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Opérations de contrôle budgétaire effectuées en Afrique australe et en Asie du Sud-Est

 

TROISIÈME PARTIE - MOZAMBIQUE

Principales données socio-économiques en 2005-2006

Population

19,8 millions

Densité

26 habitants / km2

Taux de croissance démographique (PNUD)

1,8 %

Espérance de vie (PNUD 2006)

41,6 ans

Taux d'alphabétisation (PNUD 2006)

55 %

Indice de développement humain (PNUD 2006)

168e sur 177

PIB / habitant (estimation OCDE 2006)

313 $

Taux de croissance du PIB (2006)

8 %

Taux d'inflation (2006)

8,1 %

Balance commerciale (2006)

- 700 millions $

Solde exportations / importations françaises

500.000 €

Communauté française (2006)

320 personnes

APD française (2005)

25,8 millions €

Source : ministère des affaires étrangères

I. ÉLEMENTS DE CONTEXTE ÉCONOMIQUE

A. UN PAYS PAUVRE MAIS OUVERT ET EN CROISSANCE

Après une guerre de 16 ans (1976-1992), la stabilité politique et le progrès économique sont allés de pair, encouragés par la communauté internationale. Le fort potentiel agricole du pays, où de nombreuses terres arables restent disponibles, ses richesses naturelles (hydroélectricité, gaz, charbon) de nouveau exploitées, la réhabilitation ou la création d'établissements industriels, la renaissance progressive des échanges commerciaux par les corridors naturels permettent d'envisager avec un certain optimisme le développement économique du pays dans la durée.

Néanmoins en dépit d'un taux de croissance élevé du PIB (+ 8,5 % en moyenne depuis 1995) et d'une inflation maîtrisée, l'économie du Mozambique reste fortement tributaire de l'aide internationale, qui couvre 50 % du budget de l'Etat.

En effet, le Mozambique est l'un des premiers pays bénéficiaires d'APD parmi les pays d'Afrique sub-saharienne mais figure toutefois parmi les pays les plus avancés en matière d'harmonisation et de modernisation de cette aide. Les abandons de créances successifs (dette externe ramenée de 8,3 milliards de dollars en 1998 à 966 millions de dollars en 2002), dans le cadre de l'Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (IPPTE), dont le Mozambique a atteint le point d'achèvement le 25 septembre 2001, jouent un rôle déterminant dans le redressement du pays.

L'activité économique est portée principalement par les secteurs de la construction et des transports et les bonnes performances de l'agriculture (sucre, coprah, noix de cajou, thé, coton), qui représente plus de 21 % du PIB et occupe encore 60 % de la population. Le gouvernement a adopté en 2006 son 2e plan d'action contre la pauvreté absolue, le PARPA (valant cadre stratégique de lutte contre la pauvreté à l'égard des institutions financières internationales), actualisé en 2006 avec le PARPA II, dont un des objectifs est de faire passer la population agricole de 54 % à 45 % en 2009.

Au-delà du PARPA, une réflexion stratégique à l'horizon 2025 a été adoptée. Le plan quinquennal du gouvernement définit également les politiques à moyen terme, et le Mozambique a élaboré des programmes assortis de plans de dépenses dans 3 secteurs : santé, développement rural et éducation.

D'une manière générale, le Mozambique joue avec constance la carte de l'union africaine, s'efforçant de promouvoir les positions communes à l'ensemble du continent dans les négociations internationales. Pour des raisons géographiques, économiques et historiques (amitié ancienne entre les deux partis au pouvoir, le FRELIMO et l'ANC), l'Afrique du Sud est le principal partenaire du Mozambique.

Outre leur appartenance commune à la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), les deux pays sont tous deux membres du Commonwealth (depuis 1995) et les présidents Thabo Mbeki et Armando Guebuza partagent une large communauté de vues sur les questions africaines. L'Afrique du Sud est de loin le premier investisseur au Mozambique, avec plus de 200 sociétés présentes. La Chine, qui avait noué des liens privilégiés avec le FRELIMO dès l'époque de la guerre civile, accroît actuellement ses investissements dans de nombreux secteurs (transports, agriculture, BTP, exploration minière et pétrolière).