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Risques chimiques au quotidien : éthers de glycol et polluants de l'air intérieur. Quelle expertise pour notre santé ? Conclusions du rapporteur (tome 1)

 

C. L 'INFORMATION DU CONSOMMATEUR

L'information du consommateur résulte de sources diverses comme l'étiquetage comprenant les pictogrammes de danger, des notices des produits, des plaquettes d'information grand public et, également, de l'éducation de la population et de l'information spécifique du travailleur.

1. L'étiquetage

D'après le ministère de la Santé, l'étiquetage devrait mieux indiquer la présence de substances sensibilisantes, c'est-à-dire immunotoxiques (allergies).

Dans l'inventaire des divers placards des domiciles - qui sera détaillée dans la troisième partie du présent rapport -, le placard des produits ménagers, l'armoire à beauté, le placard du bricoleur et celui du jardinier du dimanche...), il apparaît très vite que les étiquettes ne renseignent pas immédiatement un utilisateur sur les caractéristiques, les dangers et les risques d'un produit. Or, telle est pourtant la finalité de l'étiquetage qu'il ne faut donc pas hésiter à améliorer en le réformant de manière approfondie pour les substances et produits pouvant affecter la santé.

Au-delà de la nécessité première de pouvoir lire l'étiquette, il apparaît particulièrement utile et urgent de mentionner les risques d'allergie, les risques pour la femme susceptible d'être enceinte et cesser d'accepter les étiquetages imparfaits de produits importés, le caractère rigoureux de cet étiquetage pouvant en faire un critère de présence ou non sur le marché national.

En outre, même si cela est éloigné de la culture publicitaire actuelle, il serait judicieux d'apposer des labels négatifs sur certains produits pour souligner leurs dangers, voire même de rendre répulsifs les emballages de produits nocifs.

Un très grand nombre de personnes entendues a critiqué les imperfections des étiquetages actuels et beaucoup d'entre elles ont proposé des solutions. Ainsi, l'étiquetage de certains produits de consommation est fait sur la base de la composition chimique en coproduits et non sur celle de leurs émissions en composés organiques volatils.

A l'inverse, de très rares personnes ont allégué l'impossibilité d'améliorer l'étiquetage sur des produits au conditionnement de taille restreinte (bâtons de rouge à lèvres, par exemple, alors même que certains contiennent du plomb) ; une personne a même estimé qu'il était inutile d'améliorer l'étiquetage, voire même d'y avoir recours puisque le consommateur ne comprend rien à la liste des substances entrant dans la composition d'un produit.

SUGGESTIONS DU RAPPORTEUR

Étiquetage : l'étendre à toutes les substances et tous les produits, y compris les produits importés

Étiquettes : n'étiqueter qu'avec des caractères lisibles

Produits dangereux : imprimer leur étiquette en gros caractères et  apposer des labels négatifs sur leur emballage

Risques d'allergies : les mentionner sur les étiquettes

Étiquetage européen : l'enseigner dès l'école primaire - même s'il est inconnu des adultes à l'heure actuelle

Site Internet unique sur les substances et produits dangereux pour la santé : en développer un, sous responsabilité publique, regroupant des renseignements détaillés