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Les enjeux de la biologie de synthèse (Rapport)

15 février 2012 : Les enjeux de la biologie de synthèse (Rapport) ( rapport de l'opecst )
c) La France

Aujourd'hui, les grandes orientations de la recherche en France sont émises, in fine, après propositions des organismes et de l'ANR, par le ministère de la Recherche et de l'enseignement supérieur, sans débat de fond avec la représentation politique et sans information sur le sens et les objectifs des orientations prises. Il serait également important d'y associer les citoyens et associations lorsque leurs avis sont pertinents et légitimes, comme pour les associations de malades ou de consommateurs.

En France, l'OPECST, par sa représentativité (même si les deux Assemblées ne reproduisent pas la diversité de la population française sur le plan du sexe - 19 % de femmes contre 51 % dans la population -, de la catégorie socio-professionnelle - sous-représentation des classes sociales modestes, du secteur privé, des scientifiques -, de l'origine culturelle - aucun représentant de la « diversité » qui fait la richesse de notre pays...), aurait un rôle particulier à jouer dans ce dialogue entre les chercheurs et le public, aux côtés des Académies (cf. le rôle de la Royal Society au Royaume-Uni) et d'organismes comme Universcience et des CCSTI (Centres de culture scientifique, technique et industrielle) en régions, dont le positionnement et l'animation régionale doivent être confortés.

d) L'Europe

Le rapport rendu par le Groupe d'éthique européen sur la BS en 2009 pousse plus loin cette démarche de participation de la société et préconise d'unifier le cadre réglementaire aujourd'hui fragmenté de la biologie de synthèse, en le complétant d'un inventaire des différentes parties prenantes et de la mention des responsabilités respectives de celles-ci.

La difficulté réside dans l'équilibre à préserver entre les différents participants, de façon à éviter des prises de pouvoir ou des sur-médiatisations de certaines parties prenantes par rapport à d'autres. Par ailleurs, si la pluralité de l'expression scientifique s'impose, ainsi que l'évaluation de son expertise scientifique, l'évaluation des ONG, SHS et éthiciens, doit également être faite avec la même rigueur.