Allez au contenu, Allez à la navigation

Recherche Recherche avancée

Retour Sommaire Suite

Cérémonie de remise des Prix
de l'Amitié Franco-Roumaine

Un représentant du Sénat français

 

Le prix de « L'entreprise la plus admirée en Roumanie » est remis à Alcatel Network System Romania.

 

Le prix du « Meilleur investissement Greenfield » est remis à Carrefour Romania.

 

Le représentant du Sénat français remet les deux prix.

 

Oliviu GHERMAN, Ambassadeur de Roumanie à Paris

 

Le prix du « Plus ardent supporter de l'économie roumaine » est remis à la BRD-Groupe Société Générale.

 

Le prix du « Meilleur investissement stratégique en Roumanie » est remis à Michelin Romania.

 

Oliviu GHERMAN remet les deux prix.

 

Luminita HOLBAN

 

Le prix de « L'ami de la Roumanie » est remis à monsieur Pierre Ménard, Directeur des Affaires Européennes, ancien Ambassadeur de France en Roumanie.

 

Luminita HOLBAN remet le dernier prix.

Le climat d'investissement - Les opportunités du marché roumain pour les entreprises françaises

La Banque Européenne pour la Reconstruction
et le Développement (BERD),
un appui pour les investisseurs français en Roumanie

Philippe LECLERCQ,
Directeur adjoint de la BERD pour la Roumanie

I. La mission de la BERD

La BERD a investi plus de 2 milliards d'euros en Roumanie. La BERD est une institution internationale basée à Londres. Sa mission est de promouvoir la transition vers l'économie de marché par le soutien à l'initiative privée et à l'esprit d'entreprise dans les pays d'Europe Centrale et Orientale. Son capital social, détenu par 62 actionnaires dont la France et la Roumanie, se chiffre à 20 milliards d'euros et sa côte de crédit est de trois ans. Elle finance des projets dans le secteur public et le secteur privé en investissant dans les institutions financières, les infrastructures, l'industrie et le commerce. La BERD opère dans la région, depuis 1991, et a établi des bureaux de représentation dans chacun des vingt-sept pays d'opération.

 

La BERD est un partenaire financier neutre avec une mission à long terme. Elle fait bénéficier ses partenaires de sa connaissance de l'économie roumaine et de la pratique des affaires dans ce pays. La BERD a été présente en Roumanie durant une décennie, depuis l'ouverture de son bureau de Bucarest en1992. Le bureau compte vingt employés dont dix banquiers. La Banque a, à sa disposition, une gamme d'instruments financiers divers et souples. Elle s'efforce de structurer ses financements pour répondre aux besoins spécifiques d'un projet. Elle accepte de longues maturités et offre des financements à moyen et long terme, jusqu'à douze ans et même quinze ans, parfois. La BERD est prête à partager les risques. Son intervention dans un projet limite, souvent, le risque politique. La banque est un catalyseur permettant d'accéder à des financements complémentaires. Elle jouit du statut de créancier privilégié. Les banques qui participent aux prêts que la BERD accorde à des emprunteurs du secteur privé, bénéficient des mêmes avantages. Enfin, la banque lutte contre la corruption et impose des normes de bonne gouvernance d'entreprise.

II. Les interventions directes de la BERD

Pour ces interventions directes dans les grandes entreprises, la BERD utilise trois catégories d'instruments financiers.

 

Tout d'abord, la BERD fait des prêts. Pour un prêt, elle finance jusqu'à 35 % du coût total d'un nouveau projet et 35 % de la capitalisation à long terme d'une entreprise déjà établie. En Roumanie, le montant des investissements de la banque est normalement supérieur à 8 millions d'euros pour une intervention directe. La durée est comprise entre 5 et 8 ans avec un amortissement différé de deux à trois ans pour les projets privés. La Banque exige une contribution en fonds propres du promoteur d'au moins un tiers du coût total du projet. Cet apport ne doit pas être nécessairement en espèces et peut inclure des terrains, des machines et du matériel. La banque peut éventuellement inclure une partie de fonds de roulement dans son investissement.

 

La BERD effectue aussi des prises de participation. Elle peut devenir un partenaire en souscrivant à des actions ordinaires ou privilégiées ou en prenant des quasi-participations. La Banque ne prend que des participations minoritaires et seulement jusqu'à 20 % du capital social d'une société privée. Elle attend de ses investissements qu'ils soient rentables et élabore toujours une stratégie de sortie claire dès le départ.

 

La BERD offre aussi des garanties. Elle peut aider les emprunteurs à obtenir un financement en fournissant des garanties. Différents types de garanties sont disponibles allant de garanties tous risques jusqu'à des garanties partielles.

 

La BERD intervient aussi pour les petites entreprises et les micro-entreprises à travers toute une gamme d'instruments.

 

Le premier instrument est la prise de participation dans les banques locales comme la BRD, la Banca Transilvania et d'autres. Ces fonds sont, ensuite, rétrocédés aux entreprises. Des lignes de crédits sont aussi offertes à ces banques et à d'autres et sont, ensuite, rétrocédées aux PME. La Banque a aussi pris une participation dans la nouvelle banque roumaine de micro-financements qui s'adresse directement aux besoins des micro-entreprises.

 

La Banque a aussi investi dans toute une série de fonds de placement dont huit sont régionaux et deux sont basés localement en Roumanie. Ces fonds de placement, à leur tour, prennent des participations dans les entreprises privées.

 

Enfin, la BERD a lancé un programme de facilitation du commerce dans tous ses pays d'opération. Les programmes facilitent les échanges intra régionaux et internationaux en émettant des garanties de remboursements partiels pour cautionner les opérations reposant sur des instruments commerciaux tels les crédits-documentaires, les lettres de crédit.

Le processus de transformation en Roumanie

Obbie MOORE,
Directeur Altheimer and Gray/Moore, Vartires and Associates

La relation entre la France et la Roumanie est unique. La relation économique bilatérale est importante et doit être développée et utilisée afin de permettre l'entrée de la Roumanie dans l'Europe de l'Ouest. Les Roumains apprécient tout ce qui vient de France. Leur système juridique, par exemple, vient du Code Napoléon. Les structures commerciales sont proches, aussi, les investisseurs français peuvent s'adapter rapidement.

 

Altheimer and Gray est une société internationale d'avocats qui s'occupe des marchés émergents. Elle est la société qui a le plus de bureaux dans les pays émergents, y compris à Bucarest. Nous avons eu la chance d'acquérir, cette année, une société de conseil juridique à Paris qui offre tous les services et s'occupe des opérations en Europe Centrale et de nos Bureaux de Bucarest. Nous avons quinze avocats, à Bucarest, qui font partie du Barreau et s'occupent des procédures multinationales pour des sociétés qui investissent en Roumanie.

 

Depuis dix ans en Roumanie, je pense qu'il règne un nouvel esprit. La Roumanie doit être considérée d'une manière particulière car elle a une expérience et un héritage unique, étant données les conditions de vie difficiles pour les gens dans les années 80. Cependant, après douze ans, la Roumanie doit être jugée avec les mêmes standards que les autres pays qui aspirent à l'entrée dans l'Union Européenne. Le gouvernement prend les mesures nécessaires pour permettre à la Roumanie d'entrer, non seulement, dans l'OTAN, mais aussi, dans l'Union Européenne. L'adhésion de la Roumanie à l'UE est très importante pour créer les améliorations nécessaires qui permettront que les affaires fleurissent facilement et fonctionnent plus efficacement du point de vue financier. Le coût pour faire des affaires en Roumanie est élevé pour s'adapter à toutes les lois existantes. Des douze pays candidats, la Roumanie a le plus grand pourcentage d'approbation parmi la population (80 %), mais, c'est le pays qui a fait le moins pour réaliser les étapes prévues avant l'adhésion. C'est le douzième pays sur douze. En juillet 2002, la Roumanie était à 48 % sur l'échelle élaborée par l'UE pour mesurer les progrès des pays candidats. Le score de la Lituanie, de la Slovénie et de l'Estonie sont de 88 % alors que leurs populations approuvent moins l'adhésion.

 

Les investisseurs qui essaient de pénétrer un pays sont sensibles à la facilité d'entrer, de sortir et de fonctionner sur place. La Roumanie possède toutes les garanties constitutionnelles contre les nationalisations et les expropriations, la monnaie est facilement disponible et transférable. Les sociétés étrangères viennent en Roumanie avec beaucoup d'enthousiasme. Toutefois, des opportunités sont parfois perdues et certains investisseurs rentrent chez eux. Le pays travaille beaucoup pour que ces situations ne se reproduisent pas. Le gouvernement est attaché à ce processus. Les institutions françaises peuvent aider à faire émerger une opposition politique en Roumanie. Il n'y a pas réellement de démocratie pluraliste, quand il n'y pas de parti d'opposition qui fonctionne. En Roumanie, il faudrait une opposition. Demander cela n'est pas être anti-roumain ou anti-gouvernement, c'est être soucieux pour son pays.

 

Des problèmes existent toujours en Roumanie. Dans les efforts pour entrée dans l'UE, des partenariats public-privé se sont multipliés. Les services financiers, l'énergie et les parcs industriels se sont développés. Toutefois, si, par exemple, vous souhaitez faire un parc industriel en Roumanie, vous vous perdez dans les détails. La Roumanie n'a pas les capacités de régulation. Il n'y a pas de règle et de règlement qui peuvent guider clairement. En Roumanie, des lois en accord avec celles de l'UE doivent être écrites et une aide internationale est nécessaire pour y parvenir. Il faudrait fournir une assistance et des formations pour créer de nouvelles règles juridiques. En Roumanie, le système judiciaire reste trop sujet aux influences politiques. Ce n'est pas encore un Etat de droit. Le système de justice est très lent.

 

Les PME ont été négligées en Roumanie. Des lois adaptées à ce secteur sont nécessaires car il y a des talents et une grande gamme de produits. En ce qui concerne les droits de douane, un des intervenants a expliqué qu'ils sont harmonisés avec ceux de l'UE. C'est certainement vrai en théorie mais ne l'est pas en pratique et cela constitue un problème.

 

Les investisseurs français ont un grand rôle à jouer en Roumanie. Il y a des associations d'affaires en Roumanie, différentes chambres de commerce. Nous essayons de former une coopération afin d'aider les investisseurs étrangers en Roumanie et de résoudre les différents problèmes.

Comptabilité, fiscalité, et nouvelle législation des marchés de
capital : des avantages pour les investisseurs

Paul-André MICHAUD,
Partenaire exécutif Deloitte and Touche Romania

Sur le plan comptable, les Roumains font des efforts. Auparavant, ils avaient le plan comptable français qui est relativement ancien et incompréhensible. Les Roumains ont décidé de se rapprocher du système international et ont approuvé le plan comptable nommé IAS (International accounting standards), avec une modification, adoptée en 1994. La différence importante est que la règle 29 qui traite des hyper-inflations n'y est pas mentionnée. L'adoption de ce plan comptable est un pas dans la bonne direction.

 

La fiscalité en Roumanie est très simple. Mais, le problème réside dans les employés qui travaillent à la fiscalité. Ils sont de bonne foi. Cependant, la loi qui domine est d'ennuyer le contribuable et non de l'aider. Ceci doit être un héritage du système communiste. Les lois fiscales sont bonnes et faciles d'interprétation. Les taux fiscaux sont moins élevés qu'en France. Pour les personnes, le taux maximum est de 40 %. L'employeur paie cher, 40 % sur les salaires. La taxe sur les entreprises est raisonnable, elle est de 25 %. Si tout le monde payait ses impôts en Roumanie, le pays serait en mesure d'emprunter sur le marché libre et n'aurait pas besoin de faire appel au FMI. Le problème est que personne ne les paie. Si les entreprises opèrent dans les zones franches, l'impôt est seulement de 5 % et les profits sur les exportations sont taxés à 16 %. Il n'y a pas à se plaindre. Toutefois, un problème d'interprétation demeure car il faut négocier avec les employés. En Roumanie, il y a des pots de vin. Avec les pots de vin, il faut être deux. Les occidentaux donnent des pots de vin aux Roumains. Je crois qu'il faut l'éviter. En ce qui concerne la fuite des cerveaux, le seul moyen est de bien payer ses employés. Il est nécessaire de les former, non pas dans le but d'en faire des Canadiens ou des Français, mais dans le but de changer leurs attitudes. Les Roumains sont un peu machos et les femmes roumaines rivalisent sur le marché du travail, elles sont plus dévouées et leur engagement à l'entreprise est plus important.

 

Deloitte and Touche Romania est le numéro deux de son secteur dans le monde. Nous sommes 112 000, dont 135 en Roumanie. Nous travaillons pour les plus grands (Alcatel, Procter et Gamble, Société Générale...) et les plus petits. Nous servons aussi des clients locaux. Ce qui nous différencie est un mixte intéressant entre les expatriés et les Roumains. Nous employons 95 % de roumains formés en Roumanie et à l'extérieur. Nos employés roumains sont envoyés dans nos autres bureaux à Paris, Montréal, Toronto... Notre compétence est là. Ce qui distingue notre bureau en Roumanie est le fait que nous prenions soin des gens, pas seulement des clients, de tous les gens.

L'amélioration du cadre législatif applicable
aux investissements

Florentin TUCA,
Directeur adjoint Musat and Asociatii

Notre entreprise est impliquée dans la coopération franco-roumaine en assistant des entreprises françaises, les petites comme les grandes (Société Générale, Alstom, Michelin, France Telecom...). Je vais parler non pas de nos succès mais de la situation législative en Roumanie. Les lois sont bonnes, mauvais sont ceux qui les appliquent. Je vais donc être critique.

 

La qualité d'un système institutionnel dépend de la qualité du système législatif, des normes constitutionnelles comme des normes moins importantes. Beaucoup de lois sont pertinentes pour les investisseurs. Les investisseurs étrangers sont attirés par les facilités accordées par les lois roumaines. Toutefois, leur préoccupation la plus importante est que ces facilités durent, soient interprétables de manière homogène et soient garanties par des lois constitutionnelles.

 

Un des critères d'appréciation les plus importants d'un système législatif est la constitutionnalité. De nombreuses ordonnances d'urgence affectent le cadre législatif roumain. Bien que la Constitution roumaine prévoie l'émission d'ordonnances d'urgence dans des cas exceptionnels, au cours des dernières années, une augmentation considérable de ces ordonnances a été constatée. Par exemple, en 1999, 219 ordonnances sont émises, en 2000, ce nombre passe à 297 et en 2001, à 195. Ces chiffres démontrent que la Roumanie, durant ces trois années, était en état d'urgence permanent.

 

Un autre critère permettant d'apprécier la qualité du système législatif est la stabilité. En Roumanie, depuis 1990, plus de dix lois relatives à l'investissement, y compris l'investissement étranger, ont été adoptées. Des facilités ont été accordées et retirées par la suite. De nombreuses normes ont été, un jour, déclarées immuables et, le lendemain, abrogées. En conséquence, certains investisseurs ont été furieux et avaient raison de l'être dans la mesure où il existait, d'une certaine manière, une convention non écrite entre le gouvernement désireux d'attirer les investissements et les investisseurs, convention qui n'a pas été respectée. Deux théories importantes en droit existent, une qui accorde un pouvoir absolu à l'Etat et une autre qui est favorable aux droits gagnés par les bénéficiaires de la loi. Selon la première interprétation, les citoyens n'ont aucun droit en matière d'impôts, ils n'ont que des obligations. Selon la seconde, si le législateur peut modifier toute loi antérieure c'est parce la règle de droit objectif ne peut pas créer de droit subjectif. Néanmoins, comme c'est la loi elle-même qui a créé un droit subjectif, le législateur ne peut plus l'abroger, mais doit la respecter. Ce sujet risque de préoccuper les investisseurs comme les avocats. Nous espérons que le Parlement roumain va s'intéresser à ce besoin de stabilité en ce qui concerne les facilités accordées par les lois spécifiques.

 

Un autre sujet est important : l'interprétation cohérente des lois. Par exemple, les nouvelles modifications concernant les modalités de privatisation, dans le secteur énergétique et dans le secteur des utilités, sont actuellement très médiatisées. Une ordonnance concerne le partenariat public-privé. En 1995, j'assistais un client, la Lyonnaise des Eaux, dans un projet local : la concession du réseau de Timi°oara. La préoccupation majeure était qu'il n'y avait pas de loi sur les concessions en Roumanie. Dans ce domaine, une loi moderne, efficace et applicable a été adoptée en 1998. Ensuite, le Parlement et le gouvernement roumains ont adopté des actes normatifs (lois et ordonnances) régissant le domaine des concessions. Nous avons, aujourd'hui, plusieurs actes normatifs pour régir les concessions, susceptibles d'être applicables. Cela sème beaucoup d'incertitudes. Il y a trop de lois, ce qui provoque une grande confusion.

Cluj - environnement favorable
pour les investissements des PME

Vasile SOPORAN,
Préfet du département de Cluj-Napoca

L'objectif est de vous faire découvrir Cluj, sa tradition historique et culturelle et les potentiels économiques et scientifiques qui sont les atouts de Cluj comme région européenne significative.

 

La ville de Cluj-Napoca est un centre antique de culture roumaine et une des plus grandes villes de Roumanie. Elle a les vertus d'une ville européenne car elle est ouverte à la coopération et à l'association avec des municipalités partout dans le monde. Des instituts de culture et d'art permettent de définir Cluj-Napoca comme un centre spirituel puissant du pays. C'est aussi un des plus grands centres universitaires de Roumanie. 60 000 étudiants y sont formés et représentent une future main d'oeuvre qualifiée. Les universités et les centres de recherche de Cluj participent aux congrès internationaux, contribuant ainsi à la promotion de la science et de la culture roumaines. La preuve de la coopération et du prestige de Cluj à l'étranger est l'existence de plusieurs bibliothèques et centres culturels étrangers. Une autre dimension de la diversité européenne de la ville est représentée par douze cultes religieux et cinq évêques. Tout ceci montre la richesse de notre ville.

 

Notre objectif principal est d'assurer le développement de notre département grâce à deux moyens : nos ressources propres et les ressources internationales. Des projets importants sont financés par l'Union Européenne. Par exemple, le projet de développement de la zone économique Cluj-Ouest signifie un investissement de 7 millions d'euros dont 3 millions sont fournis par PHARE. La mise en place du centre de marketing agroalimentaire de Cluj qui est un projet de développement interrégional a exigé un investissement de 6 millions d'euros dont 4 millions ont été accordés par PHARE. Des projets de développement des infrastructures existent et concernent la mise en place d'un système de chauffage à base de biomasse dans cinq centres touristiques, la réhabilitation et modernisation de l'alimentation en eau et des canalisations de la région qui est un projet de 60 millions d'euros fourni par PHARE et la Banque Européenne et, enfin, la construction du terminal des cargos de l'aéroport de Cluj et la modernisation du transport aérien, projet de 3 millions d'euros dont 2 millions proviennent de PHARE. Tous ces projets sont cofinancés par le Conseil Général de Cluj et l'UE afin de développer les infrastructures et de faire de Cluj un centre d'affaires. Un grand nombre de sociétés étrangères sont déjà implantées à Cluj. Il existe une coopération entre la région du Nord-Ouest de la Roumanie avec la région Auvergne en France et, plus spécifiquement, une coopération entre le département de Cluj et le département de l'Allier. L'aide économique fournie par les autorités et le milieu des affaires de Vichy est une base solide pour le futur développement de notre département et une garantie, pour vous, que Cluj est un endroit approprié pour investir.

Le Centre d'affaires franco-roumain Cluj-Vichy

Pascal FESNEAU,
Représentant du Centre d'affaires franco-roumain Cluj-Vichy

Je représente le Centre d'affaires franco-roumain Cluj-Vichy qui est financé par la région Auvergne, le département de l'Allier, l'agglomération de Vichy et qui fonctionne, aussi, avec des prestations d'entreprises.

 

Jusqu'à présent, on a beaucoup parlé de Bucarest et très peu des autres régions de la Roumanie. Dans ce pays, il y a deux grands ensembles différents : la Transylvanie, une très belle région ayant connu l'influence austro-hongroise et la Moldavie et le Sud où a dominé l'influence ottomane. Les mentalités sont très différentes d'une région à l'autre. Il existe plusieurs Roumanie. En France nationalité et citoyenneté signifient la même chose. En Roumanie, ce n'est pas le cas. Plusieurs ethnies sont représentées : les Magyars, les Roms, les Allemands et les Roumains. Les langues hongroises, françaises, anglaises et roumaines y sont parlées couramment. C'est pour cela que la Roumanie représente un potentiel énorme. C'est un pays francophone, latin, qui se situe à deux jours de camion de la France, avec un marché de 22 millions de personnes. Sa position est stratégique. De plus, il n'y pas de risque de contrefaçon en Roumanie. Il est étonnant que les PME n'aient pas entendu parler de la Roumanie auparavant. Aujourd'hui, le train est en marche et il faut se dépêcher pour le rattraper.

 

Le Centre d'affaires de Cluj est issu d'un partenariat de la région Auvergne, du département de l'Allier et de Vichy. Il est né d'une prise de conscience de la nécessité de développer les entreprises de cette région en leur offrant des opportunités internationales grâce à l'utilisation de réseaux interrégionaux locaux. Cluj ressemble d'ailleurs à l'Auvergne. La mission du centre est de recenser et d'évaluer les besoins des entreprises roumaines, de connaître la région de Cluj et de transmettre ces informations en France et, en particulier, aux PME auvergnates, de rassembler des données économiques et sociales, d'effectuer des missions de prospection et d'accompagner des entrepreneurs français dans leurs premiers pas. Le centre est aussi le relais régional du Poste d'Expansion économique et de la Chambre de Commerce. Notre mission est aussi d'organiser des réunions et des conférences, de fournir une aide à l'import-export, une assistance juridique, des conseils en développement économique et en recrutement.

 

La Transylvanie est une belle région. Cluj est une ville universitaire (60 000 étudiants), située dans la partie plus occidentalisée de la Roumanie. Elle est un entonnoir regroupant toutes les compétences du Nord du pays. Cluj est une région calme, agréable, loin de l'agitation de la capitale et abordable financièrement.

Bruno PINARD-LEGRY,
Directeur de l'Agence Vichy Développement

Nous sommes une agence de développement économique qui s'adresse tout d'abord à un territoire, à une région, à un département. C'est donc une histoire de PME, de territoires et d'Europe. Nous travaillons avec d'autres régions en Ecosse, en Espagne, en Allemagne et en Roumanie. Cela fait treize ans que nous nous sommes intéressés à la Roumanie et quatre ans que le Centre d'affaires Cluj-Vichy s'est développé. Dans ce cadre, nous travaillons avec une union patronale. Une constante de notre action est l'association avec des entreprises. Le centre d'affaires a un rôle d'animateur, sa mission est de faciliter en France, en Europe, le développement des PME. En effet, l'internationalisation des PME et des TPE (80 % du tissu industriel) doit être un objectif. Certes, les grandes entreprises créent des impulsions aux décisions politiques. Toutefois, derrière, il y a toute l'économie et les territoires qui peuvent donner l'impulsion. Les territoires doivent se prendre en main car l'Etat ne le fera pas. Cela est positif car les territoires ont des particularités économiques. La spécificité de notre région est l'importance de l'agroalimentaire. Nous avons les meilleures vaches du monde et Cluj est le cinquième département dans le domaine du boeuf. Grâce au partenariat, Cluj sera peut-être, un jour, le premier. Nous avons de nombreux chantiers de ce type.

 

Le centre d'affaires n'est pas une structure juridique, c'est une association de fait entre une agence de développement local et une union patronale de 3 500 sociétés. Des adaptations, des mélanges sont nécessaires. Nos idées françaises ne valent qu'en France. Notre partenariat franco-roumain et européen exige des adaptations, des compréhensions, des connaissances et des confiances. Pascal Fesneau, employé dans le cadre d'un emploi-jeune après une Maîtrise en langues étrangères appliquées, a été envoyé, en Roumanie, pour deux ans, afin de mettre en place un réseau. En fait, il est resté quatre ans et sera bientôt un des responsables d'une société mixte franco-roumaine associant une belle PME de Vichy et un distributeur roumain d'électricité. Un distributeur, un industriel, des clients communs, des donneurs d'ordre, une vision mondiale, de la croissance, des savoirs-faire, des talents, tout cela est le type de mélange que nous réalisons.

 

Nous avons estimé que les territoires de Transylvanie et, en particulier, Cluj correspondent à la typologie de nos entreprises. Nous nous sentons comme chez nous. Notre intérêt est de nous occuper de l'Europe. D'autres pays font le siège de la Transylvanie. Certes, la France est victime d'une médiatisation négative de la Roumanie. Nous essayons d'y remédier dans notre région. Cette stratégie de partenariat doit durer. Nous devons mener ce projet jusqu'au bout car nous nous sommes engagés et nous avons une responsabilité. Faire du développement signifie se mêler de quelque chose qui ne nous regarde pas et constitue une responsabilité. Un autre défi est la formation de la jeunesse.

Valcea - zone d'intérêt pour le tourisme roumain
et international

Mircea PERPEDEA,
Préfet du département de Valcea

Valcea est un département qui se situe dans le sud-est de la Roumanie, à 170 kilomètres de Bucarest. La surface est de 5 700 kilomètres carrés. La population est de 435 000 habitants répartis dans huit villes et soixante-dix-huit communes. Un réseau départemental de transport routier de 2 500 kilomètres inclut 550 kilomètres de routes nationales, auxquels s'ajoutent 164 kilomètres de voies ferrées.

 

En ce qui concerne l'économie, les principales branches industrielles sont : l'industrie énergétique (deux hydrocentrales), l'industrie chimique, l'industrie du bois et la construction automobile. Le secteur du tourisme est peu développé mais un fort potentiel existe. En effet, dans notre région, il y a cinq stations balnéo-climatiques, un paysage de montagne et vingt et un monastères du Vème siècle, de style orthodoxe-byzantin, ayant une grande valeur architecturale.

 

Les points forts de notre département, susceptibles d'attirer les investisseurs, sont : un marché interne, une main d'oeuvre qualifiée, des ressources naturelles (eaux minérales, bois, gaz, pétrole) et une grande ouverture des autorités locales à la collaboration avec le secteur privé. Actuellement, notre département compte vingt et une sociétés commerciales mixtes franco-roumaines dans les secteurs de l'industrie, des services, du commerce, du transport, du tourisme, de l'hôtellerie. Le capital social souscrit par les sociétés françaises est de 5 millions de dollars. De nouvelles opportunités d'investissement pour les sociétés françaises existent, dans notre département, en ce qui concerne le développement du tourisme, les infrastructures touristiques, l'industrie énergétique, l'usinage du bois, la réhabilitation de la culture fruitière et viticole et les services.

 

Retour Sommaire Suite