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MEUNIER Albert

Ancien sénateur des Ardennes

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 14 janvier 1930
  • Fin de mandat le 9 janvier 1939 ( Ne se représente pas )

Extraits de la table nominative :

1930 , 1931 , 1932 , 1933 , 1934 , 1935 , 1936 , 1937 , 1938

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

MEUNIER (JEAN, BAPTISTE, Albert), né le 8 septembre 1861 à Bignicourt (Ardennes).

Député des Ardennes de 1919 à 1930.

Sénateur des Ardennes de 1930 à 1939.

Albert Meunier est né d'une famille de cultivateurs. Ses études le poussent vers l'enseignement et les questions juridiques. Titulaire du certificat d'aptitude au professorat des écoles normales, il est en même temps docteur en droit, professeur d'école normale, puis directeur d'école primaire supérieure à Rethel et à Caen.

Les affaires publiques ne le laissent pas indifférent et, en 1906, il achète à Rethel le journal L'Espoir qui paraîtra jusqu'à l'invasion des Ardennes en 1914. Mais c'est par un mandat électoral qu'il compte s'intégrer à la vie publique. En août 1913, il brigue et obtient le titre de conseiller général du canton de Juniville. Six ans après, le 16 novembre 1919, il est élu député des Ardennes par 34.748 voix sur 57.389 votants. Il est membre de la commission des douanes, de la commission des régions libérées, de la commission de l'Algérie, des colonies et des protectorats.

Réélu en 1924 à la tête de la liste d'union nationale républicaine, il s'inscrit au groupe de la gauche radicale. Il conserve son poste à la commission de l'Algérie et fait partie également de la commission des marchés et des spéculations, de la commission d'assurance et de prévoyance sociales, de la commission de l'administration générale, départementale et communale.

Maire de Juniville depuis 1925, il se représente avec succès aux élections législatives de 1928.

Son activité se déploya d'abord sur le plan local. Ses origines agricoles l'amènent à se préoccuper tout spécialement du monde de l'agriculture. C'est ainsi qu'il fut président du syndicat départemental des agriculteurs et de la coopération agricole et trésorier du cercle agricole de Rethel. Chasseur passionné, il fut également vice-président du Saint-Hubert club ardennais. Amateur de sport, il présida enfin la société de gymnastique de Caen.

Mais c'est surtout à la tribune de la Chambre des députés qu'il donne la véritable mesure de son dévouement à la cause publique. Député des Ardennes, il épouse normalement la cause des réfugiés et veille au sort des régions libérées. Déjà, pendant la guerre de 1914-1918, il avait fondé le comité des réfugiés ardennais et s'était occupé des réfugiés belges. Après la guerre, il milite, par exemple, en faveur de l'application du décret du 6 novembre 1920 aux fonctionnaires des régions libérées et dépose une proposition de loi tendant à créer une loterie au profit de la reconstitution de ces régions.

Il n'achève pas son dernier mandat de député car il se présente le 20 octobre 1929 aux élections sénatoriales. Ce n'est qu'au troisième tour qu'il est élu, obtenant 431 voix sur 824 votants, alors qu'il n'en avait recueilli que 367 et 392 aux deux premiers. Il s'inscrit au groupe de l'union démocratique et radicale.

Membre des commissions des travaux publics et des colonies, il dépose plusieurs rapports concernant notamment les lignes de chemin de fer. En 1934, il reste membre de la commission des travaux publics, mais siège également à la commission de l'enseignement et de l'air. En fin de mandat, son activité se borne à peu près au dépôt de plusieurs questions écrites.

Sa carrière politique devait se terminer en octobre 1938 où il ne sollicita pas le renouvellement de son mandat sénatorial.

Il laissa plusieurs oeuvres parmi lesquelles Voyage en Algérie, un cours de droit usuel, L'Association agricole dans les Ardennes, Pour les cultivateurs des régions envahies.

Il était officier de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique et chevalier de l'Ordre de Léopold II.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

MEUNIER (Jean, Baptiste, Albert)

Né le 8 septembre 1861 à Bignicourt (Ardennes)

Décédé le 8 septembre 1941 à Nice (Alpes-Maritimes)

Député des Ardennes de 1919 à 1930

Sénateur des Ardennes de 1930 à 1939

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VII, p. 2447)

Retiré de la vie politique, Albert Meunier meurt le 8 septembre 1941 à Nice.

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Pour toute remarque, veuillez contacter : anciens-senateurs@senat.fr

Photo de M. Albert MEUNIER, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 8 septembre 1861
Décédé le 21 octobre 1941
Profession
Enseignant
Département
Ardennes
  • Mis à jour le 25 octobre 2014