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PAUZET Marc

Ancien sénateur de la Gironde

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 23 septembre 1962
  • Fin de mandat le 1er octobre 1971 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires économiques

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe du Centre National des Indépendants et Paysans

Travaux parlementaires

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PAUZET (Marc)

Né le 22 juillet 1897 à Berson (Gironde)

Décédé le 20 août 1985 à Berson (Gironde)

Sénateur de la Gironde de 1955 à 1971

Représentant la Gironde au Palais du Luxembourg depuis 1955, Marc Pauzet sollicite le renouvellement de son mandat le 26 avril 1959, à l'occasion des premières élections sénatoriales de la Ve République. Le maire de Berson se présente alors en deuxième position sur la liste républicaine d'union et de défense des collectivités locales et des intérêts girondins dirigée par Max Monichon, maire du Bouscat et membre de la Haute assemblée depuis 1948. Après avoir recueilli 904 voix sur 1 978 suffrages exprimés au premier tour de scrutin, Marc Pauzet est reconduit lors du second tour : les grands électeurs girondins lui accordent 1 054 voix sur 1 947 suffrages exprimés. Deux de ses colistiers, Max Monichon et le président du conseil général Raymond Brun, sont également élus.

Marc Pauzet est réélu encore plus aisément lors des élections sénatoriales du 23 septembre 1962. Candidat sur la liste d'action républicaine et de défense des collectivités locales et des intérêts girondins conduite par le vice-président de la Haute assemblée, Georges Portmann, et réunissant les quatre sénateurs sortants, il obtient 1 360 voix sur 1 917 suffrages exprimés. Ses trois colistiers, Georges Portmann, Max Monichon et Raymond Brun, retrouvent avec la même facilité leur siège dès le premier tour de scrutin.

Au Palais du Luxembourg, Marc Pauzet siège au groupe du Centre national des indépendants et paysans (CNIP). Tout au long de son mandat, il est membre de la commission des affaires économiques. Nommé vice- président de cette commission en octobre 1968, il exerce cette fonction jusqu'en septembre 1971.

Comme sous la IVe République, ce propriétaire viticulteur, président du syndicat viticole de Blaye durant trente-cinq ans, consacre une grande partie de son activité parlementaire aux problèmes viticoles. Après avoir présidé la commission des boissons et de la viticulture au Sénat de 1955 à 1958, il prend souvent la parole dans l'hémicycle au sujet des questions relatives au vin et interpelle régulièrement les ministres de l'agriculture à propos de la situation de la viticulture française. En 1961, il fait ainsi part à Henri Rochereau de son inquiétude sur l'insuffisance des mesures prises pour l'organisation du marché du vin. En 1963, il formule le voeu que le Gouvernement soutienne le cours des vins blancs de consommation courante. En 1967, il s'alarme des grandes difficultés rencontrées par la viticulture en raison de la mévente et de l'avilissement du cours provoqués, selon lui, par des importations excessives, une fiscalité trop lourde et le blocage des prix à la consommation.

En 1968, il rapporte, au nom de la commission des affaires économiques, la proposition de loi tendant à la protection des aires de production des vins d'appellation d'origine contrôlée (AOC). De même, en 1971, il dépose un rapport sur une proposition de loi tendant à interdire la fabrication de vins mousseux ordinaires à l'intérieur de l'aire géographique de l'appellation d'origine « Vouvray ».

Par-delà les problèmes viticoles, Marc Pauzet s'intéresse plus généralement à l'ensemble des questions agricoles. Il exerce du reste les fonctions de rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques sur le budget de l'agriculture. A cette occasion, il s'exprime aussi bien sur les prix que sur l'enseignement agricole. Cet européen convaincu se soucie également des conséquences de l'intégration européenne sur l'agriculture française. Il prend aussi la parole au sujet du projet de loi d'orientation agricole, du remembrement des propriétés rurales (1960) ou de l'institution d'un régime de garantie contre les calamités agricoles (1964). Marc Pauzet vote par ailleurs pour la loi autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie en 1960, pour la loi portant réforme des régimes matrimoniaux en 1965, et s'abstient en revanche lors du scrutin sur la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances en 1967.

De nouveau candidat à une réélection au Sénat, Marc Pauzet se présente le 26 septembre 1971 sur la même liste qu'en 1962, désormais intitulée « liste centriste d'union républicaine et de défense des collectivités locales et de l'expansion économique ». Il est cependant nettement battu : après avoir recueilli seulement 600 voix sur 2 141 suffrages exprimés au premier tour, il n'obtient que 222 voix sur 2 103 suffrages exprimés au second. Il perd donc son siège sénatorial, tout comme Georges Portmann. Ayant bénéficié de l'appui du Premier ministre et maire de Bordeaux, Jacques Chaban-Delmas, deux républicains indépendants, Jacques Boyer- Andrivet et Jean-François Pintat, sont élus à la place de Marc Pauzet et de Georges Portmann.

Ainsi, après avoir représenté la Gironde à la Haute assemblée durant seize années, Marc Pauzet doit quitter le Palais du Luxembourg. Il ne se retire pas pour autant de la vie politique puisqu'il continue pendant six ans de diriger les destinées de Berson, sa commune natale, ainsi que celles de l'association des maires du canton de Blaye. Ce n'est qu'en 1977 qu'il quitte définitivement la vie publique en abandonnant la mairie de Berson : après avoir exercé les fonctions de premier édile sans aucune interruption depuis 1935, il ne se représente pas lors des élections municipales de mars 1977.

Nommé maire honoraire de Berson, Marc Pauzet continue d'y résider. C'est là, sur sa chère terre natale du Blayais, qu'il s'éteint en 1985, à l'âge de quatre-vingt-huit ans.

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Photo de M. Marc PAUZET, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Centre National des Indépendants et Paysans
Etat-civil
Né le 22 juillet 1897
Décédé le 20 août 1985
Profession
Géomètre expert foncier
Département
Gironde