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PEZET Ernest

Ancien sénateur élu(e) par l'Assemblée Nationale
  puis représentant les Français résidant à l'étranger

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 19 décembre 1946 (élu(e) par l'Assemblée Nationale)
  • Réélu le 19 novembre 1948 (représentant les Français résidant à l'étranger)
  • Réélu le 28 juin 1955 (représentant les Français résidant à l'étranger)
  • Fin de mandat le 26 avril 1959 (Non réélu(e))

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

Ernest Pezet est né dans une famille modeste : son père était meunier et monteur de moulins à eau, sa mère couturière et mercière. Il fait ses études secondaires au collège Saint-Pierre à Rodez. Bachelier ès lettres, il s'oriente très jeune vers le journalisme et commence par faire du reportage social à l'Action populaire de Reims (1909). Il collabore ensuite au « Sillon » de Marc Sangnier - dont il devient le collaborateur à la Démocratie et dont il dirige la campagne électorale en 1914 et 1918. Après la dissolution du « Sillon » il fait partie du conseil national de la Jeune République.

Mobilisé en août 1914 comme simple soldat, il devient sous-officier puis officier. Deux fois blessé, deux fois cité, il est décoré de la Légion d'honneur pour faits de guerre en 1916. Devenu inapte au service, il est nommé en 1917 chef du service de la censure à la présidence du Conseil ; il le restera jusqu'en mars 1919. Après la guerre il est un des six fondateurs de l'Union nationale des combattants, et membre de son conseil. Dès décembre 1918, il crée à Paris, dans le XIIIe arrondissement, la première section de l'U.N.C. Il fonde également la Fédération régionale de Paris, qu'il préside de 1919 à 1922. Il est un des dirigeants de la Fédération interalliée des anciens combattants. Rédacteur en chef de la Voix du combattant, il fera plus de cent conférences à travers la France, entre 1918 et 1928, pour inviter les anciens combattants à s'organiser. C'est lui qui est à l'origine de la retraite mutualiste des anciens combattants, de l'Office du combattant, de la Croix du combattant. Avec des centaines d'articles, on lui doit plusieurs ouvrages sur les anciens combattants : Des curés sac au dos, Des héros hors-la-loi - les religieux anciens combattants, Le devoir social des anciens combattants, Le devoir civique des anciens combattants, Les cahiers de la France combattante, Les combattants et la Nation, Combattants et citoyens.

Cependant, il a fondé en 1917 L'âme française, qu'il dirigera jusqu'en 1924 ; cette revue hebdomadaire rassemble « les fils du même Esprit » qui, dispersés dans plusieurs groupes depuis la fin du « Sillon », se veulent à la fois catholiques, républicains et artisans du progrès social. D'autre part, il fonde et dirige des quotidiens régionaux à Reims : le Télégramme du Nord-Est, puis Nord-Est. Il collaborera, tout au long de l'entre-deux-guerres, à un grand nombre d'autres journaux parisiens (l'Eclair, le Temps, l'Ordre, l'Information, l'&OEliguvre, la Démocratie, la Jeune République, l'Aube) et provinciaux (Ouest-Eclair, le Journal de Roubaix, le Nouveau Journal, de Lyon, le Lorrain, de Metz, le Journal de Rouen, le Télégramme, de Toulouse). Il assure la chronique parisienne de la Neue Freie Press autrichienne. Rédacteur puis chef de la publicité au Petit Journal, il dirigera la publicité Pupez. Il publiera en 1935 un livre intitulé Presse, publicité et vie moderne.

En 1924, il est l'un des fondateurs du parti démocrate populaire et il se pré sente aux élections législatives de 1928 dans la 2e circonscription de Vannes.

Il est élu au second tour par 9.606 voix sur 16.433 votants contre 6.434 à Chabannes ; en 1932, il est réélu au premier tour par 12.467 voix sur 16.972 votants et en 1936, toujours au premier tour, par 10.495 voix sur 16.560. Il fait partie de plusieurs commissions : colonies, armée, pensions, aéronautique.

S'il intervient à de multiples reprises en faveur des anciens combattants et se préoccupe de faire interdire le démarchage financier, c'est à la politique étrangère qu'il va donner le meilleur de son activité. Vice-président de la commission des affaires étrangères - il le restera jusqu'à la guerre - rapporteur permanent pour les problèmes d'Europe centrale et orientale, il sera chargé de nombreuses missions officielles en Autriche, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Roumanie, Bulgarie et Hongrie. Il préconise la coopération franco-allemande pour assurer la sécurité des frontières, le désarmement et la coopération internationale, demande la formation d'une union économique régionale d'Europe centrale et orientale et prend part à de nombreux débats et interpellations à propos du départ de volontaires pour l'Espagne, de la violation des accords de Munich, du retard des Alliés à secourir la Finlande. En novembre 1939, il dénonce les « camps de rassemblement » d'étrangers. Regrettant la suppression du ministère de la Propagande, il prend part en février 1940 à la discussion d'interpellations sur la propagande et la censure.

Auteur de plusieurs ouvrages de politique étrangère: Où va la Pologne? (1930), Les vraies conditions de la paix (1930), Idéalisme et sens des réalités (1932), Anarchie danubienne, désordre européen, paix précaire (1932), Le drame de Marseille et ses conséquences centro-européennes (1934), La Yougoslavie en péril (1935, interdit en Yougoslavie au moment même où il proteste à la Chambre contre l'expulsion de Yougoslaves étrangers à l'attentat de Marseille), Sous les yeux du monde (1935, préfacé par Henry de Jouvenel, où il analyse notamment les méthodes de propagande en régime totalitaire), il publie aussi Paris-Moscou via Hitler (1936), Défaite de la paix, alarmes des peuples (1937) et en 1938 Fin de l'Autriche, fin d'une Europe qui, préfacé par Herriot, a attiré l'attention d'Hitler. Il devait voter la loi du 10 juillet 1940. Secrétaire de la Chambre en 1930 et 1931, il avait fondé en 1929 le groupe parlementaire de l'information et de la propagande qu'il présida jusqu'en 1940.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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Photo de M. Ernest PEZET,
Appartenance politique
Groupe du Mouvement Républicain Populaire
Etat-civil
Né le 6 décembre 1887
Décédé le 21 novembre 1966
Profession
Journaliste
Département
représentant les Français résidant à l'étranger