État civil :
Né le 17 janvier 1834
Décédé le 23 janvier 1912
Profession :
Propriétaire agricole
Département :
Côtes-du-Nord
IIIème République

Ancien sénateur de la IIIe République

Elu le 10 octobre 1880
Elu le 25 janvier 1885
Elu le 7 janvier 1894
Elu le 4 janvier 1903
Fin de mandat le 6 janvier 1912 ( Ne se représente pas )

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)
1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

avant 1889

CARNÉ (HENRI-JEAN-BAPTISTE-ANTOINE, MARQUIS DE), membre du Sénat, né à Sevignac (Côtes-du-Nord), le 17 janvier 1834, propriétaire à Broons, n'avait d'autres titres politiques que ceux de maire de sa commune natale et de conseiller général des Côtes-du-Nord, lorsqu'il fut élu, le 10 octobre 1880, par les conservateurs monarchistes de ce département, membre du Sénat en remplacement de M. Allenou, républicain, décédé : il avait obtenu 276 voix sur 380 votants. Il siégea sur les bancs de la droite sénatoriale et vota avec elle contre les lois sur la liberté de la presse et le droit de réunion (1881); contre la loi nouvelle sur le serment judiciaire (1882); contre la réforme judiciaire (1883); contre le rétablissement du divorce (1884); enfin contre les divers ministères de gauche qui se succédèrent au pouvoir. Réélu le 6 janvier 1887, par 739 voix (1271 votants) contre M. Armez, républicain. 560 voix, M. de Carné continua de s'associer à tous les votes de la minorité de droite contre la majorité ministérielle; dans la dernière session, il s'est prononcé contre le rétablissement du scrutin uninominal (13 février 1889), contre la loi Lisbonne restrictive de la liberté de la presse, et contre la procédure à suivre contre le général Boulanger, accusé d'attentat contre la sûreté de l'Etat.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

1889-1940

CARNÉ DE COETLOGON (HENRI, JEAN-BAPTISTE, ANTOINE, MARQUIS DE), né le 17 janvier 1834 à Sevignac (Côtes-du-Nord), mort le 23 janvier 1912 au château de la Villesblanc en Sévignac (Côtes-du-Nord).

Sénateur des Côtes-du-Nord de 1880 à 1912.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 582.)

En 1889, il se fit entendre sur: la responsabilité des accidents dont lés ouvriers sont victimes dans leur travail, le recrutement de l'armée, les dépenses ordinaires de l'instruction primaire publique et le traitement du personnel de ce service, et le livre III du Code rural.

En 1890, il fut nommé membre de la Commission relative aux travaux du port du Havre et de la Basse-Seine ; il parla à nouveau sur le livre 111 du Code rural et sur les accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, et intervint dans la discussion de la proposition de loi relative au régime des raisins secs, ainsi que dans celle du budget de l'exercice 1891.

En 1891 il fut élu Secrétaire du Sénat, et se fit entendre sur le projet de loi tendant à autoriser le Mont-de-Piété de Paris à faire des avances sur valeurs mobilières au porteur, le projet de loi portant fixation du tarif général des douanes, et le budget de l'exercice 1892. En 1892, il retrouva ses fonctions de Secrétaire du Sénat, et prit part à la discussion : du budget de l'exercice 1892, de la proposition de loi relative aux arrêtés administratifs agréant des gardes particuliers et du projet de loi sur la conciliation et l'arbitrage facultatifs, entre patrons, ouvriers et employés.

Toujours secrétaire du Sénat en 1893, il participa aux débats sur l'assistance médicale gratuite, et le budget de l'exercice 1894.

Il retrouva son siège au renouvellement du 7 janvier 1894, au premier tour de scrutin, par 714 voix sur 1248 votants, Il déclina aussitôt toute candidature aux fonctions de Secrétaire. Membre de diverses commissions spéciales, il se fit entendre sur le projet de loi adopté par la Chambre des Députés, ayant pour objet l'amélioration du port du Havre et de la Basse-Seine.

En 1895, il s'intéressa tout spécialement à la réforme de l'impôt des prestations, aux abattoirs publics autorisés et à la création de nouveaux abattoirs, au budget de l'exercice 1895 et à celui de l'exercice 1896.

En 1896, il se préoccupa tout spécialement du recrutement de l'armée (service de deux frères), de l'inscription maritime et de la fabrication, de la circulation et de la vente des vins artificiels.

En 1897 il parla sur la protection de la santé publique. Sur le budget de l'exercice 1897, sur le permis de navigation maritime, l'évaluation des services donnant droit à la pension dite demi-solde, et encore une fois sur la réforme de l'impôt des prestations.

En 1898, il prit part aux discussions sur : la police de la chasse, les accidents du travail, le budget de l'exercice 1898, la trahison et l'espionnage, et la police sanitaire des animaux.

En 1899 il se fit entendre sur : la répression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications des denrées alimentaires et des produits agricoles ; la modification du tarif des douanes ; l'organisation des régiments de tirailleurs algériens; la nouvelle évaluation des propriétés non bâties ; les accidents du travail ; le budget de l'exercice 1899, et les opérations de la Caisse nationale d'assurance en cas d'accidents.

En 1900 il participa à la discussion du budget de cet exercice, du projet de loi ayant pour objet la protection de la santé publique, du projet de loi sur le régime des boissons et de celui relatif aux taxes de remplacement votées par le Conseil municipal de Paris.

En 1901, il se préoccupa du budget de cet exercice, de l'incompatibilité appliquée aux médecins de l'assistance publique, du contrat d'association, et du régime des admissions temporaires des blés.

En 1902, avec la même activité, il s'intéressa à la protection de la santé publique ; au budget de l'exercice 1902 ; et au recrutement de l'armée.

En 1903, il fut réélu au renouvellement du 4 janvier, par 852 voix sur 1.244 votants, au premier tour de scrutin. Toujours membre de commissions diverses, il se fit entendre sur : le recrutement de l'armée ; le budget de l'exercice 1903 et de l'exercice 1904 ; en 1904 sur l'enseignement secondaire libre ; le service des enfants assistés, et la convention concernant Terre-Neuve et l'Afrique occidentale ; en 1905 sur : le recrutement de l'armée, le budget de l'exercice 1905 ; l'amnistie ; et la séparation des Eglises et de l'Etat ; en 1906 sur : les actes de corruptions dans les opérations électorales ; en 1907 sur : la destruction des pies et des corbeaux ; le budget de l'exercice 1908; en 1908 sur le budget de l'exercice 1909 ; en 1909 sur les retraites ouvrières ainsi qu'en 1910 ; en 1911 sur les exploitations forestières.

Il présidait, depuis 1903, la droite du Sénat. Malade, il ne se représenta pas au renouvellement du 7 janvier 1912 et mourut quelques jours plus tard, en son château de la Villesblanc en Sévignac (Côtes-du-Nord). Il était âgé de 78 ans.

Sa famille reçut un télégramme de condoléances du duc d'Orléans.

Il était Chevalier de la Légion d'honneur.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaire
de Henri de CARNE

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