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BERNARDET Daniel

Ancien sénateur de l'Indre

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 24 septembre 1989
  • Réélu le 27 septembre 1998
  • Fin de mandat le 21 novembre 2007 (décédé)

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

BERNARDET (Daniel)

Né le 27 juin 1925 à Lourouer Saint-Laurent (Indre) Décédé le 21 novembre 2007 à Châteauroux (Indre)

Député de l'Indre de 1986 à 1988

Sénateur de l'Indre de 1989 à 2007

Né en 1927 dans un milieu de cultivateurs modestes du sud du Berry, Daniel Bernardet devient ébéniste après avoir fréquenté l'Ecole du bois à Paris et l'Ecole de l'organisation scientifique du travail. A son retour en province, il crée une entreprise de menuiserie qu'il développe tout en se diversifiant dans le conseil en gestion.

La carrière politique de Daniel Bernardet débute en 1959 lorsqu'il est élu conseiller municipal de Châteauroux sur la liste divers gauche de Louis Deschizeaux. Celui-ci le nomme six ans plus tard adjoint au maire, confiance renouvelée par Gaston Petit à partir de 1967. C'est une période cruciale pour la ville qui doit gérer la fermeture de la base américaine. En 1971, à la mort du socialiste Gaston Petit, il est élu premier magistrat de la ville, fonction qu'il conservera jusqu'en 1989. Alors qu'il avait commencé sa carrière à gauche du fait de ses préoccupations chrétiennes sociales, Daniel Bernardet commence par s'entourer de conseillers des deux bords politiques puis se rapproche progressivement de la famille centriste. Membre de l'UDF, cet ancien des Jeunesses ouvrières chrétiennes soutient Valéry Giscard d'Estaing dans les années 1970. Tout au long de ses

28 années à diriger la ville, il marque celle-ci par ses réalisations, que ce soit la réhabilitation du couvent des Cordeliers, l'aménagement paysager de la vallée de l'Indre ou la redynamisation de l'aéroport autour d'un syndicat mixte. En 1989, alors qu'il se présente de nouveau devant les électeurs, sa liste est devancée par celle menée par le socialiste Jean-Yves Gateaud.

Daniel Bernardet élargit aussi son engagement politique : conseiller régional du Centre dès 1973, il est élu président de l'assemblée de 1983 à 1985. Cette année-là, il recentre sa carrière sur le département de l'Indre pour tenter d'enlever à la gauche le canton de Châteauroux-Ouest. Vainqueur, il réussit à se faire élire dans la foulée président du conseil général. Réélu durant 13 années, il s'emploie à favoriser la construction d'installations sportives et à accélérer la construction de l'autoroute reliant Paris à Toulouse par la cité castelroussine. En 1998, il décide de ne pas solliciter un nouveau mandat.

Sa carrière politique prend une dimension nationale à partir des élections législatives de 1986. Deuxième sur la liste RPR de Michel Aurillac, il est alors exclu de l'UDF ce qui le pousse, une fois élu, à ne s'inscrire à aucun groupe à l'Assemblée nationale. Il siège à la commission de la production et des échanges, puis l'année d'après à celle des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, enfin à celle des affaires étrangères en 1988. Durant ce court mandat, son activité parlementaire est extrêmement discrète : il n'intervient jamais en séance publique et ne pose aucune question au Gouvernement. Il dépose néanmoins une proposition de loi tendant à créer une délégation parlementaire à l'information nucléaire en juin

1986. Cette même année, Daniel Bernardet vote la loi relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France. Il ne se représente pas aux élections de 1988.

Mais l'élu castelroussin ne délaisse pas longtemps le Parlement. En 1989, il décide de briguer un siège de sénateur. S'il arrive en tête au 1er tour, il doit attendre le second pour recueillir la majorité des suffrages. Sur un total de 710 grands électeurs, 422 lui font confiance alors qu'il a retrouvé son étiquette UDF. Neuf ans plus tard, la situation se répète : il est élu au second tour avec 46 voix d'avance sur le socialiste Jean-Paul Thibault. Au

Palais du Luxembourg, Daniel Bernardet intègre le groupe de l'Union centriste puis, à partir de 2002, de l'UMP. D'abord nommé à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, il rejoint la commission des affaires sociales en 2005. Son activité parlementaire est extrêmement discrète puisqu'il n'intervient que quatre fois en séance publique lors de ses 18 années de mandat. Soucieux d'appuyer ce qu'il s'efforce de promouvoir en tant que président du conseil général de l'Indre, il questionne par deux fois le Gouvernement sur le désenclavement de son département (1991, 1993). C'est ce même thème qui le pousse à demander des éclaircissements sur les transports intérieurs, que ce soit à propos d'un éventuel TGV Limousin ou de l'autoroute A20. Cependant, l'élu berrichon cosigne plusieurs dizaines de proposition de lois et pose près de

80 questions écrites. Si le domaine international est bien représenté, notamment à propos de la mondialisation, des ONG ou encore de l'action internationale des collectivités territoriales, Daniel Bernardet s'intéresse aussi à l'assurance-dépendance, la lutte contre la toxicomanie ou le développement du dialogue social dans l'entreprise.

Daniel Bernardet vote la ratification du traité de Maastricht (1992) et la réforme des retraites et de la sécurité sociale (1993). En 1998, il s'oppose à la réduction du temps de travail et, l'année suivante, au pacte civil de solidarité. En 1999, il soutient la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les hommes et les femmes. Son expérience locale le pousse à voter la loi constitutionnelle sur la décentralisation en 2003. En 2005, il est favorable à la Constitution européenne.

Atteint par la maladie, Daniel Bernardet décède à son domicile castelroussin le 21 novembre 2007. Louis

Pinton, président du conseil général de l'Indre, lui succède alors au Sénat.

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Photo de M. Daniel BERNARDET, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Etat-civil
Né le 7 juin 1927
Décédé le 21 novembre 2007
Profession
Conseiller en gestion
Département
Indre