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Flotte aérienne de la sécurité civile

 

2. Le renouvellement de la flotte d'avions : renforcer la coopération européenne

Le renouvellement des avions est à horizon lointain, notamment depuis le lancement de l'opération « plan 2020 » pour la flotte de Tracker et le lancement de l'expérimentation Dash. Il convient d'attendre la fin de celle-ci pour envisager le choix des futurs appareils, d'autant que la flotte de Canadair est d'acquisition encore récente.

Plusieurs réflexions pourraient cependant être engagées dès à présent. En effet, en 2020, les 9 Tracker devront être mis hors service, ainsi qu'une grande partie des Canadair.

a) Le choix technologique : quel avion pour remplacer les Canadair ?

Le coût du Canadair, avion « unique » et conçu a très peu d'exemplaires, a conduit certains concurrents à envisager des solutions de remplacement.

A ce titre, il convient de citer deux projets actuellement à l'étude, mais qui ne présentent pas encore toutes les garanties :

- l'avion amphibie Beriev Be-200, qui serait conçu par un consortium formé par la société russe IRKUT et l'avionneur européen EADS, aurait une capacité de largage de 12 tonnes d'eau, soit le double du Canadair. Cependant, ses spécifications techniques, et notamment la puissance de ses réacteurs, ne le rendraient pas encore prêt pour les conditions de vol « extrême » imposées aux avions bombardiers d'eau, et son coût d'acquisition reste inconnu ;

- l'Hercule C-130, avion de transport tactique motorisé, construit depuis 1955 à plus de 2.000 exemplaires, pourraient être reconfiguré en version « bombardier d'eau », comme cela a été fait aux Etats-Unis. Il emporte également 12 tonnes d'eau et est deux fois plus rapide que le Canadair, mais pose la question de son adaptation à ce type de mission, de son coût, et du nombre d'appareils d'occasion qui serait susceptibles d'être acquis, le marché de l'occasion pour cet appareil étant très réduit .

Si aucune solution évidente ne s'impose actuellement, votre rapporteur spécial tient néanmoins à attirer l'attention sur la nécessité de mener très en amont une réflexion sur le remplacement de la flotte. En effet, à l'horizon 2020, il faudra être en mesure de renouveler une grande partie des avions, ce qui suppose de prévoir longtemps à l'avance les crédits, et de disposer d'appareils adaptés.

Dans ce cadre, il serait pertinent d'inscrire cette démarche dans un cadre européen, par exemple en incitant les constructeurs à présenter des aéronefs adaptés à ce type de mission.