B. LA SÉCURITÉ DE LA CONFÉRENCE DE PARIS

L'organisation de la sécurité de la Conférence est un autre volet essentiel de l'organisation de cet événement. Le pays hôte est en effet responsable de la sécurité, sauf dans les locaux de la zone de Conférence, dite « zone bleue », sous responsabilité de l'ONU.

1. Les enjeux de sécurité

La Conférence de Paris devrait rassembler environ 40 000 participants .

Ce chiffre inclut tant la fréquentation du centre de conférence, estimée à environ 20 000 participants accrédités par l'ONU, dont 3 000 journalistes internationaux, que la fréquentation des « espaces Générations climat », destinés à un public plus large, qui devraient rassembler également environ 20 000 personnes.

Par ailleurs, les initiatives de la société civile seront nombreuses, non seulement dans la zone de conférence, mais aussi à l'extérieur des de ses locaux, dans les « espaces Générations climat », et, plus généralement, ailleurs en Ile-de-France et en France.

Par conséquent, un dispositif de sécurité renforcée sera mis en place. Le coût de ce dispositif, en cours d'évaluation, viendra s'ajouter au coût financier de la Conférence, tel que budgété dans le programme 341.

2. Un dispositif renforcé

L' article 9 de l'accord détermine l'articulation des compétences entre la France et l'ONU en matière de sécurité.

La zone de conférence , ou « zone bleue », qui dispose d'un statut d'inviolabilité, sera sous responsabilité du département de la sûreté et de la sécurité des Nations unies , dont le chef fait office de coordinateur chargé de la sécurité de la manifestation. Les autorités françaises n'y interviendront que sur demande.

À l'extérieur des locaux de la Conférence , la sécurité relève de la responsabilité du Gouvernement , sous l'autorité d'un Haut fonctionnaire chargé de la sécurité et de la sûreté. Un arrangement technique, annexé à l'accord, traite des modalités de coopération en matière de sécurité entre les deux Parties, afin de faciliter la préparation et l'exécution d'un Plan opérationnel de sécurité et de sûreté ad hoc .

Le périmètre autour des locaux de la Conférence dépend, en temps normal, de la Police aux Frontières, sous l'autorité du Préfet de Seine-Saint-Denis. Un décret qui permet l'extension des compétences de certaines directions de la Préfecture de police sur l'aérodrome pour la durée de l'événement est prévu afin d'assurer une meilleure cohésion de la gestion des événements et des effectifs des forces de l'ordre tant au Bourget qu'à Paris.

Le dispositif de sécurité sera organisé en trois zones . Dans la zone 1, la plus sensible, tout entrant fera l'objet d'une détection électromagnétique et les véhicules subiront un contrôle de déminage. Dans le périmètre de la zone 2, l'objectif sera d'assurer la liberté et la sécurité d'accès au site. Dans le périmètre de la zone 3, l'objectif sera de déceler tout rassemblement ou mouvement suspects.

Le nombre d'unités de forces mobiles mises à disposition de la Préfecture de police pour la gestion de l'ordre public dans le cadre de la COP 21 a été validé par le ministère de l'Intérieur.

Le dispositif de sécurité intègre différents volets (notamment gestion de l'ordre public et de la circulation, sécurisation des transports ferroviaires), ainsi qu'un concours de l'autorité militaire pour la prise en compte des points sensibles (eau, gaz, télécommunications...), en cours de finalisation, afin de concentrer la disponibilité des forces de police sur la mission de gestion de rétablissement de l'ordre public, tout en maintenant le niveau d'efficacité du plan Vigipirate.

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