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B. DANS LE SECTEUR ECONOMIQUE



La coopération dans le domaine agricole vise à améliorer les techniques de culture et d'élevage, à diversifier les productions et à promouvoir leur commercialisation. La visite du Centre agronomique de recherche et de formation a permis à la délégation d'avoir un aperçu de la coopération agricole mise en place par la France.

1. Le Centre Agronomique de Recherche et de Formation du Vanuatu



La coopération agricole avec le Vanuatu est concentrée depuis quelques années sur le projet du Centre Agronomique de Recherche et de Formation du Vanuatu (CARFV) à Santo. Cet établissement de droit local est une ancienne station de recherche française, reprise par le Vanuatu, et confié, par un mandat de gestion, au CIRAD. Elle emploie un effectif de six chercheurs expatriés civils, quatre coopérants du service national, et une centaine de cadres locaux.

Initialement Institut de recherche tropicale, le CARFV s'est spécialisé au fil du temps dans trois directions :

programmes de recherches d'amélioration de rendement des espèces végétales (cocotier, kava, cacao, café, racines et tubercules) et animales (cheptel bovin) ;

formation, in situ, des cadres agricoles et futurs responsables administratifs vanuatais ;

étude et mise en oeuvre de projets de développement rural à effet structurant.



Bien que soutenu à hauteur de plus de 60 % par des fonds français, le CARFV s'inscrit dans une logique de « nationalisation » progressive qui devrait déboucher, en 2002, ou au plus tard en 2003, à son transfert au gouvernement local. A l'issue de ce processus, la France gardera cependant une présence en matière d'expertise et de conseil qui s'exercera probablement dans trois directions :

accompagnement des projets de développement du secteur agricole dans son ensemble (organisation des producteurs, renforcement du marché agricole interne et régional, mise en place d'un instrument de crédit pour les agriculteurs) ;

expertise pour la mise en place de filières de productions nouvelles ou plus performantes (crustacés, fruits, légumes, exportation de viande biologique) ;

aide aux industries de transformation locale.

2. L'Agence française de développement (AFD)



L'Agence française de développement intervient au Vanuatu depuis 1961, alors que ce pays appartenait encore au Condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. Le bureau de représentation ouvert en 1974 et dépendant de Nouméa a été transformé en agence à part entière en 1979, peu de temps avant l'indépendance. A partir de 1991, l'Agence de Port-Vila est devenue compétente pour la plupart des petits Etats du Pacifique Sud.

En matière d'infrastructure, l'AFD, principal intervenant, a accordé 20,9 MF en 1999. La décision d'inclure le Vanuatu dans la ZSP (zone de solidarité prioritaire) prise il y a un an, doit lui permettre d'intervenir plus facilement dans ce pays où elle participe au financement d'investissements aéroportuaires depuis plusieurs années, dans une logique d'appui à l'aménagement du territoire et au développement économique et touristique de l'archipel. A ce titre, elle a financé en 1995 et à hauteur de 15 millions de francs, le nouvel aéroport de White Grass sur l'île de Tanna.



La délégation a visité les travaux d'extension de l'aéroport de Santo destinés à améliorer la desserte internationale du pays en permettant des liaisons de moyens et longs courriers, et à faciliter l'accès aux îles disposant d'un fort potentiel de développement économique et touristique. Les travaux de l'aéroport de l'île principale d'Efaté (Bauerfield - Port-Vila) sont terminés. Le financement du projet, d'un total de 94 millions de francs, est assuré par l'AFD à hauteur de 36 millions de francs.

L'AFD doit par ailleurs réaliser la modernisation du marché de Port-Vila (5 MF) et un projet de téléphonie rurale (18 MF) qui mettra chaque localité de l'archipel à moins d'une heure de marche d'un poste téléphonique.

3. Les échanges commerciaux



La France se place au deuxième rang des fournisseurs du Vanuatu avec 9,1 % de parts de marchés, loin derrière l'Australie (43 %). Les biens d'équipement professionnels représentent de 60 à 70 % selon les années, suivis des ventes hors taxes (alcools, parfums), et les réexportations de produits pétroliers.

La France dégage d'une année sur l'autre un excédent commercial qui se situe entre 15 et 20 MF.

Les principales sociétés françaises installées au Vanuatu autres que l'AFD sont Suez-Lyonnaise, dont la filiale Unelco assure notamment l'approvisionnement en eau et en électricité de la capitale, et France Telecom qui, à travers sa filiale France Câbles et Radio, détient le tiers de l'opération local de télécommunications (TVL).


Échanges commerciaux

En millions FF

1997

1998

1999

Exportations françaises

2,454

2,722

9

Importations françaises

10,188

11,613

14

Solde

7,734

7,466

5

Taux de couverture %

413

426

158

1997 et 1998 : statistiques locales

1999 : statistiques françaises (DREE) pour les 10 premiers mois de l'année.

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