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III. LA MONTÉE DES TENSIONS

Jusqu'à présent, la diversité des choix d'organisation et du contexte des footballs en Europe n'ont eu que des conséquences limitées sur le modèle traditionnel. Cependant, les tensions engendrées par l'avènement du fait commercial dans le football, tel qu'il se déroule actuellement, soumettent ce modèle à des pressions très fortes. On peut ainsi estimer que les contradictions aujourd'hui observables ne sont pas soutenables à terme.

A. FAITS STYLISÉS

Dans le contexte d'une nette globalisation du secteur, la segmentation des positions occupées par les différents espaces nationaux, par les clubs au sein de ces espaces, et, du coup, par les clubs au niveau global, est à l'oeuvre partout.

Si cette différenciation est plus ou moins forte selon les modalités d'organisations financières de chacun des footballs européens, elle aboutit pourtant à l'émergence d'une «élite » financière qui traduit l'existence de phénomènes de suprématie dans le secteur. Les clubs concernés peuvent ainsi chercher à tirer parti plus que les autres de la globalisation.

Toutefois, il est essentiel de relever que cette situation s'accompagne, dans les faits, de profonds déséquilibres économiques, dont l'ampleur est particulièrement grande pour les clubs de l'élite, mais qui se propagent à l'ensemble du secteur.

En réponse à ces déséquilibres, sont apparus des projets dont la mise en oeuvre viendrait bouleverser les conditions actuelles de fonctionnement du football européen.

1. Dans un contexte de globalisation du secteur, une nette différenciation des positions

a) La constitution d'une « élite » financière européenne et ses effets
(1) Une « élite des ressources »

Une élite financière des clubs de football européen s'est constituée. Elle correspond aux clubs dominant, non seulement les compétitions européennes, mais également les marchés sur lesquels les clubs de football agissent (le marché des « droits-télé », le marché des droits dérivés, le marché des joueurs, le marché boursier parfois...).

Le chiffre d'affaires des 10 premiers clubs européens représente 30 % du chiffre d'affaires des clubs des cinq « grands pays de football ». Le groupe des 20 premiers clubs totalise près de la moitié de ce total.

La comparaison des deux tableaux ci-après rend compte de l'existence d'une hiérarchie financière des clubs européens, relativement stable. Les mêmes clubs se détachent d'une période à l'autre.

Les clubs professionnels à plus gros budgets en 1998-1999

Europe (football)*

Budget

Etats-Unis*

Sport

Budget

1. Manchester United

880

1. New York Yankees

base-ball

926

2. Real Madrid

725

2. Baltimore Orioles

base-ball

902

3. Bayern Munich

650

3. Cleveland Indians

base-ball

899

4. Juventus Turin

550

4. Atlanta Braves

base-ball

801

5. Newcastle United

490

5. Dallas Cowboys

foot US

790

6. FC Barcelone

485

6. Colorado Rockies

base-ball

781

7. Milan AC

485

7. Chicago Bulls

basket

751

8. Inter Milan

480

8. New York Knicks

basket

735

9. Chelsea

475

9. Washington Redskins

foot US

718

10. Liverpool

455

10. Miami Dolphins

foot US

690

15. Paris-Saint-Germain

330

33. Detroit Red Wings

hockey

536

* Budgets en millions de francs (arrondis pour les clubs européens).

Les 20 clubs européens les plus riches

(Recettes portant sur la saison 2002-2003, en millions d'euros)

1

Manchester United (ANG)

251,4

2

Juventus (ITA)

218,3

3

Milan AC (ITA)

200,2

4

Real Madrid (ESP)

192,6

5

Bayern Munich (ALL)

162,7

6

Inter Milan (ITA)

162,4

7

Arsenal (ANG)

149,6

8

Liverpool (ANG)

149,4

9

Newcastle (ANG)

138,9

10

Chelsea (ANG)

133,8

11

AS Rome (ITA)

132,4

12

Borussia Dortmund (ALL)

124

13

FC Barcelone (ESP)

123,4

14

Schalke 04 (ALL)

118,6

15

Tottenham (ANG)

95,6

16

Leeds (ANG)

92

17

Lazio Rome (ITA)

88,9

18

Celtic Glasgow (ECO)

87

19

Lyon (FRA)

84,3

20

Valence CF (ESP)

80,5

Source : Deloitte et Touche

Le premier tableau, qui mentionne les clubs sportifs américains les plus riches, montre aussi que les clubs de football européens concernés par ce classement ne sont pas très éloignés, en termes de budget, des clubs américains.

On observe que le poids financier des clubs les plus riches (les dix premiers) s'est significativement accru entre les deux dates relevées. Il a plus que doublé, passant de 5,6 à 11,5 milliards de francs.

Cette « élite des ressources » est constituée par des clubs ayant pleinement adopté le modèle de financement « Médias-Magnats-Marketing-Marchés-Global » exposé dans la première partie du présent rapport. Si, pour chacun des clubs, les différents ingrédients du modèle sont présents selon des proportions différentes, tous ont pour trait commun l'objectif d'accéder à l'ensemble des gisements de ressources évoquées et d'y occuper la meilleure place. Autrement dit, la coexistence de stratégies de plus en plus globalisées doit être relevée.

(2) Ses effets

Longtemps activité purement nationale, ponctuée par de rares rencontres internationales et l'existence de compétitions européennes dont l'intérêt sportif l'emportait de loin sur la dimension financière, le football a connu une mutation vers une activité dont le champ pertinent est désormais dual. Certes, les compétitions nationales en constituent toujours un aspect essentiel. Toutefois, l'importance économique de la dimension européenne a pris une ampleur considérable. Elle provient de l'ampleur des recettes qu'engendrent les compétitions européennes, en particulier La Ligue des Champions, mais aussi, plus largement, de l'européanisation des marchés sur lesquels agit le football professionnel. Les effets de cette globalisation ne peuvent être appréciés indépendamment de l'existence d'une forte segmentation des acteurs.

Le paysage du football européen est considérablement marqué par cette double réalité. A l'image du marché des joueurs, le panorama des clubs est très nettement segmenté. Des « clubs stars » sont apparus, qui accaparent déjà une fraction considérable des ressources disponibles. Leur puissance financière, et sans aucun doute parfois aussi leur puissance politique, confèrent à leurs dispositions une influence considérable sur les différents marchés sur lesquels ils interviennent. Les effets de leurs décisions se transmettent à l'ensemble des autres acteurs qui sont présents sur ces marchés.

(a) Le marché du travail

Il en va ainsi tout particulièrement du marché du travail où leur contribution à l'augmentation des salaires des joueurs est très sensible, et où ils sont en mesure d'exclure les autres clubs de l'accès aux meilleurs joueurs, dans un marché dont les frontières ont disparu.

Sur le premier point, compte tenu des phénomènes de contagion des dynamiques salariales entre les différents segments du marché du travail, ils contribuent à hausser le prix de l'ensemble des joueurs. Les coûts du travail supportés par les clubs s'en trouvent accrus. Cet enchaînement touche avec une particulière intensité les clubs concurrents qui évoluent dans leurs catégories au sein des différents espaces nationaux

Comme les contraintes financières varient, cette concurrence inégale est à l'origine de déséquilibres sportifs mais aussi financiers dont le dosage dépend de la plus ou moins grande aversion au risque financier des clubs concernés.

Sur le second point, la déréglementation du marché du travail, combinée à l'existence d'une nette différenciation financière, a été une source de déséquilibres

Conséquence directe de l'arrêt Bosman, le nombre de joueurs étrangers évoluant dans les championnats nationaux a considérablement augmenté, ce dont témoigne l'évolution du pourcentage d'étrangers dans le total des joueurs des championnats de première division des cinq grands pays de football.

 

% d'étrangers parmi les joueurs de D1 en 2000/2001

% d'étrangers parmi les joueurs de D1 en 1995/1996

Allemagne

43 % (33 % hors UE)

27 %

Angleterre

48 % (31 % hors UE)

34 %

Espagne

33 % (26 % hors UE)

26,6 %

France

31 % (23 % hors UE)

18 %

Italie

33 % (24 % hors UE)

17 %

L'augmentation a été particulièrement marquée en Allemagne et en Italie. Elle a été plus modérée en France et en Angleterre et, malgré le retentissement de certaines opérations, plutôt modeste en Espagne, qui partait d'un haut niveau.

Ces tendances pourraient s'accentuer considérablement dès lors que la jurisprudence Malaja du 30 décembre 2002, confirmée par la Cour Européenne de Justice dans sa décision Kolpak s'appliquerait effectivement à l'ensemble des Etats ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique).

On rappelle que l'Union Européenne ayant conclu avec ces Etats l'accord de coopération de Cotonou prévoyant l'interdiction de la discrimination en raison de la nationalité s'agissant des conditions de travail, les sportifs originaires des 77 pays concernés sont susceptibles d'être assimilés aux sportifs communautaires.

De la même façon, il faut prendre en compte les effets de l'élargissement de l'Union Européenne.

Ces évolutions juridiques pourraient conduire à remettre en cause les systèmes « d'immigration sélective » adoptés dans différents pays à l'égard des joueurs non communautaires.


L'accès des non communautaires au marché
des joueurs de football professionnel

Certains pays européens ont mis en place des systèmes de contrôle assez stricts de l'emploi des footballeurs professionnels d'origine extracommunautaire.

Ces systèmes, assimilables à des mécanismes d'immigration sélective, appellent, en tant que tels, une brève présentation.

Ils sont fortement fragilisés par les évolutions juridiques mentionnées ci-dessus.

Ainsi, en Angleterre, depuis la saison 1999/2000, il existe un système d'autorisation de travail qui est fondé sur un certain nombre de critères que le joueur étranger doit remplir pour jouer dans un club professionnel anglais appartenant aux quatre premières divisions. Ces critères sont présentés dans une circulaire ministérielle dont le contenu a été négocié entre les partenaires sociaux (ministères compétents, Fédération anglaise, la Premiere League, la Ligue de football et le syndicat des joueurs PFA).

Conditions pour obtenir le permis de travail en Angleterre et en Ecosse :

Les joueurs extracommunautaires doivent obtenir un permis de travail. C'est le club ou ses représentants, et non le joueur, qui est admis à demander le permis de travail.

Les permis de travail ne sont délivrés que « pour les joueurs de haut niveau international susceptibles de contribuer à l'amélioration du football britannique à son plus haut niveau ». Deux critères précisent cette notion :

- Le joueur doit avoir évolué en équipe nationale de son pays dans au moins 75 % des matches de compétitions officielles pour lesquels il a été sélectionné au cours des deux dernières années précédant la demande,

- et, cumulativement, le rang de l'équipe nationale du pays du joueur doit avoir figuré parmi les 70 premières équipes du classement FIFA durant les deux dernières années précédant l'autorisation de travail.

Ces critères sont, malgré tout, plus souples que ceux jusqu'ici en vigueur, notamment en ce que, auparavant :

- les clubs devaient fournir la preuve qu'ils avaient fait tous les efforts possibles pour recruter sur le marché de l'emploi des joueurs ressortissants du Royaume-Uni ou de l'espace économique européen,

- le salaire proposé devait respecter le niveau moyen des salaires pratiqués sur le marché de l'emploi des footballeurs,

- les restrictions portant sur les critères du permis de travail étaient renforcées par l'existence de quotas de nationalités pour les joueurs bénéficiant d'un permis de travail ; une équipe de Premiere League anglaise ne pouvait jouer avec plus de 3 joueurs bénéficiant d'un permis de travail.

En Espagne,

suite à un accord sur le nombre d'étrangers non communautaires et leurs modalités d'accès à l'emploi sur le territoire espagnol, les partenaires sociaux et le Ministère des Sports (« el Consejo Superior de Deportes ») se sont entendus pour réduire considérablement la venue de joueurs extracommunautaires dans les clubs espagnols selon un protocole dégressif d'année en année.

L'accord qui a été entériné par un décret royal du 17 juillet 1999 donne compétence à chaque fédération d'édicter un règlement limitant l'accès à l'emploi de ressortissants non communautaires en collaboration avec les partenaires sociaux de la branche.

Outre le quota de joueurs autorisés en première division et deuxième division (6 dans l'effectif et 4 sur le terrain), le décret royal donne compétence aux fédérations, sur consultations des partenaires sociaux, de déterminer le nombre de salariés autorisés à rentrer sur le territoire pour y exercer une profession sportive.

En Italie,

de nouvelles mesures législatives ont été adoptées. La loi L. 189/2002 dispose : « Pour le bien national et l'activité culturelle, sur proposition du CONI, le ministre de l'intérieur, du travail et de la politique sociale détermine et limite la venue de sportifs professionnels sur le territoire national et donne pouvoir aux fédérations sportives d'imposer des restrictions dans ce domaine ».

Suite à cette modification législative, la Fédération italienne de football a pris une mesure réglementaire limitant l'entrée de joueurs extra-communautaires à un seul joueur professionnel non communautaire par club de football professionnel.

Dans les autres pays européens,

une obligation d'un salaire minimal est le plus souvent posée. Ainsi en va-t-il :

- aux Pays-Bas,

- en Belgique,

- et en Suède.

Le contexte actuel est ainsi marqué par l'existence de mécanismes de protection des marchés du travail nationaux. Mais, il est profondément remis en cause par les tendances juridiques à l'oeuvre.

La globalisation du marché du travail des footballeurs professionnels pourrait encore s'accentuer si aucune mesure n'était prise pour la maîtriser.

On peut en redouter une altération de « l'identité sportive » plus profonde encore que celle qui est déjà très largement entamée et qui prend d'ores et déjà essentiellement trois visages :

- la constitution d'équipes de clubs « babelisées » ;

- une rupture de l'équilibre sportif par concentration des « meilleurs » joueurs dans quelques très grands clubs appartenant aux championnats les plus richement dotés ;

- l'accentuation des phénomènes de contagion des coûts. De la globalisation du marché du travail il résulte en effet que la formation des prix des joueurs est désormais étroitement influencée par des mécanismes dont les intervenants nationaux ne sont plus les seuls responsables. La concurrence pour attirer les meilleurs joueurs s'étant renforcée et étant devenue pleinement européenne, les dérapages observés dans certains contextes nationaux ont désormais toutes chances de se transmettre aux espaces voisins concurrents.

A l'avenir, une évolution supplémentaire pourrait prendre une réelle ampleur : la délocalisation de la formation des joueurs hors de l'espace européen.

Cette dimension est déjà prise en compte par les clubs. De nombreuses organisations ont mis en place des centres de recrutement ou de formation dans les pays en développement, d'Afrique notamment, où les coûts de formation sont très bas, et où l'activité de ces centres n'est pas encadrée. En particulier, il n'y existe souvent pas d'obligations de formation alternée et l'échec des apprentis-joueurs y apparaît sans recours.

(b) Les autres marchés

Face à la globalisation des enjeux financiers, les positions sont fortement disparates.

La dimension du football est désormais duale. Les clubs agissent toujours dans leurs cadres nationaux mais certains d'entre eux prennent totalement en compte, dans leurs stratégies, une dimension européenne qui, de ce fait même, tend à influer sur les positions de tous. Enfin, l'internationalisation du football, déjà très avancée, pourrait se renforcer encore à l'avenir. Si tel était le cas, les clubs devraient relever le défi de participer pleinement à ce processus.

(i) Les retombées financières des compétitions européennes

Les versements de l'UEFA aux clubs prenant part à la Ligue des champions ont atteint, pour la saison 2000-2001, la somme de 730 millions de francs suisses (496 millions d'euros ; 3,2 milliards de francs). Cette somme représente un peu plus que le montant offert par Canal Plus, lors du dernier appel d'offres de la Ligue de football, pour retransmettre en exclusivité le championnat de France de Ligue 1.

Elle faisait alors de la Ligue des champions la deuxième compétition la mieux commercialisée d'Europe auprès des télévisions, après le championnat anglais de Première league (5,9 milliards de francs).

Ainsi, la Ligue des Champions exerce une forte attractivité sur les clubs du sommet des différentes élites européennes et tend à polariser leurs stratégies.

En outre, comme on l'a indiqué et avant de l'exposer en détail, on peut relever que le système selon lequel la compétition est organisée et celui de distribution des produits aux différents clubs alimentent la concentration des revenus sur certains clubs. Ils amplifient les avantages compétitifs dont sont déjà largement dotés, au départ, les clubs participants et renforcent les importantes inégalités existant entre ceux-ci.

(ii) Des stratégies commerciales de plus en plus globalisées

L'européanisation du football est moins aboutie dans sa dimension « culturelle ». Les publics, attachés à la formation locale, restent également marqués par l'appartenance nationale des équipes et par la composante nationale des compétitions. Toutefois, le prestige de certaines d'entre elles, et de certains clubs, tend à dépasser les frontières.

Il en va ainsi pour les compétitions organisées par l'UEFA. Même si, actuellement, en dépit de leur audience, elle laisse toute leur place aux compétitions nationales, certains projets de ligue européenne avec un championnat européen des clubs existent qui, s'ils devaient se concrétiser, provoqueraient la marginalisation des compétitions nationales, et, avec elle, la précarisation d'un grand nombre de clubs.

Les « gains de notoriété internationale » correspondent aussi à une stratégie commerciale visant à élargir l'assise des chiffres d'affaires des clubs (ou des championnats) qui s'y livrent. Dans cette perspective, la présence de joueurs étrangers populaires représente un atout qui permet d'augmenter auprès des pays dont ils proviennent la notoriété des clubs et compétitions où ils évoluent.

La commercialisation des produits dérivés d'un club comme Manchester United, très populaire en Asie, tout comme le Real Madrid, ou du championnat anglais, dont la récente acquisition par le bouquet TPS (regroupant les groupes français TF1 et M6) est significative, témoignent d'un mouvement de globalisation qui pourrait se renforcer à l'avenir pour devenir une variable structurante de l'économie du football professionnel.

Si un tel processus devait s'amplifier, le défi à relever consisterait, pour les clubs, à y participer pleinement, ce qui ne serait possible qu'au prix de l'obtention d'un statut international. Celui-ci serait vraisemblablement réservé aux clubs les plus prestigieux, c'est-à-dire ayant acquis, par leur succès ou par la notoriété de leurs joueurs, une renommée marchandable hors de leurs frontières.

Cette influence individuelle des clubs est compensée, mais très inégalement selon les pays, par les conditions de partage des gains commerciaux résultant de la commercialisation des compétitions.

Dans certains championnats, les recettes commerciales collectives à la hausse desquelles leur notoriété apporte une forte dynamique sont réparties de façon assez solidaire pour que leur domination n'écrase pas les concurrents et, même, pour qu'elle nourrisse un cercle vertueux permettant le développement d'autres clubs puissants. Le tableau cité plus haut en témoigne pour le Royaume-Uni.

Dans d'autres championnats, tel n'est pas le cas, soit que la répartition des recettes commerciales y soit fortement inégalitaire (Italie et Espagne), soit qu'elle porte sur des sommes réduites.

En toute hypothèse, ce facteur d'atténuation des disparités entre clubs s'arrête aux frontières des championnats nationaux alors que l'impact de la domination des clubs les plus puissants n'a, lui, pas de frontières.

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