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TAJAN Pierre

Ancien sénateur du Tarn-et-Garonne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 28 septembre 1975
  • Réélu le 25 septembre 1977
  • Fin de mandat le 20 mars 1984 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre de la Formation des Sénateurs Radicaux de Gauche rattachée administrativement au groupe de la Gauche Démocratique

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

TAJAN (Pierre)

Né le 27 septembre 1928 à Toulouse (Haute-Garonne)

Décédé le 20 mars 1984 à Auterive (Tarn-et-Garonne)

Sénateur de Tarn-et-Garonne de 1975 à 1984

Né le 27 décembre 1928 à Toulouse, Pierre Tajan obtient son brevet élémentaire puis entre à l'école nationale d'agriculture d'Ondes (Haute-Garonne) d'où il sort major de sa promotion. De novembre 1948 à novembre 1949, il effectue son service militaire et après deux périodes, en 1952 et 1953, il est nommé maréchal des logis-chef de réserve. Fils d'agriculteurs, il reprend l'exploitation familiale de Nayraque sur les bords de la Garonne.

En parallèle à son métier d'arboriculteur-viticulteur, il s'engage très tôt dans la vie politique locale : il est ainsi responsable avec Jean Baylet des Jeunesses radicales du département de Tarn-et-Garonne. En mars 1953, il est élu maire de Fabas et devient le plus jeune maire de France. Il sera réélu successivement en 1959, 1965 et 1971. A partir de 1954, il occupe également les fonctions de vice-président de l'association des maires du Tarn-et-Garonne. En septembre 1973, il est élu conseiller général de Grisolles au deuxième tour et à l'unanimité. Président de la section radicale socialiste puis de la Fédération des radicaux de gauche du Tarn-et-Garonne, il accède à la présidence de l'Association des maires du département.

En raison du décès de Jean Lacaze, sénateur et figure de la gauche radicale du Tarn-et-Garonne, une élection sénatoriale partielle est organisée, en 1975. Pierre Tajan fait campagne sur le thème de la défense de l'agriculture, du commerce et de l'artisanat afin d'améliorer les conditions de travail et les retraites de ces secteurs. Il est élu au deuxième tour le 28 septembre 1975, devançant de 12 voix seulement son adversaire socialiste, Louis Delmas, maire de Montauban. Cette élection marque un éclatement de l'union de la gauche dans le département : le Parti socialiste, au premier tour, accorde son soutien à Pierre Tajan au nom des accords électoraux conclus au sein de la gauche, le retire au second tour, suivi par le Parti communiste. Pierre Tajan est donc élu grâce aux voix de la majorité présidentielle. Ces circonstances expliquent pourquoi, élu sur la liste de l'Union de la Gauche socialiste et démocratique, Pierre Tajan compte d'abord parmi des sénateurs non inscrits à un groupe politique. Ce n'est qu'à partir de mai 1976 que le sénateur radical rejoint le groupe de la Gauche démocratique, dont il devient membre du Bureau en 1980 en qualité de secrétaire. Réélu sénateur le 25 septembre 1977, il siège au Palais du Luxembourg jusqu'à sa mort.

Au Sénat, il est d'abord membre de la commission des affaires sociales, puis de la commission des affaires économiques à partir de 1976. Il intervient à de nombreuses reprises en séance pour évoquer des questions liées aux problèmes agricoles. Président du groupe d'étude sénatorial pour l'avenir des productions fruitières et légumières, il prend part à la discussion du projet de loi de finances pour 1977. Il souligne les inquiétudes des producteurs de fruits et légumes face à l'ouverture à la concurrence européenne et du fait des accords conclus avec les pays du bassin méditerranéen. La même année, il dépose une proposition de loi sur la réparation des dommages causés par les calamités agricoles à caractère exceptionnel et répétitif, et parvient à obtenir une amélioration non négligeable de l'indemnisation des agriculteurs. En tant que rapporteur de la commission des affaires économiques et du Plan, il défend les intérêts des viticulteurs sur la question de l'attribution de label différencié selon la qualité du cépage. Il intervient également lors de l'examen du projet de loi d'orientation agricole pour 1981 afin de rappeler les difficultés économiques rencontrées par les agriculteurs du Sud-Ouest, notamment face à la baisse des cours et des revenus d'exploitation. Rapporteur pour avis du budget des industries agro-alimentaires, il intervient au cours de la discussion du projet de loi de finances pour 1984 afin de défendre les intérêts des différentes structures mises en place pour favoriser l'innovation et les exportations au sein de la filière agricoles et alimentaires.

Pierre Tajan étend ses centres d'intérêt aux problèmes sociaux : il prend part aux discussion sur les projets de loi relatifs au veuvage, à l'indemnisation des jeunes chômeurs, à l'aide versée aux commerçants et artisans âgés cessant leur activité ou au sort des rapatriés d'Algérie. Il est également préoccupé par les problèmes de sécurité routière : il milite à plusieurs reprises au cours des débats pour l'amélioration du réseau routier secondaire, dans le cadre de la prévention des accidents de la route. Vice-président du groupe des sénateurs-maires et membre du comité directeur de l'Association des maires de France, il prend également une part active aux discussions du projet de loi modifiant le régime électoral des élus locaux.

Après s'être opposé à la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes du 2 février 1981, il vote en faveur de loi portant abolition de la peine de mort du 9 octobre 1981 et de la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage du 13 juillet 1982. Il s'abstient lors du vote de la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions du 2 mars 1982.

Parallèlement à ses activités sénatoriales, il poursuit son engagement au service de sa commune et de son département. Régulièrement reconduit dans ses fonctions de maire de Fabas et de conseiller général de Grisolles, il préside également la caisse locale de la Mutualité agricole, puis devient administrateur de la Caisse régionale de Crédit agricole.

Sa disparition brutale à l'âge de 55 ans entraîne de nombreux témoignages de sympathie et d'amitié de la part de personnalités locales et nationales. Son suppléant, Jean Roger, maire et conseiller général de Saint-Sardos, lui succède au Palais du Luxembourg. Lors de son éloge funèbre, le président du Sénat Alain Poher rend hommage à « un homme attaché à son terroir, aux valeurs humaines qu'il représentait, mais aussi au bon sens si souvent mal partagé ».

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Photo de M. Pierre TAJAN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre de la Formation des Sénateurs Radicaux de Gauche rattachée administrativement au groupe de la Gauche Démocratique
Etat-civil
Né le 27 septembre 1928
Décédé le 20 mars 1984
Profession
Agriculteur
Département
Tarn-et-Garonne