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Sur l'évolution du secteur des semi-conducteurs et ses liens avec les micro et nanotechnologies

 

ANNEXE II :

PROCÉDÉS DE FABRICATION

La chaîne générale de fabrication d'un semi-conducteur, depuis le sable qui sert à produire le silicium jusqu'à la sortie d'usine du microprocesseur assemblé, s'effectue ainsi :

La ligne de production du microprocesseur donne lieu à de très nombreuses opérations :

Les différentes opérations de lithographie, de gravure et d'implantation sont décrites ci-après :

Une fois le microprocesseur fabriqué, on procède à des opérations d'assemblage.

ÉCHELLES DU TRÈS PETIT À L'INFINIMENT PETIT

 


De 100 000 nm à 10 000 nm :

- plus petits composants micromécaniques (100 000 nm)

- diamètre d'une section de cheveu (50 000 nm)

- épaisseur d'une feuille d'aluminium alimentaire (10 000 nm)

 


De 10 000 nm à 1 000 nm :

- profondeur des gravures d'un CD : 1 500 nm

- bactéries, globules rouges

 

De 1 000 à 100 nm :

- limite inférieure d'un microscope électronique (500 nm)

- plus petites particules de poussières (500 nm)

- épaisseur de la paroi d'une bulle de savon (600 nm)

- longueur d'onde de la lumière visible (350 nm à 750 nm)

 

De 100 nm à 10 nm :

- épaisseur d'une feuille d'or (30 nm)

- plus courte onde UV (30 nm)

- macromolécules

 

De 10 nm à 1 nm :

- épaisseur d'une gouttelette d'émulsion d'une crème pour visage

- épaisseur des brins d'ADN (2,5 nm)

 


De 1 nm à moins de 0,25 nm :

- petites molécules

- diamètre d'un atome de fer (<0,25 nm)

Depuis plus de trente ans, la microélectronique a porté une grande part de la croissance de l'économie mondiale ; elle a irrigué notre quotidien d'objets nouveaux : ordinateurs, téléphones portables, lecteurs de DVD, etc., qui ont profondément modifié nos usages sociaux.

Les microsystèmes qui y sont, dès à présent, associés et les futurs nanosystèmes vont encore accroître le rôle de ce secteur.

Il s'agit donc d'une chance à saisir.

Dans la compétition mondiale qui s'annonce sur ces marchés essentiels, les principaux concurrents de la France et de l'Europe font preuve d'un volontarisme d'État qui contraste avec la timidité de nos propres réponses.

C'est pourquoi Claude Saunier, tirant les leçons du constat effectué dans cette étude, avance des propositions permettant de soutenir nos filières de haute technologie, dont dépend, en définitive, notre avenir économique.