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PRIGENT François

Ancien sénateur du Finistère

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Sénateur le 30 août 1978 (en remplacement de M. André COLIN, décédé.)
  • Fin de mandat le 1er octobre 1980 (non réélu)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


PRIGENT (François)

Né le 28 juillet 1911 à Plouénan (Finistère)

Décédé le 14 septembre 1986 à Plouénan

Sénateur du Finistère de 1978 à 1980

Fils d'un meunier-boulanger, François Prigent voit le jour le 28 juillet 1911 à Plouénan, commune du Pays de Léon, dans le Finistère. Après avoir obtenu le brevet élémentaire, il devient minotier-boulanger et reprend la boulangerie familiale.

Après la Seconde Guerre mondiale, il décide de s'engager en politique. Adhérent au Mouvement républicain populaire (MRP), il demeure fidèle aux idées de la démocratie-chrétienne. Dès avril 1945, il est élu maire de Plouénan. Constamment réélu, il préside aux destinées de sa commune natale sans discontinuité durant trente-deux ans. En 1977, il cède son fauteuil de premier édile au député du Finistère Jean-Claude Rohel, tout en restant maire adjoint jusqu'en 1986. F. Prigent est également conseiller général du canton de Saint-Pol-de-Léon (1949 - 1985) et secrétaire de la commission départementale au conseil général.

Il brigue également à plusieurs reprises un siège de député du Finistère. Aux élections législatives de janvier 1956, il occupe la cinquième place de la liste du MRP conduite par André Colin qui, avec 24,9 % des suffrages exprimés, remporte trois sièges. Le 23 novembre 1958 il se porte candidat, toujours sous l'étiquette du MRP, dans la quatrième circonscription du Finistère. Cependant, ne recueillant que 12 312 des 46 744 suffrages exprimés au premier tour, il n'arrive qu'en troisième position, devancé de peu par l'ancien ministre socialiste Tanguy Prigent (13 720 voix) et le député-maire de Morlaix Jean Le Duc (13 669 voix), il renonce à se présenter au second. Il doit également se retirer après le premier tour des élections législatives du 18 novembre 1962 après n'avoir obtenu que 7 595 des 20 199 suffrages exprimés, distancé plus nettement cette fois par T. Prigent, candidat du Parti socialiste unifié (10 296 voix) et par J. Le Duc (8 483 voix).

Le maire de Plouénan se présente par la suite comme suppléant d'A. Colin, le président du conseil général du Finistère, aux élections sénatoriales du 26 septembre 1971 sur la liste d'Union Républicaine pour le Progrès économique et social. A. Colin est réélu au second tour avec 795 des 1 750 suffrages exprimés.

Au lendemain du décès de celui-ci le 30 août 1978, F. Prigent devient sénateur du Finistère. Membre du Centre des démocrates sociaux depuis 1976 et de l'Union pour la démocratie française depuis 1978, il siège au sein du groupe sénatorial de l'Union centriste des démocrates de progrès. Il est membre de la commission des affaires économiques.

L'élu finistérien exprime plus particulièrement ses préoccupations quant aux ravages commis par les deux marées noires qui souillent les côtes bretonnes respectivement causées par les naufrages des pétroliers Amoco Cadiz en mars 1978 et Tanio en mars 1980. Il salue ainsi en octobre 1978 « l'immense effort accompli pour la remise en état des côtes du Nord-Finistère et de la partie des Côtes-du-Nord1 » par le Gouvernement, l'armée, la marine et de nombreux volontaires après la marée noire provoquée par l'Amoco Cadiz. Il demande également la poursuite des efforts d'indemnisation des dommages causés par la marée noire et l'amélioration du droit international de la navigation maritime. Il cosigne ensuite, en mars 1980, une proposition de loi tendant à créer une commission d'enquête sur le naufrage du Tanio. En avril 1980, F. Prigent appelle le gouvernement de Raymond Barre à agir rapidement pour « apaiser l'inquiétude, les soucis et la peine des Bretons sinistrés » mais aussi à « prévoir l'avenir, car la Bretagne ne peut demeurer dans une telle inquiétude permanente2 ».

Au cours de son mandat sénatorial, il se montre également attentif aux problèmes des zones rurales, soulignant par exemple, en novembre 1979, l'importance de la présence d'une gendarmerie dans une commune rurale, et la nécessité de régler le problème du logement des personnels de la gendarmerie. Il intervient également, lors de la discussion du budget de l'aménagement du territoire, en décembre 1979, à propos de l'instauration de la polyvalence des bureaux de poste en zone rurale, auxquels sont confiés plusieurs tâches administratives. En outre, l'ancien maire de Plouénan s'exprime en octobre 1978 au sujet des prêts consentis aux collectivités locales.

Il sollicite le renouvellement de son mandat sénatorial aux élections du 28 septembre 1980 en se portant candidat sur la liste de l'Union pour un Finistère de progrès, aux côtés de Marc Bécam, secrétaire d'État chargé des collectivités locales et maire de Quimper et des sénateurs sortants Georges Lombard et Édouard Le Jeune. Mais ne réunissant que 290 des 1 839 suffrages exprimés au premier tour, il renonce à se présenter au second.

Ayant quitté la Haute Assemblée, il continue de siéger au conseil général du Finistère jusqu'en 1985. À cette date, il choisit de ne pas se représenter aux élections cantonales, trente-six ans après avoir conquis son mandat de conseiller général de Saint-Paul-de-Léon. Il ne conserve alors plus que celui de maire adjoint de Plouénan.

Il s'éteint le 14 septembre 1986 à l'âge de soixante-quinze ans. Il était chevalier de la Légion d'honneur, officier du Mérite agricole, titulaire de la Médaille départementale et communale ainsi que de la médaille de la Jeunesse et des Sports.

1 : Journal Officiel, Comptes rendus des débats du Sénat, séance du 31 octobre 1978, p. 2984.

2 : Journal Officiel, Comptes rendus des débats du Sénat, séance du 9 avril 1980, p. 1134.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.

Who's Who in France (plusieurs éditions).

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Photo de M. François PRIGENT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union Centriste
Etat-civil
Né le 28 juillet 1911
Décédé le 14 septembre 1986
Profession
Commerçant
Département
Finistère