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VADEPIED Raoul

Ancien sénateur de la Mayenne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1965
  • Réélu le 22 septembre 1974
  • Fin de mandat le 2 octobre 1983 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste des Démocrates de Progrès

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

VADEPIED (Raoul)

Né le 7 juillet 1908 à Châtres-la-Forêt (Mayenne) Décédé le 29 mars 1995 à Evron (Mayenne)

Sénateur de la Mayenne de 1965 à 1983

Issu d'une famille d'agriculteurs, Raoul Vadepied fait des études de droit à Rennes puis devient l'assistant d'un expert foncier et s'occupe de gérer des fermes. Dans les années 30, il est à l'origine de la création de la coopérative d'Evron. En 1966, il fonde le premier syndicat intercommunal de Mayenne : le pays des Coëvrons. Maire d'Evron de 1953 à 1977, il attire de nombreuses entreprises dans sa commune. Il exerce également le mandat de conseiller général de 1949 à 1983. En 1975, il devient vice-président de l'assemblée départementale. En décembre 1973, il siège au Conseil régional des pays de Loire et préside la commission traitant des questions relatives à l'agriculture, à l'équipement rural et au développement industriel artisanal et commercial.

Raoul Vadepied se présente aux élections sénatoriales du 26 septembre 1965 en deuxième position sur la liste du Centre démocratique, derrière Lucien de Montigny. Sa liste obtient les deux sièges à pourvoir. Il est élu au premier tour avec 391 voix sur les 742 exprimées. Aux élections sénatoriales du 22 septembre 1974, placé en deuxième position sur la liste d'Union centriste derrière le président du Conseil général de Mayenne, René Ballayer, il est élu au premier tour, obtenant 557 voix sur 755 suffrages exprimés.

Membre du groupe de l'Union centriste des démocrates de progrès (UCDP), il participe tout au long de son mandat aux travaux de la commission des affaires économiques et du Plan. Le 5 octobre 1977, il est élu secrétaire du Sénat et occupe cette fonction jusqu'en 1980.

Cet agriculteur consacre l'essentiel de ses travaux parlementaires aux questions agricoles dont il est spécialiste. Il évoque ainsi à plusieurs reprises au cours des débats les problèmes liés à l'élevage et à l'abattage. En 1968, il participe au comité consultatif du fonds national des abattoirs. En 1970, il est également membre de la commission d'enquête parlementaire sur les conditions techniques, économiques et financières de conception, de construction, d'aménagement et de gestion des abattoirs et du marché d'intérêt national de Paris-La Villette. En 1972, il interpelle le ministre de l'agriculture et du développement rural afin qu'il précise les objectifs et les moyens de l'office interprofessionnel envisagé pour assurer l'organisation du marché de la viande. En 1973, il évoque les problèmes de l'élevage et la nécessité d'identifier tous les animaux. En 1975, il est le rapporteur pour avis de la proposition de loi relative à l'industrie de l'équarrissage. Il intervient également au cours des débats pour réclamer une meilleure rétribution des producteurs agricoles, notamment dans le secteur laitier.

En parallèle, il se penche les conditions d'attribution des crédits et subventions agricoles. Il siège ainsi pendant plusieurs années au sein de la commission plénière de contrôle du conseil d'administration de la Caisse nationale de Crédit agricole. Il profite de la discussion autour du projet de loi de finances pour 1966 concernant l'agriculture pour interroger le Gouvernement sur la répartition des fonds européens accordés dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC). En 1966, il interpelle le ministre de l'agriculture sur les conditions d'attribution des prêts à long terme consentis par le crédit agricole mutuel pour les nouvelles exploitations, s'étonnant que deux tiers des fermes de Mayenne en soient exclues. Il attire l'attention du ministre sur la volonté de ne pas faire du crédit agricole un instrument autoritaire de la concentration des terres. Raoul Vadepied insiste également sur la nécessité d'aider au maintien des activités économiques en milieu rural. Il siège au groupe d'études sénatorial pour l'aménagement rural.

Fervent partisan de l'intercommunalité, Raoul Vadepied défend le statut des collectivités locales. A cet égard, il vote la loi portant création et organisation des Régions en 1972, ainsi que de la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982. En 1979, il soutient le projet de loi pour le développement des responsabilités des collectivités locales.

Dans le domaine touristique, il évoque le rôle primordial que pourraient jouer des délégués régionaux du tourisme et l'importance d'une organisation touristique départementale efficace. Il cherche également à promouvoir le tourisme social et, en 1981, critique la diminution du budget qui y est consacré par l'Etat.

Il défend la politique de coopération agricole menée en direction de certains pays d'Afrique de l'Ouest. Il intervient en 1977 pour défendre le statut des coopérants. Lors de la discussion sur le projet de loi de finances pour 1980, il souligne les efforts entrepris pour former des ingénieurs de l'équipement rural au Burkina Faso et pour construire la première centrale solaire française au Mali.

Pendant son mandat, Raoul Vadepied témoigne de centres d'intérêts très variés. En commission, il étudie aussi bien des projets ayant trait à l'organisation minière en Nouvelle-Calédonie que ceux relatifs à la protection des consommateurs ou à l'urbanisme commercial.

Il vote la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances en 1967, la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973, et la loi fixant à 18 ans l'âge de la majorité en 1974. Il approuve également la loi portant réforme du divorce en 1975, la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, ainsi que la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982. Il s'abstient en revanche lors du vote de la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse en 1975, et s'oppose à la loi portant abolition de la peine de mort en 1981.

A partir de 1977, il abandonne progressivement ses mandats locaux et nationaux. Il conserve néanmoins son mandat de président du district d'Evron jusqu'à son décès. Il meurt à l'âge de 87 ans. Il était chevalier du Mérite civil, social et agricole, et titulaire de la Légion d'Honneur depuis le 14 juillet 1987.

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Photo de M. Raoul VADEPIED, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste des Démocrates de Progrès
Etat-civil
Né le 7 juillet 1908
Décédé le 29 mars 1995
Profession
Agriculteur
Département
Mayenne