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Les conséquences de l'évolution scientifique et technique dans le secteur des télécommunications

 

C. L'ACCROISSEMENT DE LA PRODUCTIVITÉ DES SALARIÉS

Les réseaux d'entreprises et le lien Internet assurent une meilleure circulation de l'information et, le cas échéant, facilitent la formation ; ce qui est source de progrès de productivité. Ceci permet, par exemple, à une multinationale du secteur de l'informatique de n'affecter que 2 à 3 personnes à l'ensemble des déplacements de plusieurs milliers de ses salariés à travers le monde.

D. LE COMMERCE VIA INTERNET

Celui-ci consiste à organiser un face-à-face électronique (le « business to business ») entre les entreprises sur des places de marché virtuelles qui ont :

- pour la demande, l'avantage de supprimer certains stades d'intermédiation et de proposer un accès immédiat à l'information économique des entreprises sur le coût de leurs fournitures,

- et, pour l'offre, celui de diminuer les coûts de démarchage.

Ces marchés permettent, en outre, aux personnes, demandeuses ou offreuses, de s'agréger en vue de bénéficier d'économies d'échelle.

Ces marchés sont, enfin, un des facteurs de la rationalisation de la chaîne logistique évoquée plus haut.

Selon les biens concernés ces marchés virtuels sont à la source d'économies de l'ordre de 20 % à 35 % sur les consommations intermédiaires des entreprises.

On estime à 1.000 le nombre de ces places de marchés virtuels en 2001, avec un phénomène nouveau que met en évidence le tableau suivant, la mise en place de marchés coopératifs par les mêmes acheteurs d'un secteur.

Secteur

Nom

Décideurs

Aéronautique

Myaircraft.com

United Technologies, Honewell

 

(TBD)

Air France, British Airways, American Airlines, Continental, Delta, United

 

Exostar

Boeing, Lockheed, Raytheon

Alimentation

CPGmarket.com

Danone, Nestlé, Henkel

Produits de consommation

Transora

49 multinationales incluant Coca-Cola, Kraft Foods, Procter & Gamble, Sara Lee, Unilever

Automobile

Covisint

Ford, GM, Daimler Chrysler, Renault, Nissan

 

Rubber Network

Goodyear, Michelin, Pirelli, Sumitomo

Banque

Answork

BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale

Détail

GNX

Carrefour, Sears, Sainsbury, Metro, Target, Coles Meyer

 

WWRE

Casino, Auchan, Kmart, Safeway, Kingfisher, Tesco, Marks & Spencer

Industrie (divers)

(TBD)

ABB, Alcatel, Legrand, Philips Lightning, Schneider Electric

 

Steel 24-7

Usinor, Arbed, Corus, Thyssen Krupp

 

E2open

Acer, IBM, Hitachi, LG Electronics, Lucent, Nortel, Panasonic, Seagate, Solectron, Toshiba

 

PaperExchange

Asia Pulp & Paper, Staples, Bowater, Kraft

 

ChemConnect

BASF, BP, Dow, Eastman, DSM, Enichem, GE Plastic, Repsol, Sumitomo

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* *

Cet apport des nouvelles technologies à la gestion de l'entreprise en modifiera les équilibres.

D'une part, comme il exige une assez grande rapidité de réponse, sa bonne utilisation repose sur la mise en place d'unités de moyens, plus légères que l'organisation pyramidale traditionnelle, et dotées d'une autonomie de décision. Les études faites sur les gains procurés par le commerce électronique d'entreprise à entreprise, montrent ainsi qu'une bonne partie de ces gains procède de l'allégement des procédures internes aux entreprises.

D'autre part, l'accès direct des salariés à l'information fera probablement évoluer les hiérarchies d'entreprise, dans une proportion et avec des conséquences qu'il est prématuré de mesurer exactement.

Enfin, il n'est pas exclu que les traits dominants de cette nouvelle économie (rapidité de réaction, immédiateté d'accès à l'information, possibilité d'agrégation électronique des offres et des demandes) donne une nouvelle chance aux petites et moyennes entreprises.