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C. LE PROBLÈME NON RESOLU DE LA GESTION DES DÉCHETS

1. La Suède a opté pour le stockage souterrain de ses déchets

La Suède dispose d'un dispositif presque complet de traitement des déchets radioactifs dont la gestion revient à la société SKB, constituée par les quatre compagnies productrices d'électricité d'origine nucléaire. En effet, aux termes de la loi suédoise, les propriétaires des centrales sont responsables de la manutention et de l'évacuation sûre de tous leurs déchets radioactifs (principe de responsabilité du producteur).

Les déchets de faible et moyenne activité provenant des centrales ainsi que des hôpitaux, de l'industrie et de la recherche sont envoyés au SFR, installation de stockage définitif située sous la Baltique à 1 km de la côte dans le soubassement rocheux. Le dépôt se compose de cavités creusées dans la roche à une profondeur de 50 à 100 mètres, en différentes configurations selon le type de déchets à recevoir.

S'agissant du combustible irradié, il a été décidé de ne pas le retraiter compte tenu de la limitation du programme nucléaire aux 12 réacteurs existants. Le combustible irradié est en conséquence stocké depuis 1985 (pour quarante ans environ) dans une installation de stockage provisoire située sur le site d'Oskarshamn.

La dernière étape du programme mené actuellement par SKB et divers instituts de recherche suédois vise à réaliser un site de stockage final en grande profondeur d'ici 2005-2010. L'approche visant à confiner les déchets à haute activité en formation géologique profonde dans le socle cristallin a en effet été choisie dès le début du programme nucléaire. Un programme pour la localisation du futur site de stockage, la phase la plus sensible de la fin du cycle du combustible, a été lancé selon une procédure alliant souplesse et transparence. Des études préliminaires sont actuellement menées sur cinq sites et doivent conduire dans un délai de deux ans à la sélection de deux sites sur lesquels une analyse approfondie sera effectuée. Dans la phase ultime qui devrait avoir lieu dans 8 à 10 ans, le choix du site définitif sera opéré, après autorisation des autorités chargées de la sécurité publique, de la commune et du Gouvernement.

Enfin, pour se donner les moyens de conduire des tests à grande échelle et en milieu réel, SKB a décidé de construire un laboratoire de recherche souterrain à 450 mètres de profondeur dans la roche granitique, sous la petite île d'Äspö, tout près du site de stockage d'Oskarshamn. Ce laboratoire, achevé en 1995, n'a pas vocation à être transformé en site de stockage définitif. Les programmes y sont menés en collaboration avec des organismes de la communauté nucléaire internationale (ANDRA...).

Il convient de noter que si les Suédois émettent des doutes sur la sûreté du stockage en couches profondes (44 % des personnes interrogées pensent que le stockage en couche géologique profonde est le meilleur mode de stockage mais 40 % pensent qu'il serait sage de reculer la décision), ils font preuve d'un certain " sens civique " puisque 55 % des personnes interrogées accepteraient que leur commune soit retenue comme site de stockage final.

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