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Projet de loi de finances pour 2001 : Outre-mer

 

B. EN POLYNESIE FRANCAISE, LA POURSUITE D'UN CERTAIN DYNAMISME ECONOMIQUE

1. La poursuite de l'évolution institutionnelle

Le projet de loi constitutionnelle adopté par l'Assemblée nationale le 10 juin 1999 et par le Sénat le 12 octobre 1999 reconnaît, dans la Constitution, le statut singulier de " pays d'outre-mer " et l'autonomie renforcée de la Polynésie française. Celle-ci se gouvernera librement et démocratiquement ; son nouveau statut se traduira par de nouveaux transferts de compétences de l'Etat à la Polynésie française.

Le Président de la République avait décidé de faire approuver la modification de la Constitution par le Parlement réuni en Congrès à Versailles le 24 janvier 2000. L'élaboration du nouveau statut ne pourra intervenir que postérieurement à l'approbation par le Congrès du projet de loi constitutionnelle adopté par l'Assemblée nationale et le Sénat.

2. Des résultats économiques favorables pour la troisième année consécutive

Ces bons résultats sont fondés sur un climat social serein, la confiance des opérateurs économiques et le maintien d'un niveau élevé de transferts en provenance de la métropole.

La bonne santé économique du territoire s'explique au premier chef par le tourisme puis, dans une moindre mesure, par la perliculture et le nono, ce dernier se substituant progressivement au secteur du coprah.

 Le tourisme, première ressource de la Polynésie, a tiré parti d'une forte fréquentation, poursuivant les bons résultats des années 1997 et 1998. En 1999, l'activité a augmenté de 12 % et le seuil symbolique des 200.000 visiteurs (211.000) a été franchi. Il s'agit principalement d'Européens (en hausse de 2 %) et d'Américains du Nord (en hausse de 34 %).

 Le bilan de l'année 1999 a également été très satisfaisant pour le secteur de la perliculture. La progression spectaculaire des exportations de perles en 1999, en hausse de 57,4 % en volume et de 24,8 % en valeur, a permis à la Polynésie française de s'imposer comme le premier exportateur de perles de culture. Les mesures engagées par les pouvoirs publics et par les professionnels du secteur pour structurer et réglementer la commercialisation de la perle devraient en outre contribuer à asseoir la crédibilité du produit auprès des négociants internationaux.

 Le succès rencontré depuis deux ans sur le marché nord-américain par les produits dérivés du nono ne s'est pas démenti. En 1999, les recettes de la filière ont progressé de 27 %, et sont demeurées au troisième rang des exportations de produits locaux. La production de purée de nono a connu une hausse de 11 %. Le nono, dont l'exploitation ne nécessite aucun investissement, constitue une source de revenus pour les populations de nombreuses îles.

En revanche, la baisse de la production de coprah -dont on extrait de l'huile- de 41 % entre 1997 et 1998 est confirmée en 1999.

 Le solde de la balance commerciale s'est amélioré en 1999 avec un déficit de -75,8 milliards F CFP, en baisse de 17,6 % par rapport à 1998. En se tenant aux objectifs définis par le Territoire concernant les recettes à l'exportation procurées par les activités touristiques, la perliculture et la pêche (respectivement de 60, 30 et 3 milliards de F CFP à l'horizon 2005), la Polynésie Française pourrait diminuer son niveau de dépendance vis-à-vis de l'extérieur. Les mesures d'incitations fiscales prises par le Territoire et destinées à stimuler les exportations devraient également contribuer à l'amélioration du solde de la balance commerciale polynésienne.

En millions de F CFP

 

1997

1998

1999

Variations

1999/1998

Importations

101 314

118 483

102 972

-13,1 %

Exportations

23 804

26 462

27 182

+2,7 %

dont réexportations

7 326

9 899

5 864

-40,8 %

Solde commercial

-77 510

-92 021

-75 790

-17,6 %

Taux de couverture

23,5 %

22,3 %

26,4 %

+4,1 points

Source : ISPF - Douanes