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ARZEL Alphonse

Ancien sénateur du Finistère

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 28 septembre 1980
  • Réélu le 24 septembre 1989
  • Fin de mandat le 30 septembre 1998 (non réélu)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


ARZEL (Alphonse)

Né le 20 septembre 1927 à Ploudalmézeau (Finistère)

Décédé le 21 février 2014 à Ploudalmézeau (Finistère)

Sénateur du Finistère de 1980 à 1998

Quatrième d'une famille de sept enfants, Alphonse Arzel voit le jour le 20 septembre 1927 à Ploudalmézeau, à l'extrémité nord-ouest du Finistère. Il reste fidèle jusqu'à son dernier souffle à cette commune du Léon composée de deux parties : l'une rurale, Ploudalmézeau, située à l'intérieur des terres, l'autre maritime, Portsall.

Muni du seul certificat d'études primaires supérieures, il quitte l'école communale en 1940 pour travailler au sein de l'exploitation agricole familiale. Il milite par ailleurs dans les rangs de la Jeunesse agricole catholique de 1943 à 1952. Ayant repris la ferme familiale en 1952, il exerce des responsabilités croissantes au sein du monde agricole finistérien. Il préside ainsi la chambre d'agriculture du Finistère de 1974 à 1981.

Il s'engage aussi en politique. Très attaché aux valeurs de la démocratie chrétienne et marqué par André Colin, fondateur du Mouvement républicain populaire, il adhère naturellement à ce parti. Il obtient ses premiers mandats électifs à Ploudalmézeau : il en est élu conseiller municipal en 1959 avant d'en devenir maire en 1961. Constamment reconduit, il conserve son fauteuil majoral jusqu'en 2001. Il est également conseiller général du canton de Ploudalmézeau de 1967 à 1985.

Il brigue par ailleurs à plusieurs reprises le siège de député de la troisième circonscription du Finistère mais en vain. En novembre 1962, il est nettement battu dès le premier tour avec 8 643 des 45 971 suffrages exprimés contre 33 973 au député gaulliste sortant Gabriel de Poulpiquet. Il est de nouveau très largement défait lors des élections législatives de mars 1973 : il n'obtient que 8 422 des 54 799 suffrages exprimés au premier tour contre 33 945 voix à Gabriel de Poulpiquet. Sa troisième candidature, le 12 mars 1978, sous l'étiquette de l'Union pour la démocratie française, est tout aussi infructueuse. Malgré ses 18 907 voix, il doit en effet se désister en faveur du maire de Plabennec, Jean-Louis Goasduff, arrivé en tête du premier tour avec 25 518 des 66 023 suffrages exprimés.

Quatre jours seulement après ce nouvel échec à la députation, une catastrophe environnementale vient donner à Alphonse Arzel une stature nationale : l'Amoco Cadiz, pétrolier géant libérien, s'échoue le 16 mars 1978 sur les rochers de Portsall. 230 000 tonnes de pétrole brut se déversent alors sur les côtes bretonnes. Le maire de Ploudalmézeau prend d'emblée la tête de la mobilisation des élus des communes souillées par la marée noire contre le groupe américain Amoco. Aux côtés du président socialiste des Côtes-du-Nord, Charles Josselin, il crée en 1980 le syndicat mixte de protection et de conservation du littoral nord-ouest de la Bretagne dont il devient immédiatement président. Il conduit ainsi la lutte contre Amoco devant la justice américaine, récompensée en 1992 par la condamnation du groupe au versement de 225 millions de francs au Syndicat mixte.

Fort de ce combat, Alphonse Arzel devient l'une des principales figures politiques du Finistère. Il est ainsi élu sénateur le 28 septembre 1980 sous l'étiquette du Centre des démocrates sociaux. Il remporte alors 935 des 1 812 suffrages exprimés au second tour après avoir réuni 343 des 1 839 suffrages exprimés au premier tour. Il conserve ensuite son fauteuil le 24 septembre 1989 : arrivé en tête au premier tour avec 983 des 2 024 suffrages exprimés, il est réélu au second tour avec 1 114 des 1 979 suffrages exprimés. Il siège par ailleurs de 1982 à 1986 au conseil régional de Bretagne dont il est vice-président. Il préside aussi l'Association des maires du Finistère de 1983 à 2001.

Au Sénat, il s'inscrit au groupe de l'Union centriste des démocrates de progrès, devenu celui de l'Union centriste en 1983. Il vice-préside ce groupe de 1992 à 1998.

Membre de la commission des lois, le défenseur des communes souillées par l'Amoco Cadiz consacre une grande partie de son activité sénatoriale à la lutte contre les pollutions marines. Il rapporte ainsi des textes sur la prévention de la pollution (1983), les événements de mer (1984), l'aménagement et la protection du littoral (1985), le statut des navires (1986), la responsabilité civile des exploitants de navires nucléaires (1988) et la sécurité de la navigation maritime (1990). Membre du conseil d'administration du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres à partir de 1987, il cosigne également en 1994 une proposition de résolution visant à créer une commission d'enquête sur le contrôle du transport et les conséquences du versement en mer des produits polluants. Il se soucie aussi régulièrement de la situation de la pêche maritime.

Il ne délaisse pas pour autant les problèmes agricoles au Sénat. Cet homme de la terre se préoccupe notamment des prix agricoles, de la politique agricole commune, de l'installation des jeunes agriculteurs, de l'élevage, des prestations sociales et de l'enseignement agricole.

Le maire de Ploudalmézeau suit en outre de près l'examen au Sénat des questions intéressant les communes. Il intervient ainsi à propos de l'assainissement et de la collecte des eaux usées (1980), des dépenses de fonctionnement des écoles publiques (1991) et de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (1998).

Rapporteur en 1986 du projet de loi sur l'investissement locatif, il vote la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, la loi portant abolition de la peine de mort en 1981, la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982, la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982, la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992, la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993 ainsi que la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998.

Il perd cependant son siège aux élections sénatoriales du 27 septembre 1998 lors desquelles il ne réunit que 829 des 2 032 suffrages exprimés au second tour après avoir obtenu 664 des 2 040 suffrages exprimés au premier tour. Il est victime du maintien au second tour du vice-président du Conseil général du Finistère, Jean-Yves Cozan. Cette concurrence à droite permet au Parti socialiste finistérien de remporter ses trois premiers fauteuils sénatoriaux sous la Ve République.

Alphonse Arzel quitte ensuite la mairie de Ploudalmézeau en 2001. La même année, il abandonne la présidence du syndicat mixte de protection et de conservation du littoral nord-ouest de la Bretagne et se retire de la vie publique. Officier de la Légion d'honneur et du Mérite agricole, il s'éteint le 21 février 2014 à l'âge de quatre-vingt-six ans dans sa ferme de Ploudalmézeau.

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Photo de M. Alphonse ARZEL, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 20 septembre 1927
Décédé le 21 février 2014
Profession
Agriculteur
Département
Finistère