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III Le renouvellement du parc des centrales nucléaires

A) L'approche technique

En 1999 va commencer la deuxième inspection décennale d'un réacteur de 900 Mégawatts, celui du Tricastin qui, à la différence de la centrale de Fessenheim, correspond aux standards des centrales nucléaires du palier de 900 MW.

A cette occasion, un volume considérable de modifications va être introduit, mais le problème de l'arrêt ou de la poursuite de cette centrale ne sera véritablement posé que dans 10 ans.

EDF pense pouvoir tabler sur une durée de vie de 40 ans pour ces réacteurs. Cette position n'est pas expressément validée par les autorités de sûreté qui sont, et cela est leur rôle, beaucoup plus prudentes et se gardent bien de tout accord formel général.

Il est probable que l'exploitation pourra se poursuivre au-delà de 30 ans, mais votre Rapporteur estime qu'une position de principe sur cette question serait extrêmement dangereuse car les conditions de maintenance ont évolué au fil des ans et certaines centrales ont été plus sollicitées que d'autres.

D'autre part, au cours des arrêts de tranches, de nombreux composants des réacteurs ont été remplacés alors qu'au départ, cela était considéré comme non réalisable, par exemple les générateurs, les boucles primaires ou les couvercles de cuve.

B) L'approche économique

Votre Rapporteur souhaite que la croissance économique de notre pays soit la plus élevée possible. Mais une croissance économique de 2 % génère une augmentation de 1 à 1,5 % de la consommation d'électricité.

Or, l'appréciation du taux de croissance économique moyen sur les 15 ans qui viennent constitue une tâche dans laquelle ne s'aventurera pas votre Rapporteur. Il considère simplement que notre pays doit être capable de faire face à toutes les hypothèses.

Le volume d'exportation d'électricité demeure, dans un contexte de dérégulation, une inconnue très importante, mais il semble probable que les conditions financières des contrats d'exportation d'EDF soient moins favorables dans les années à venir.

En outre, la libéralisation du marché peut conduire à un accroissement des moyens de production de petite taille privés, mais extrêmement compétitifs au niveau des prix.

En tout cas, il est certain que la concurrence et l'exigence de compétitivité s'intensifieront, rendant plus problématique pour les exploitants la réalisation d'investissements dont l'ampleur implique un amortissement sur une longue période.

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