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PEYOU Hubert

Ancien sénateur des Hautes-Pyrénées

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 22 septembre 1974
  • Réélu le 25 septembre 1983
  • Fin de mandat le 1er octobre 1992 (non réélu)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PEYOU (Hubert)

Né le 11 juillet 1923 à Ossun (Hautes-Pyrénées)

Décédé le 27 décembre 2006 à Tarbes (Hautes-Pyrénées) Sénateur des Hautes-Pyrénées de 1974 à 1992

Enfant des Hautes-Pyrénées, Hubert Peyou est pharmacien et dirige les laboratoires Sexta avant de se lancer dans une carrière politique. Celle-ci débute en 1954, lorsque, à l'âge de 31 ans, il est élu conseiller général sous l'étiquette du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), dans le canton d'Ossun. Il sera par la suite six fois réélu à cette fonction, jusqu'en 1992. Entre temps, il est devenu président de l'assemblée départementale : à partir de 1967, il succède au radical Paul Baratgin, décédé en cours de mandat des suites de maladie. Après vingt ans de vie politique à l'échelle locale, Hubert Peyou est investi par la gauche démocratique aux élections sénatoriales de 1974. En compagnie de René Billères, ancien ministre de l'éducation nationale, il est élu sur la liste d'Union de la gauche socialiste et démocrate, succédant là encore à Paul Baratgin. Candidat au renouvellement de son mandat en 1983 comme représentant du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), Hubert Peyou est réélu au premier tour avec 50,7% des voix. Son colistier François Abadie se qualifie pour sa part au second tour contre deux candidats de droite restés en lice.

Dès son arrivée au Palais du Luxembourg, le nouveau sénateur des Hautes-Pyrénées s'inscrit au groupe du Rassemblement démocratique et européen. Il est membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation, du suffrage universel, du règlement et de l'administration générale entre 1974 à 1988, puis de la commission des affaires sociales jusqu'en 1992.

Au cours de ses mandats, Hubert Peyou pose une trentaine de questions au Gouvernement relatives à des sujets variés, qu'il s'agisse de défendre l'allocation de scolarité (1980), de rappeler les difficultés financières des collectivités locales (1991), de faire entendre la crainte de la fermeture des petits bureaux de poste en milieu rural dans le cadre du contrat de plan entre la Poste et l'Etat (1992) ou bien encore de dénoncer la réduction budgétaire touchant la prévention de l'alcoolisme (1992).

Ses interventions orales en séance publique se font pour l'essentiel dans le cadre des travaux des commissions au sein desquelles il siège. Ainsi, le 7 juin 1977, il prend la parole en qualité de rapporteur du projet de loi modifiant le « délit d'ingérence » défini par le Code pénal. Hubert Peyou défend alors une modification du texte pour l'adapter aux petites communes rurales, en autorisant les maires à passer des marchés publics pour un montant inférieur à 30 000 francs, alors que le seuil précédemment fixé était de 10 000 francs. De la même manière, le 12 octobre 1982, il est chargé, au nom du groupe de la Gauche démocratique, de défendre la proposition de loi, soutenue par le groupe socialiste, portant réforme de l'organisation régionale du tourisme.

Hubert Peyou vote la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse (1975), l'instauration du divorce par consentement mutuel (1975), l'abolition de la peine de mort (1981) et la modification de la Constitution en vue de l'application du traité de Maastricht (1992). En revanche, il s'oppose à la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1981).

Hubert Peyou se pose aussi en défenseur des intérêts de sa région. En 1982, il pilote la mise en place d'une nouvelle « maison des Pyrénées » à Paris pour la promotion touristique et l'essor économique pyrénéen.

En 1985, il adresse, conjointement avec le député Jean Duprat, une lettre au secrétaire d'Etat chargé de la santé, Edmond Fabre, pour demander, sans succès, l'implantation d'un scanner à l'hôpital de Tarbes.

En 1992, après avoir été battu au second tour des élections cantonales, il se met en congé du MRG pour protester contre les alliances menées par son parti dans le département. Il ne reçoit pas d'investiture officielle pour les élections sénatoriales se déroulant la même année, mais se présente tout de même, sans étiquette, pour solliciter le renouvellement de son mandat. Il ne recueille que 20,4% des voix, loin derrière la candidate socialiste Josette Durrieu, élue dans le cadre de l'accord de parité conclu entre le MRG et le PS. Décidant de se maintenir au second tour, Hubert Peyou espère bénéficier du soutien des maires des petites communes rurales, mais il obtient seulement 12,3% des voix. A l'issue de ce scrutin, il ne dispose plus d'aucun mandat et se retire de la scène politique.

Il décède en 2006, à l'âge de 83 ans. Figure politique majeure des Hautes-Pyrénées et du radicalisme de gauche, son action pour le développement de la région, notamment en faveur du tourisme et de l'éducation, a laissé une empreinte durable.

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Photo de M. Hubert PEYOU, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen
Etat-civil
Né le 11 juillet 1923
Décédé le 27 décembre 2006
Profession
Cadre
Département
Hautes-Pyrénées