés à ce propos n'ont jamais eu connaissance de cette nouvelle matière. Il s'agit bien là, en l'espèce, d'un enseignement tout ce qu'il y a de plus virtuel...

135 cf. note 2, page précédente.

136 Ainsi, un reportage sur l'Amérique centrale ne sera pas filmé de la même manière par un journaliste de CNN et par un journaliste européen.

137 L'expression est de M. Bertrand Poirot-Delpech, dans une de ses chroniques du Monde (2 avril 1997) dans laquelle il traite de façon ironique, mais ô combien lucide, ce curieux glissement " du progrès dans l'aliénation " :

(...) " Lors d'un match de rugby, un spectateur négligeait d'applaudir les essais. Assis, il écoutait à la radio le reportage de ce qu'il avait devant lui. C'est seulement quand son transistor annonçait l'essai qu'il se levait d'un bond, à contre-temps. (...) Cela devait arriver : la réalité non médiatisée, on s'en méfie désormais, elle manque de photogénie, de relais hertziens, de présentateur familier, donc de vraisemblance. (...)

Dans un square, entendu une maman préciser à une voisine de banc qui la complimentait sur son bébé : " Là encore, ce n'est rien, vous le verriez en photographie ! " (...) Que de progrès dans l'aliénation (...).

138 ibid.


139 Hervé Bourges, président du CSA, Le Figaro, 30 janvier 1997.

140 Audition de M. Francis Balle, alors président de l'IREC.

141 Les " trucages " et autres traitements d'images ont commencé à être utilisés en 1992 dans l'émission " Nulle part ailleurs ", sans qu'il ait été jugé utile de prendre une " précaution  particulière". Les techniques, d'abord assez grossières, se sont considérablement améliorées et ont été utilisées à partir de 1996 dans le " vrai faux journal " de Karl Zéro. Le mélange de vrais informations et de faux reportages, et surtout la qualité des " trucages " ont amené une réaction de la chaîne. Comme l'explique le directeur des programmes, M. Alain de Greffe, " j'étais troublé moi même "...L'émission est désormais visionnée avant son passage sur l'antenne et les passages prêtant a confusion sont diffusés avec le bandeau indiqué.

142 "gifles" virtuelles, sur écran...

143 On peut ainsi concevoir une formation spécifique au sein des écoles de journalisme sur les différents aspects de la déontologie, à partir d'exemples passés ou récents.

144 Philippe Quéau, Salon Imagina, Monte Carlo, Actes, 1995.

145 Voir annexe 4.

146 Voir annexe 4.

147 Voir détail dans le décret



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