B. LES ACTES ADMINISTRATIFS INDIVIDUELS

L'article L-421-2-6 du code de l'urbanisme qui résulte de l'article 2 de la loi n° 86-972 du 19 août 1986 régit les conditions dans lesquelles les collectivités locales compétentes en matière d'urbanisme bénéficient de l'aide de l'Etat . Il prévoit que le maire peut disposer gratuitement de l'aide des services extérieurs de l'Etat pour effectuer l'étude technique des demandes de permis de construire, les agents de l'Etat devant, pendant la durée de cette mise à disposition, agir en concertation permanente avec le chef de l'exécutif communal qui " leur adresse toutes institutions nécessaires pour l'exécution des tâches qu'il leur confie ".

En pratique, bien que 80 % des permis de construire soient délivrés dans le cadre de la procédure décentralisée par le maire, au nom de la commune -ce qui correspond à 87 % des logements créés en France- les communes qui se sont dotées d'un service de l'urbanisme chargé d'examiner les demandes de permis de construire, demeurent très minoritaires .

Seules les plus grandes d'entre elles, qui rassemblent, au total, 22 millions d'habitants, exercent leur compétence sans recourir au soutien de l'Etat. Selon les éléments communiqués à votre rapporteur, 60 % des décisions prises dans le cadre de la procédure décentralisée sont encore instruites et préparées grâce à la mise à disposition gratuite des services de l'Etat .

Compte tenu du fait que certaines communes n'exercent pas la faculté que leur reconnaît la loi de délivrer le permis de construire et que l'Etat fournit un concours à titre gratuit aux autres communes, ses services déconcentrés instruisent , au total, environ 65 % des décisions individuelles d'urbanisme.

Votre Commission des Affaires économiques souhaite savoir si le Gouvernement entend favoriser la délivrance des autorisations d'urbanisme par les communes, sans intervention de l'Etat et, dans l'affirmative, connaître les moyens qu'il entend affecter à cette fin.

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Alors que son rapporteur pour avis lui proposait d'émettre un avis favorable, la Commission des Affaires économiques s'en est remise à la sagesse du Sénat pour l'adoption des crédits de l'urbanisme inscrits dans le projet de loi de finances pour 2000.

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